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Phillips auction à Manhattan

Une nouvelle salle des ventes à Manhattan

Phillips, ouvrira bientôt une nouvelle antenne à Manhattan, au 432 Park Avenue, dans le quartier de Midtown. La galerie et la salle de vente, dont l'inauguration est prévue en juin, s'étendront sur plus de 10 000 mètres carrés. Conçu par le studioMDA, le bâtiment se trouve à la base du 432 Park Avenue et ressemble à un glaçon blanc brillant avec une façade le long de Park Avenue et de la 56e rue Est. Comme l'a décrit l'architecte, le cube s'oppose à la typologie classique de la "vente aux enchères derrière des portes fermées" et présente une invitation visuelle à assister à un environnement typiquement privé et fermé. Le bâtiment s'élève à six étages au-dessus du sol, avec un mur-rideau en verre de la bordure au pinacle. Le niveau d'entrée à double hauteur du bâtiment plonge de façon spectaculaire dans un atrium au niveau inférieur, le tout recouvert de verre transparent. Au-dessus du deuxième étage, l'enveloppe de verre est dépolie et abritera probablement des installations de stockage, des bureaux et des zones administratives. L'espace comprendra également des murs de médias numériques, la diffusion vidéo 4K des ventes aux enchères et une technologie de pointe permettant aux collectionneurs du monde entier de participer à des expositions virtuelles. Phillips ouvrira ses portes avec une exposition d'art du 20e siècle et d'art contemporain qui précédera les premières ventes aux enchères les 23 et 24 juin. source : newyorkyimby.com

Un tableau de Claude Monet en vente chez Rouillac

Un tableau de Claude Monet sera proposé aux enchères en juin au Château d'Artigny Avec un prix symbolique d'un million d'euros, ce tableau exceptionnel de Claude Monet, le père de l'impressionnisme, sera la pièce maîtresse de la vacation de Rouillac au Château d'Artigny en juin prochain. Ce tableau unique "Dieppe, 1882", signé Claude Monet, a été accueilli il y a tout juste quelques semaines par Philippe et Aymeric Rouillac après avoir transité dans une grande caisse en bois du Japon à la Touraine. Cette œuvre de l'un des créateurs du mouvement impressionniste a été divulguée par les commissaires-priseurs le mercredi 10 mars au Musée des Beaux-arts de Tours, en avant-goût de la 33ème vente annuelle de la garden party au Château d'Artigny à Montbazon, qui aura lieu le dimanche 6 juin. Elle aura une mise à prix symbolique d'un million d'euros ! Le tableau de Monet (1840-1926) a été exposé à la presse,au terme d'un suspense savamment entretenu depuis des semaines par les Rouillac père et fils. Dévoilée 14 ans après sa mort Claude Monet ne montre pas ce tableau de son vivant. Cette huile sur toile de 60 x 74 cm, propriété d'un particulier, a été exposée au public en 1940 à la galerie Weil à Paris et vingt ans plus tard, en 1960, au Museum of Modern Art (MOMA) de New York et à Los Angeles.
Arabe à l'affût Delacroix Christies

Une œuvre de Delacroix ayant appartenu à Degas chez Christie’s

Un authentique pastel d'Eugène Delacroix (1798-1863) de la période orientaliste ayant appartenant au peintre Edgar Degas (1834-1917) sera proposé aux enchères chez Christie's à Paris le 24 mars prochain, a déclaré la maison de vente. Estimé 250 000 à 350 000 euros, Arabe à l'affût, un pastel de 24 x 31 cm aux tons bleu-vert caractéristiques de Delacroix, est en bon état de conservation. Le pastel a été acquis en 1898 par Degas. Cette œuvre faisait partie de la collection d'Edgar Degas, qui l'a acquise pour 1 000 francs à l'Hôtel Drouot en avril 1898. Grand collectionneur de Delacroix, Degas possédait 230 œuvres de l'artiste, dont des peintures, des dessins et des gravures. Mais cette œuvre n'était jusqu'à présent connue que par une petite photographie en noir et blanc. Après son voyage en Afrique du Nord en 1832, "Delacroix est resté imprégné par l'Orient tout au long de sa carrière, comme en témoigne cet important pastel réalisé dans les dernières décennies de sa production", précise Christie's. Vers 1947, il écrit dans son journal intime : "J'ai dessiné et esquissé entièrement en très peu de temps l'Arabe grimpant sur les rochers pour surprendre un lion". Dans sa correspondance entre 1849 et 1854, il écrit qu'il travaille à des tableaux représentant "l'Arabe à l'affût du lion". Le pastel aux tons vifs et poudrés montre un chasseur arabe armé d'un fusil grimpant sur des rochers pour surprendre un lion dans la montagne. Un dessin préparatoire au graphite sur le même thème est conservé au Louvre
Gian Lorenzo BERNINI (1598-1680) Académie d'homme Sanguine

