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Vente aux enchères Editions : le Jeudi 12 Mars 2020 avec la maison de ventes Piasa

19 février 2020
Marie

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Vente aux enchères Editions : le Jeudi 12 Mars 2020 avec la maison de ventes Piasa

Dans le cadre de sa première vacation de l’année, le département Éditions de la maison de vente aux enchères PIASA présente le jeudi 12 mars 2020 une sélection d’artistes parmi les plus significatifs de la seconde moitié du XXe siècle.

Centrée sur la France et les États-Unis, cette vente propose un audacieux focus sur la scène asiatique, ici incarnée par la japonaise Yayoi Kusama, le chinois Yue Minjun ou la jeune malaisienne Red Hong Yi. Ce dynamisme créatif contemporain accompagne un marché en plein essor. Leurs œuvres rendent manifeste le dialogue continue que la culture extrême orientale entretient avec l’occident ainsi que le savoureux échanges iconographiques.

Après le succès de la dernière vacation du département au cours de laquelle une sérigraphie d’après Jean-Michel Basquiat s’est vendu 91 000 euros, la sélection accorde une place de choix aux artistes américains avec notamment deux œuvres d’après Basquiat, un tapis d’après Mark Rothko, ainsi qu’Alex Katz.

La richesse et la diversité de cette sélection illustre, une fois de plus, la solidité du réseau de collectionneurs tant français qu’internationaux que la maison de vente parisienne a su développer.

Par-delà les figures incontournables de l’art moderne, dont Pablo Picasso, Marcel Duchamp ou encore Niki de Saint Phalle et Pierre Soulages, la nouvelle génération est mise à l’honneur avec notamment des œuvres de la plasticienne française François Pétrovitch.

Mark Rothko /

 

Excroissance visible du mysticisme qui influencera l’artiste sa vie durant, l’œuvre de Mark Rothko constitue une alternative remarquable à la peinture gestuelle très en vogue dans le New-York de l’immédiate après-guerre. Bien avant qu’il n’anglicise son véritable patronyme « Marcus Rothkowitz » au moment où éclate le second conflit mondial, l’artiste, né en 1903 aux confins occidentaux d’un Empire Russe sur le point de disparaître dans les remous de l’Histoire.

Ce n’est qu’au début des années 1950, notamment grâce aux achats du collectionneurs américain Duncan Phillips, que sa carrière connaît ses premiers succès. Délestée du souci mimétique, la couleur employée par Rothko est appelée à se propager dans l’espace en intégrant, de fait, le spectateur.

La tapisserie en laine d’après une œuvre réalisée par l’artiste en 1968 a été éditée à seulement huit exemplaires. Ses dimensions très imposantes coïncident avec le souci de l’artiste de proposer des expériences visuelles sur une échelle monumentale.

Pablo Picasso /

 

Au lendemain de la seconde guerre mondiale Pablo Picasso approche les 70 ans. D’une densité et d’une diversité sans doute inégalées au cours du XXe siècle, son Œuvre occupe déjà les cimaises des musées les plus emblématiques et a fait l’objet de très nombreuses expositions. Il est au faîte de sa gloire.

Les atrocités qui endeuillent le milieu du XXe siècle marquent profondément l’artiste et constituent un tournant dans la fonction qu’il assigne à son travail. L’engagement pacifique de Picasso devient central à partir du déclenchement de la guerre d’Espagne en 1936.

Cette colombe est probablement inspirée par les pigeons blancs qu’il gardait en cage dans son atelier. Mais l’animal n’a pas attendu la factieuse virtuosité du maître andalou pour devenir un symbole. Image de l’Esprit Saint dans la peinture médiévale puis renaissante, il est celui par qui l’espoir arrive après le funeste épisode du Déluge. L’oiseau vient s’ajouter au bestiaire déjà très important qui peuple les tableaux de Picasso.

d’après une œuvre réalisée par l’artiste en 1968 a été éditée à seulement huit exemplaires. Ses dimensions très imposantes coïncident avec le souci de l’artiste de proposer des expériences visuelles sur une échelle monumentale.

 

Marcel Duchamp /

L’artiste suit pendant un an des cours à l’académie Julian. Après quelques publications et expositions de ses dessins et de ses caricatures, le jeune homme présente ses premiers tableaux au Salon d’automne en 1908 puis au Salon des indépendants l’année suivante.

La Mariée mise à nu par ses célibataires, même, une œuvre réalisée à New-York entre 1912 et 1923 est composée de deux panneaux de verre assemblés, peints pour partie à l’huile, et comprenant, entre autres, des inserts en plomb et de la poussière. Exposée au Musée de Brooklyn en 1926, l’œuvre est emballée dans une caisse en bois pour être livrée à la personne qui l’acheta. En l’ouvrant dix ans plus tard, il constate le bris des panneaux de verre. L’artiste décide de conserver les brisures et d’assembler les fragments dans des plaques de verre plus épaisses. Si l’œuvre est aujourd’hui conservée au Philadelphia Museum of Art, les 93 documents explicatifs (notes, schémas, dessins) sont publiés en 1934 sous le titre de Boîte verte. Ils constituent une partie intégrante de l’œuvre.

Édité à 300 copies, l’ouvrage est une reproduction intégrale de ses notes écrites sur des bouts de papiers, en respectant le format, les encres de couleur, les ratures et les corrections.

Celui qu’André Breton qualifiait d’ « homme le plus intelligent du siècle », jeta ainsi les bases de l’art conceptuel en hissant l’idée au même rang de leur manifestation plastique.

 

Marcel Duchamp (1887-1968)

La mariée mise à nu par ses célibataires même – Boite verte

Paris, Editions Rrose Selavy, 1934

Boite-coffret In4., recouvert de suédine verte, le premier plat titré en pointillés blanc

Exemplaire complet de ses 94 reproductions en fac-similé et phototypie sur différents papiers, des années 1911 à 1915, numéroté “257/300” au stylo rouge, 33,3 x 28,5 cm

Estimation : 20 000 / 30 000 euros

Françoise Petrovitch /

 

Si pendant longtemps Françoise Petrovitch s’est principalement exprimée par le biais de la peinture et du dessin, son itinéraire plastique l’a poussée à explorer d’autres techniques comme, à partir du début des années 2000, la céramique, la gravure et même la vidéo.

Au fils des années, le thème de l’intime se distingue des autres et apparaît au centre de ses œuvres. Les personnages qui peuplent ces espaces sont souvent des êtres situés à la frontière entre l’enfance et l’âge adulte. Symbole polysémique de la fragilité et de l’innocence, l’enfance permet à l’artiste d’évoquer les failles humaines sondées, sans relâche, de façon éminemment émouvante.

Comme en témoigne la présente sérigraphie éditée en 12 exemplaires par Bernard Chauveau et mesurant 2 mètres sur 4, l’artiste privilégie des formats très imposants. Ainsi, l’expérience qu’elle propose aux spectateurs se veut immersive. Réalisée initialement à l’aquarelle, cette œuvre a été imprimée sur papier Canson. Par la suite, l’ensemble des animaux a été ajouté en sérigraphie en variant les couleurs et emplacements.

Depuis la fin des années 1990, le travail de Françoise Petrovitch a fait l’objet de plusieurs expositions d’envergure comme en 2008 au Musée d’Art Moderne de Saint-Étienne ou en 2011 au Musée de la Chasse et de la Nature à Paris.

Dionyssopoulos Pavlos /

Né en 1930 à Filiatra, un petit port de pêche grec coincé entre les champs et l’Adriatique, Dionyssopoulos Pavlos tourne le dos à l’architecture et intègre, dans l’immédiate après-guerre, l’École des Beaux-Arts d’Athènes. Une bourse d’étude de l’ambassade de France lui permet de poursuivre ses études à Paris. La ville est à l’époque le théâtre du Vide d’Yves Klein, du Plein d’Arman, de la consécration de Jean Tinguely et de l’émergence des Nouveaux Réalistes. Aux comptoirs des cafés germanopratins, il fait la connaissance des sculpteurs Giacometti, César et Calder.

Participant au salon des Réalités Nouvelles en 1963, Pavlos est repéré par le critique Pierre Restany qui lui propose d’exposer, l’année suivante, en marge de la Biennale de Venise. Cette rencontre, la plus importante de sa carrière à en croire l’artiste, lui ouvre des horizons nouveaux.

A la frontière du Pop Art, l’œuvre de Pavlos rencontre un certain succès lors de sa première présentation américaine, à la Fischbach Gallery à New-York en 1967. Le début des années 1970 est marqué par une série d’installations en papier, dont un ensemble de 26 arbres (La Forêt), présentées dans le cadre de la première rétrospective de l’artiste à Hanovre.

Électron libre, Pavlos fut un artisan du rapprochement entre l’art et la vie, l’œuvre et son public. Contempteur d’une culture momifiant l’art, il ambitionne d’infléchir le regard du spectateur afin de faire émerger à sa conscience un monde nouveau.