Gian Lorenzo Bernini : un dessin inédit aux enchères

"Académie d'homme", une œuvre sanguine représentant un homme nu au corps imposant, assis sur un rocher, la main droite sur le front dans une attitude désespérée, sera vendue le 20 mars à Compiègne, ville de l'Oise où elle a été découverte il y a six mois. Ce dessin inédit du Bernin, maître italien de la sculpture du XVIIe siècle, célèbre pour avoir décoré les fontaines de la Piazza Navona à Rome, est mis aux enchères à la fin du mois en France, où il vient d'être redécouvert. "On voit que l'artiste n'a pas oublié la puissance et la virilité des sujets de Michel-Ange et qu'ici, dans cette "Académie de l'homme", le personnage est contraint dans la feuille, et s'il se dépliait, il aurait plus de musculature et de puissance ; il utilise cette technique un peu comme un illusionniste, elle est tout à fait baroque", dit Dominique Le Coënt-de Beaulieu, commissaire-priseur de la maison Actéon. Faussement attribuée à l'artiste français Pierre Puget, l'œuvre a été évaluée en la comparant avec d'autres dessins et authentifiée par l'Américaine Ann Sutherland Harris, spécialiste mondiale du Bernin. "Il n'y a presque aucun doute, nous sommes sûrs à 99% qu'il s'agit du Bernin", déclare Patrick de Bayser, expert en dessins anciens. "C'est une technique très spéciale, lui seul l'utilise. Bien qu'il ne s'agisse pas d'un travail préparatoire pour la Fontaine des Quatre Fleuves de Piazza Navona, la figure du dessin rappelle l'allégorie du Nil dans la sculpture romaine : un homme puissant, assis, avec une attitude très similaire.

Les collections de Karl Lagerfelds aux enchères à Monaco.

Les collections de Karl Lagerfeld sont mises aux enchères cet automne à Monaco. Les œuvres d'art et les collections de meubles du styliste allemand Karl Lagerfeld, disparu le 19 février 2019, vont être dispersées lors d'une vente aux enchères à Monaco cet automne. Un inventaire, qui devrait durer deux mois, de huit domiciles situés en France et à Monaco permettrait de recenser les biens du directeur artistique de Chanel et Fendi, qui était aussi un grand collectionneur presque obsessionnel, a annoncé le Sotheby's. Après le mobilier, les objets Art Déco "La vente rendra hommage à cet immense créateur, figure clé de la mode et des arts", déclare Pierre Mothes, vice-président de Sotheby's France, dans le communiqué de presse de la maison de ventes aux enchères. En 2003, Sotheby's a organisé la dernière vente du vivant de Karl Lagerfeld, qui portait sur sa collection de meubles et d'objets Art déco et qui a récolté près de sept millions d'euros. La vente affichée à Monaco rappelle la vente d'objets ayant appartenu au duo composé du couturier Yves Saint Laurent et de son associé Pierre Bergé, qui a rapporté 373 millions d'euros en 2009...