Miquel Barceló /

L’artiste passa les premières années de son existence dans la petite localité de Felanitx située sur la côte sud d’une des îles des Baléares. Sensibilisé à l’art par sa mère, peintre de paysage, le jeune homme, à peine diplômé de l’école des Arts décoratifs de Palma de Majorque, se rend à Paris en 1973. Il y découvre l’Art Brut et l’Art Informel ainsi que des personnalités tels que Jean Dubuffet, Antoni Tàpies, ou encore Jean Fautrier dont l’influence marquera en profondeur ses toiles. La fin des années 1970 est pour lui synonyme d’engagement social, artistique et politique contre le régime du général Franco.

Sans cesse en mouvement, c’est à New York que l’artiste pose un temps ses valises le temps de rencontrer Andy Warhol par l’intermédiaire de Jean-Michel Basquiat. Il réalise sa première exposition individuelle dans la galerie de Leo Castelli, véritable épicentre du marché de l’art d’outre-Atlantique. Proche de l’esthétique d’un Anselm Kiefer, Miquel Barceló en expérimentant des techniques comme le dessin, l’aquarelle, la peinture mais également la poterie, la sculpture et la réalisation de décors et de costumes de scènes, est parvenu à mettre au monde une Œuvre protéiforme.

Miquel Barcelo (Né en 1957)

Nature morte – 1987

Carborundum, eau-forte et aquatinte en couleurs, signée et numérotée 1/16

Imprimée par l’Atelier Pasnic, Paris

(F) : 56 x 76 cm

Estimation : 3 000 / 5 000 euros

Yayoi Kusama /

La rigidité des carcans que son école décide l’artiste à se tourner vers l’art occidental. Malgré le succès de plusieurs expositions au début des années 1950, d’abord à Matsumoto puis à Tokyo, Yayoi Kusama part pour les États-Unis en 1957 et s’installe à New-York un an plus tard. La présentation de sa série « Infinity Nets » à la galerie Brata en 1959 constitue une étape importante. Convertissant ses névroses en source d’inspiration, sa démarche peut aisément être rapproché de l’art-thérapie. Ces œuvres abstraites couvertes d’innombrables coups de pinceau sont fortement influencées par les visions hallucinatoires qu’elle avait connues étant enfant. Comme autant de motifs psychédéliques, les taches et les pois y sont omniprésent.

Au contact avec la scène artistique new-yorkaise (Jasper Johns, Yves Klein, Piero Manzoni, Claes Oldenburg ou encore Andy Warhol), elle se liera d’amitié avec Donald Judd qui deviendra, à partir de 1961, son voisin d’atelier. A cette période elle réalise un grand nombre de sculptures et d’accumulations.

Gravitant autour de la notion d’autoreprésentation, Yayoi Kusama expérimente assez naturellement le happening et la performance comme en 1966 avec « 14th Street Happening » au cours duquel l’artiste s’allongeait sur un matelas recouvert de formes phalliques protubérantes, elles aussi ornées de pois.

Détentrice en 2014 du record de l’œuvre la plus chère d’une artiste vivante (7,1 millions de dollars), Yayoi Kusama s’est progressivement hissée au rang de figure incontournable de la scène nippone.

ƒ Yayoi Kusama (née en 1929)

Pumpkins, (ensemble de 5) – 2002

Ensemble de 5 céramiques de Limoges émaillées en couleurs

Chaque sculpture signée du tampon sous la base et numérotée /130

Porte également le tampon Limoges, France sous la base

Publié par FMR Trading, Hirakata, Japan

Chaque citrouille présentée dans sa boite d’origine

(D) de chaque sculpture : 8,9 x 7,6 x 7,6 cm

Estimation : 35 000 / 45 000 euros

Zao Wou-Ki /

Ainé de sept enfants, Zao Wou-ki fait partie d’une très ancienne famille dont l’origine remonterait jusqu’à la dynastie Song (XIe-XIIe siècle). Élève très doué, passionné de littérature, Wou-Ki dessine et peint dès l’âge de dix ans. Sa famille encourage le garçon dans cette voie.

En 1935, Zao Wou-Ki entre, à quatorze ans, à l’école des Beaux-Arts de Hangzhou après avoir réussi l’examen d’entrée qui consiste à dessiner une statue grecque d’après moulage. Il étudie pendant six ans le dessin d’après des plâtres puis des modèles, la peinture à l’huile, la peinture traditionnelle chinoise par des copies, la perspective à la manière occidentale et la calligraphie.

Zao Wou-Ki s’installe dans le quartier du Montparnasse, dans un petit atelier rue du Moulin-Vert voisin de celui d’Alberto Giacometti. Il apprend le français à l’Alliance française et fréquente l’académie de la Grande Chaumière où il suit les cours d’Émile Othon Friesz. Il dira quelques années plus tard que c’est à Paris qu’il a trouvé sa véritable personnalité. Il obtient sa naturalisation française en 1964.