Hergé aux enchères à Roubaix : Des éditions rares de Tintin

Une vente prévue le lundi 8 mars à Roubaix promet de ravir les amateurs d'Hergé. Plus de 30 ans après la parution du dernier album d'Hergé, les aventures de Tintin ravissent toujours les passionnés de bande dessinée. Mais certains livres ont un intérêt beaucoup plus singulier. Ainsi, sept albums de l'auteur belge de la bande dessinée sont présentés aux acheteurs, dont deux sont exceptionnellement recherchés et devraient rapporter de belles sommes d'argent. Le premier est un album de "Tintin au Congo" datant de 1931 et le second est un album de "Tintin en Amérique" datant de 1932. Il existe des "premières impressions, imprimées sur du papier de mauvaise qualité". Elles sont très fragiles et n'ont donc pas été faites pour être conservées, transmises, manipulées par plusieurs générations. Et cependant, elles sont en excellent état", a confié le libraire et expert François Giard . Leur prix de vente devrait atteindre plusieurs milliers d'euros. L'album de "Tintin au Congo" est ainsi estimé entre 7 000 et 10 000 euros. Les éditions des "Cigares du pharaon" (1938) et de "L'île noire" (1942) font également leur apparition dans la vente. Enfin, les pièces qui complètent cette vente sont des éditions de "Vite et Flupke", autres personnages d'Hergé. En ce qui concerne la salle des ventes de mai associée à Roubaix, peu d'enchérisseurs seront présents en raison de la situation sanitaire. Mais les enchères peuvent être faites sur Internet jusqu'au lundi 8 mars, à 11 heures. En janvier dernier, un dessin du "Lotus bleu" d'Hergé s'est vendu pour 3,2 millions d'euros.

Des bouts de Mars et de lune aux enchères avec Christie’s

Dans le cadre d'une vente en ligne, la maison de vente aux enchères Christie's présente un portefeuille d'objets célestes, dont des spécimens provenant de la lune et de Mars, ainsi que des météorites en fer esthétiques et des roches contenant des pierres précieuses. Les météorites sont de petits objets naturels provenant de l'espace qui survivent à leur passage dans l'atmosphère terrestre et se posent à la surface - et si certains des spécimens sont conservés dans des musées, 75 d'entre eux sont vendus ce mois-ci dans le cadre de "Deep Impact" : Martian, Lunar and Other Rare Meteorites". Parmi la collection se trouve une statue composée de poussières d'étoiles vieilles de 7 milliards d'années - une météorite en pierre orientée qui a trouvé son chemin vers la Terre d'une manière inhabituelle. Contrairement à la plupart des autres météorites, celle-ci ne s'est pas renversée ou inversée en tombant sur Terre et a plutôt gardé une orientation stable en tombant, selon Christie's. Pesant près de 10 kg, la pierre, qui devrait se vendre entre 50 000 et 80 000 dollars, présente des marques distinctives et divergentes sur le côté qui faisait face à la Terre. "Tout le monde a une image en tête de ce à quoi une météorite "devrait ressembler" - un corps extraterrestre chauffé par friction tout en perforant l'atmosphère terrestre", a déclaré James Hyslop, responsable des sciences et de l'histoire naturelle chez Christie's. "Rarement les objets qui survivent à cette descente foudroyante ressemblent à cet idéal commun que l'on retrouve dans cette météorite", a-t-il ajouté. Une coupe transversale de la roche martienne est également en vente, avec des bulles de l'atmosphère de la planète emprisonnées dans la tranche, estimée à 30 000 à 50 000 dollars. Les commissaires-priseurs proposent également un spécimen de météorite provenant de la plus grande pluie de météorites des États-Unis, à Odessa, au Texas, qui devrait rapporter 60 000 dollars, ainsi qu'une sphère fabriquée à partir du noyau météoritique d'un astéroïde suédois en morceaux, qui pourrait se vendre 18 000 dollars. Mais tous les objets ne se vendent pas à des prix astronomiques - certains des objets de l'autre monde ont une étiquette de réserve à partir de 250 $ pour la vente aux enchères, qui débutera le 9 février.

un tableau de Soulages vendu aux enchères à Caen

Evalué à 1 million d'euros, un tableau de Soulages vendu aux enchères à Caen

Une huile sur toile de Pierre Soulages, qui appartenait auparavant à Léopold Sedar Senghor, doit être mise aux enchères à Caen (Calvados) le samedi 21 janvier 2021. Estimation : entre 0,8 et 1 M€. Sélectionné dans l'atelier de l'artiste Le peinture historique du peintre Pierre Soulages qui appartenait à Léopold Sedar Senghor, simplement intitulé Peinture 81X60 cm, 3 décembre 1956, sera vendu aux enchères par la société Caen Enchères des commissaires-priseurs Solène Lainé et Jean Rivola. Le tableau, datant de 1956, est estimé entre 800 000 et 1 million d'euros. L'ancien président sénégalais avait choisi et acquis ce tableau lors d'une visite à l'atelier de l'artiste célèbre pour son travail sur la couleur noire. Senghor était l'un des grands admirateurs de Soulages, qu'il avait rencontré à la fin des années 1950. Le tableau est visible jusqu'au 18 janvier 2021 chez les experts Agnès Sevestre-Barbe et Amaury de Louvencourt, à Paris. pour voir la vente, c'est ici
BIJOUX DE MARIE-HÉLÈNE DE ROTHSCHILD - UN STYLE, UN GOÛT, UNE PASSION

Bijoux de Marie-Hélène de Rothschild aux enchères

Rendez-vous à Paris le 15 décembre - l’Atelier Richelieu avec Pierre Bergé & associés pour la vente aux enchères des bijoux de Marie-Hélène de Rothschild. Personnalité iconique et mécène par excellence, avec des artistes, des joailliers, des couturiers et des acteurs, Marie-Hélène de Rothschild représente ce mélange d'exubérance américaine et de style chic français. Egalement mécène engagée dans la recherche médicale et les œuvres caritatives, son sens de l'autre est une préoccupation constante. La femme qui a réuni la noblesse européenne et les célébrités contemporaines au Château de Ferrières, notamment lors de l'extraordinaire Bal Proust en 1971 et de l'inoubliable Bal Surréaliste en 1972, avait un sens incomparable de la mise en scène et du raffinement. Son impressionnante collection de bijoux témoigne de cette personnalité créative, chaleureuse et visionnaire. Marie-Hélène de Rothschild connaissait le sens même des bijoux alliant les aspects symboliques, historiques et esthétiques. Toutes ces qualités se retrouvent dans de nombreuses pièces de la vente, notamment dans les précieux pendentifs croisés datant du XIXe siècle ou le bijou orné des chiffres impériaux de Napoléon III et d'Eugénie. Les grands noms de la haute joaillerie seront représentés tels que JAR, Boivin, Cartier, Boucheron, Van Cleef & Arpels, Fabergé, David Webb ou Tiffany & Co. Son goût exclusif pour la rareté et l'élégance se manifeste également à travers la conque fine ou les perles de Tahiti qui sont une partie essentielle de l'identité de la collection. Pour voir le catalogue c'est ici © illustration Pierre Bergé et associés

Marc Riboud – Histoires Possibles

Le peintre de la tour Eiffel
Paris, France, 1953
© Marc Riboud / Fonds Marc Riboud au MNAAG