A rebours de son œuvre abstraite qui le rendit célèbre à partir de la fin des années 1950, les premiers tableaux de Zao Wou-ki sont des peintures réalistes dans lesquelles figurent des portraits, des natures mortes ou des paysages. Mais rapidement, inspiré par le travail de Paul Klee, il se détache du rapport mimétique au réel et réalise des compositions abstraites. La puissance lyrique d’une peinture qui devient gestuelle s’impose alors. A mi-chemin entre la modernité de la peinture abstraite américaine et la tradition des encres de Chine et de la calligraphie, Zao Wou-ki incarne un pont lancé entre Orient et Occident.

Zao Wou-Ki (1920-2013)

Hommage à Nobutaka Shikanai – 1991, (Agerup 354)

Lithographie en couleurs sur papier BFK Rives filigrané, toutes marges

Signée et titrée dans la planche

75,7 x 56 cm

Estimation : 2 000 / 3 000 euros

Niki de Saint Phalle /

 

Figure majeure de la scène artistique à partir du début des années 1960, l’artiste, de son vrai nom Catherine Marie-Agnès Fal de Saint-Phalle, commence sa carrière publique, en tant que mannequin, à la une des principaux magazines de mode parmi lesquels Vogue, Life ou encore Elle. C’est à New-York qu’elle passe son enfance.

Une violente dépression nerveuse la conduit dans un hôpital psychiatrique. Comme un certain nombre d’artiste proches de l’art brut, c’est dans ce contexte qu’elle prend pour la première fois les pinceaux.

Au cours des années 1960, Niki de Saint Phalle explore l’iconographie millénaire de la femme en réalisant des poupées monumentales intitulées « les Nanas ». Stigmates de la dimension féministe de son œuvre, ces sculptures sont très largement commentées par la presse. Inspirée par le vocabulaire formel hérité de la préhistoire, l’anatomie des femmes représentées par l’artiste met en la courbure des seins et celle des hanches comme sur cette pièce réalisée en 2000 et éditée à seulement 150 exemplaires.

Niki de Saint Phalle (1930-2002)

 

L’Oiseau amoureux, Bird in Love, (vase) – 2000

Vase en résine polyester de couleurs

Signée et numérotée en creux sur une plaque en métal “Niki de Saint Phalle 99/150” au dos

Cachet de l’éditeur R.Haligon aus dos

(D) : 61 x 47 x 20 cm

 

Estimation : 20 000 / 30 000 euros

Niki de Saint Phalle (1930-2002)

Lady with a handbag (vase) – 2000

Vase en résine polyester de couleurs

Signée et numérotée en creux sur une plaque en métal “Niki de Saint Phalle 99/150” au dos

Cachet de l’éditeur R.Haligon aus dos

(D) : 61 x 31,50 x 15 cm

Estimation : 20 000 / 30 000 euros

Jean-Michel Basquiat /

D’origine portoricaine et haïtienne, né en 1960 à Brooklyn et mort à New York en 1988 à la suite d’une overdose à l’âge de vingt-sept ans, Basquiat appartient à une génération de graffiteurs qui a brusquement émergé à New York à la fin des années 1970.

Auteur d’une œuvre de plus de 2 000 dessins et peintures, Jean-Michel Basquiat a traversé la scène new-yorkaise à l’allure d’un météore disloqué. Produit d’une culture américaine urbaine fortement impactée par les violences sociales et ethniques, l’artiste est l’un des acteurs qui permirent au Street Art d’entrer dans les salles des musées. Immédiatement identifiable, sa peinture est le lieu de l’émergence d’un répertoire iconographique nouveau et d’un style qui inspira de nombreux artistes jusqu’à aujourd’hui.

Dès 1976, à peine âgé de 16 ans, le jeune homme intrigue le milieu artistique de l’East Village en graffant les murs des rues à proximité des galeries de Manhattan sous le pseudonyme de SAMO (Same Old shit). Après plusieurs projets et collaborations (musique, cinéma…), sa peinture fait l’objet d’une première exposition dans la galerie d’Annina Nosei à Soho puis en 1980 dans la galerie Larry Gagosian à Los Angeles.

Le caractère emblématique de l’œuvre de Basquiat touche le public mais également les collectionneurs du monde entier. En salle de vente, le record pour cet artiste a été atteint à New-York en mai 2017 avec une adjudication frôlant 100 millions d’euros.

 

PIASA
118 rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 Paris FRANCE
+33 1 53 34 10 10​

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