L’exposition consacrée au photographe Marc Riboud (1923-2016) marque l’entrée de l’intégralité de son œuvre dans les collections nationales, conformément à son souhait. Figure éminente de la photographie, Marc Riboud a marqué la seconde moitié du 20e siècle par son regard profondément personnel sur le monde. Photographe plus que reporter, il laisse derrière lui plus de 50 000 photographies (négatifs, diapositives et épreuves sur papier) où l’Asie domine. Qui d’entre nous ne s’identifie pas à telle ou telle image qu’il a toujours connue, et n’a le sentiment ainsi de feuilleter avec l’album du monde celui de sa famille ? De l’immédiat après-guerre à la Chine atemporelle des monts Huang Shan, c’est à un parcours de plus de cinquante ans sur tous les continents, avec une place privilégiée pour l’Asie, qu’invite cette exposition rétrospective sur l’œuvre de Marc Riboud. Marc Riboud réalise ses premiers reportages à l’étranger sur les recommandations de Robert Capa et Henri Cartier-Bresson, fondateurs de l’agence Magnum qu’il a rejointe en 1953 et dont il démissionnera en 1979 en conservant des liens amicaux. Il fait d’abord ses armes dans la France et l’Angleterre de l’après-guerre et crée d’emblée des images qui habitent notre imaginaire collectif dont le fameux Peintre de la tour Eiffel, des images iconiques de Paris ou encore l’un des derniers portraits de Sir Winston Churchill. Puis c’est un périple en Europe orientale. Après la Yougoslavie, géopolitique d’un autre siècle, et les milieux ouvriers de l’Angleterre (1953-1954), son premier voyage vers l’Orient islamique commence en 1955 par la Turquie avant de partir pour l’Asie en voiture. Au terme d’un voyage de trois ans qui le porte jusqu’au Japon, la grande révélation de sa vie de photographe sera la Chine, alors presque fermée. Il y effectuera tout au long de sa vie de nombreux voyages. De ses longs séjours en Asie du Sud-Est, en Chine, au Japon, en Afghanistan, en Inde, au Népal, il rapporte des images essentielles, saisissant un continent en pleine mutation, à travers des images empreintes d’une rigoureuse géométrie et d’une profonde sensibilité. Loin de tout sensationnalisme son regard accueille l’humain, dans son universalité comme dans le tourbillon des grands bouleversements qui ont ponctué l’histoire de la seconde moitié du 20e siècle. Grande rétrospective embrassant tout l’œuvre du photographe disparu en 2016, l’exposition met en évidence le parcours d’une vie, depuis ses premières photographies prises à Lyon – la ville de son enfance – et dans la France de l’après-guerre, jusqu’aux ultimes photographies faites en Chine, notamment dans les montagnes du Huang Shan. La photographe Sarah Moon l’y accompagne et porte un regard tout différent ; il offre avec celui de Marc Riboud un frappant contre-point. Sans rien négliger de l’art de la composition, il forge une œuvre où s’exprime une sensibilité profonde à l’être humain, dans sa solitude comme dans ses aventures collectives. Il saisit tout au long de son parcours, de puissantes images de foules. Puis vient le reste du monde : l’Alaska, le Maghreb et l’Afrique – aux temps des indépendances –, Cuba, les États-Unis. C’est à Washington en 1967 qu’il photographie la Jeune fille à la fleur, devenue une image manifeste contre la guerre du Vietnam qui fit le tour du monde. La dernière partie de l’exposition est consacrée à l’Asie : les tourments de l’histoire devaient y être documentés. Que ce soit au Vietnam, au Bangladesh ou encore au Cambodge, Marc Riboud s’en charge avec dignité, produisant des images contenues, bouleversantes et universelles. La Chine enfin, se raconte en noir et blanc mais aussi en couleurs. Marc Riboud y retourne régulièrement pour y chercher les témoignages des évolutions et des paradoxes d’un régime politique qui fait entrer sa société dans de profondes mutations. Dans la région de l’Anhui, il capte l’essence impalpable de la beauté des rochers en pain de sucre chargés d’écharpes de brouillard, de nuages et de pins élancés. En s’approchant ainsi de la sensibilité d’un

La jeune fille à la fleur Manifestation contre la guerre au Vietnam Washington, États-Unis, 21 octobre 1967 © Marc Riboud / Fonds Marc Riboud au MNAAG
High Court, bâtiment conçu par Le Corbusier, à Chandigarh Inde, 1956 © Marc Riboud / Fonds Marc Riboud au MNAAG © F.L.C. Adagp Paris 2020
Paysanne dans le train Dans le train qui mène de la frontière de Hong Kong à Canton, Chine, 1957 © Marc Riboud / Fonds Marc Riboud au MNAAG
Les fenêtres d’antiquaire Rue Liulichang, Pékin, Chine, 1965 © Marc Riboud / Fonds Marc Riboud au MNAAG

Marc Riboud, histoires possibles L’exposition consacrée au photographe Marc Riboud marque l’entrée de son œuvre dans les collections nationales. Elle est aussi la concrétisation de la rencontre, en 2013, avec Catherine Riboud Chaine, femme du photographe et belle-sœur de deux grands donateurs du musée, Jean et Krishnâ Riboud. Très vite en jaillit l’idée que le havre recherché par Catherine pour le fonds de Marc, grand nom de l’agence Magnum, de l’histoire de la photographie tout simplement, serait le musée ; et aussi la conviction qu’avec l’association des Amis de Marc Riboud nous organiserions une transition douce vers une patrimonialisation du travail de Marc.
Nous avons réfléchi de concert pendant deux ans dans une grande complicité, une mutuelle estime pour inventer l’art de la liberté : nous laisser la possibilité d’exposer en dehors des murs d’un musée, mais aussi continuer de faire de la photographie de Marc Riboud ce qu’elle est et deviendra chaque jour un peu plus : un monument, un mémoire du siècle.
Qui d’entre nous ne s’identifie pas à telle ou telle image qu’il a toujours connue, et n’a le sentiment ainsi de feuilleter avec l’album du monde celui de sa famille ? De l’immédiat après-guerre à la Chine atemporelle des monts Huang Shan c’est à un parcours de plus de cinquante ans sur tous les continents, avec une place privilégiée pour l’Asie, qu’invite cette exposition rétrospective sur l’œuvre de Marc Riboud. La France de l’après-guerre, 1942-1954 Au sortir de la guerre, Marc Riboud arpente Lyon, la ville de son enfance, l’appareil photographique de son père au cou. D’emblée son regard embrasse les gens et cadre l’espace, il aime composer l’image silencieusement. On retrouve cette même sensibilité d’observateur discret, jamais indiscret, dans les photographies parisiennes, puis anglaises. Elle sera la marque même du regard de Marc Riboud tout au long de son chemin. Dès le départ, il est un photographe à hauteur de l’homme dans toutes ses conditions, jamais en surplomb, jamais dans la posture du jugement. Son monde est un miroir de l’immédiat après-guerre, divisé par le travail, faisant alterner les rudes fatigues, la concentration sur le geste, avec la détente des bords de l’eau. Ce monde, s’il est éprouvé, rationné encore, croit en ses lendemains. Il découvre la télévision. On y parle des événements majeurs du temps : d’une France pauvre, du mal-logement, de la figure de l’abbé Pierre en ce terrible hiver 1953-1954. Il est ressuscité du pire ; il s’accroche aux fers de l’avenir, d’une main, comme un peintre en lévitation sur la tour Eiffel. L’Angleterre, 1954 En 1953, son portrait d’un peintre, Zazou, sur la tour Eiffel, paru dans le magazine américain Life, le fait entrer à Magnum. Cette agence, coopérative photographique fondée en 1947, compte parmi ses membres fondateurs Henri Cartier-Bresson, George Rodger ou encore Robert Capa. C’est ce dernier qui envoie Marc Riboud faire un long séjour en Angleterre en 1954, pour parachever sa formation, « voir les filles et apprendre l’anglais ».
Avec bienveillance, et sans jugement ni âpreté, il nous restitue des dockers en grève, les cités ouvrières, les arrière-cours pauvres de Leeds. Lors d’une réunion du parti conservateur, il saisit Churchill, vieux lion endormi au soir de sa vie. Ce n’est pourtant pas uniquement l’image d’un monde qui s’en va qu’il fixe mais aussi celle de la vie, joyeuse, qui revient : passants londoniens flânant dans les parcs, vacanciers de Southend-on-Sea…

Édition Marc Riboud attachait une grande importance à la qualité de ses livres. Il était sévère sur le choix de ses photos, « less is more » aurait pu être sa devise. Il aimait être conforté, souvent par les mêmes : l’éditeur Robert Delpire, un « œil » à qui il faisait confiance depuis toujours, et aussi Maurice Coriat, un merveilleux graphiste qui a mis en page beaucoup de ses livres. Après le choix, venait la qualité de l’impression et là aussi, il avait un complice avec Jean Genoud, le grand imprimeur de Lausanne, un as dans son métier. « C’est deux fois plus cher mais cent fois meilleur » disait Marc Riboud. Pour les textes, il faisait souvent appel à ses amis avec qui il partageait la même approche de l’Asie : Claude Roy, Jean Daniel, Jean Lacouture. Les projets de livres étaient une occasion de discuter, de mettre en commun leurs impressions. Vers l’Orient, 1955-1958 Marc Riboud a abordé l’Europe orientale en 1953 par un voyage dans un pays d’un autre temps, la Yougoslavie. En 1955, il décide de partir plus à l’est. En Turquie il retrouve les mêmes enfants qui jouent dans les rues poussiéreuses, les mêmes travailleurs aux prises avec la machine industrielle et découvre les premiers fantômes de la Turquie post-kémaliste. Mais peu à peu, il glisse vers l’ailleurs. Les paysages d’Anatolie le happent par leur étrangeté formelle puis c’est l’Iran et sa radicale opposition entre l’horizon plat du paysage et la verticalité humaine. L’austérité devient grandeur et au fur et à mesure de la traversée jusqu’au Pakistan, l’absolu du dénuement devient palpable. C’est son premier contact avec un nouveau monde l’Islam. Les rares regards, ceux des hommes, sont d’une intensité inédite. De l’autre côté de la frontière de 1947, à Chandigarh, la géométrie rigoureuse de Le Corbusier semble suivre une rythmique orientale qu’accentuent les pièges intenses de l’ombre et de la lumière. Il passe un an à Calcutta, où il côtoie Satyajit Ray et Ravi Shankar, profite d’une étape au Népal pour photographier le couronnement du roi. Il obtient son visa pour la Chine et y séjourne plusieurs mois. Il clôt son périple par l’Indonésie et par le Japon. La Chine, 1957 « Marc Riboud et la Chine » semble presque un pléonasme tant son nom est associé à ce pays qu’il a connu pendant plus de cinquante ans, de 1957 à 2010, qu’il a approché quand personne n’y allait, qu’il a aimé et regardé. Il l’a vu changer et en a retranscrit les évolutions sans idéologie, sans parti pris, avec acuité cependant et avec cette passion pour l’autre qui lui fit toujours placer l’humain au centre de son regard.
Quand il arrive en Chine en 1957, Marc Riboud est un des rares photographes à accéder au pays. Avant lui, peu de photographes s’étaient aventurés dans la Chine républicaine ; Robert Capa, en 1938, avait couvert la seconde guerre sino-japonaise (1937-1945) et Henri Cartier-Bresson, en 1949, la chute du Kuomintang face à l’avancée de l'Armée populaire de libération de Mao Zedong.
Marc Riboud est le premier à renouveler les images qui nous parviennent sur ce pays dont l’évolution si rapide intrigue. Il atteint un monde d’une intense humanité, saturé, au travail. Ses images de scènes de la vie quotidienne représentent un témoignage historique précieux. La Chine de 1957 représente un espoir. Marc Riboud y observe la campagne dite des « Cent Fleurs », un mouvement de libération de la parole et d’émulation artistique. Cette période particulière, s’arrêtera brutalement avec le « Grand Bond en avant » mis en œuvre dès 1958.

Le Japon, 1958 En 1958, quand Marc Riboud arrive au Japon au terme de son périple de trois ans en Asie, ce pays n’a guère été photographié par les Européens depuis la fin de la guerre du Pacifique. Là, il ne photographie quasiment pas la nature, ni l’architecture traditionnelle, mais il séjourne à Tokyo et dans ses environs, puis brièvement à Osaka et à Kyoto.
Marc Riboud est frappé par « cet équilibre sur la corde raide que les Japonais maintiennent avec difficulté, entre cette furieuse occidentalisation et industrialisation », et la tradition qui demeure. C’est au Japon qu’il conçoit son premier livre : Women of Japan (1959). L’ouvrage, de petit format, renferme quatre-vingt-six photos. Il y réalise aussi une de ses images devenues fameuses, lors du rallye de la Japanese Photographers Society à la station thermale de Karuizawa.
Mais la vie au Japon coûte cher et les quelques reportages qu’obtient Marc Riboud ne peuvent couvrir ses frais. Après quatre mois il écourte son séjour, à regret. Alaska, 1958 En 1958, Marc Riboud traverse l’Alaska en plein hiver avec un ami journaliste dans une voiture américaine, empruntant l’Alaskan Highway depuis Fairbanks jusqu’à la côte Ouest. La ruée vers l’or est finie, le pétrole pas encore découvert, mais pour Marc Riboud la neige efface toute laideur et s’offre à lui comme une page blanche où chaque homme, animal ou maison est une apparition étrange et poétique. L’homme semble s’y mouvoir en silence comme dans un film muet. Indépendances, 1957-1962 Marc Riboud avait la liberté chevillée au corps et préférait choisir ses voyages plutôt que de répondre aux commandes des magazines. Pourtant tout au long des années qui voient l’accession à l’indépendance de plusieurs pays ses aspirations personnelles rejoignent la soif d’actualité. C’est ainsi qu’en 1960 il part découvrir le Ghana, la Guinée et le Nigéria, anciennes colonies britanniques, qui proclament leur indépendance respective en 1957, 1958 et en 1960 ; il y capte la joie. À Cuba, indépendante mais sous hégémonie américaine, la rue renverse l’homme fort du pays, Batista, pour porter au pouvoir Fidel Castro que Marc Riboud rencontre la veille de l’assassinat de Kennedy. Fin d’une ère. Cuba est devenue un régime communiste. Algérie 1962. Marc Riboud saisit l’enthousiasme de la jeunesse algérienne comme la foule de ceux qui partent. Partout règne ce regard à hauteur d’homme. Il nous saisit dans une de ses photographies les plus célèbres, et parmi les plus célèbres de l’histoire du photo reportage : un jour d’octobre 1967 à Washington, il voit une jeune manifestante, opposante à la guerre du Vietnam, fleur à la main, s’avancer vers des soldats de son âge. Marc Riboud et ses amis Marc Riboud pratiquait son métier de photographe en solitaire, voyageant souvent seul, avec de longues journées de marche en silence, concentré sur ce qu’il voyait. Il avait quelques amis, peu nombreux et toujours les mêmes avec qui il partageait ses passions : l’Asie, l’évolution de la Chine, la photographie, etc. Occasionnels compagnons de voyage, comme Anne Philipe à Xi’An ou sur les hauts plateaux tibétains, ou encore Sarah Moon et Robert Delpire à Huang Shan, il aimait les retrouver au retour et travailler avec eux à un livre ou à une exposition. Le travail était à la fois le centre de sa vie et le lien qui le reliait à ses amis de toujours, Henri Cartier-Bresson, Jean Daniel, Claude Roy…

 

L’Algérie, 1962 Plus photographe que journaliste, Marc Riboud a pourtant été plusieurs fois dans sa vie passionné par l’actualité. Pendant la guerre du Vietnam et la guerre d’Algérie par exemple, il raconte qu’il a connu « les courses folles pour bien se placer, l’instinct qui nous porte toujours en tête d’un cortège pour le précéder et non le suivre, pour faire face aux visages, aux regards toujours plus près ». Présent à Alger lors de la semaine des barricades en 1961, il suit les négociations menées à Évian pour mettre fin à la guerre en Algérie. En 1962, il se rend régulièrement en Algérie où il photographie le référendum du 1er juillet et les célébrations de l’indépendance, ainsi que les leaders politiques Ahmed Ben Bella et Houari Boumediene qui dirigeront le pays. La jeune fille à la fleur, 1967 Un jour d’octobre 1967, à Washington, des dizaines de milliers de jeunes Américains, Blancs et Noirs, osaient manifester devant le Pentagone contre la guerre au Vietnam. À la tombée de la nuit, la foule se dispersait quand une jeune fille de dix-sept ans, une fleur à la main, s’est approchée des baïonnettes. « La jeunesse américaine avait ce jour-là un beau visage », disait Marc Riboud. La photographie en noir et blanc est la plus connue, la dernière sur la planche contact, mais il existe une version couleur, oubliée par Marc Riboud et qu’il avait redécouverte avec joie il y a une dizaine d’années. Le Vietnam, 1968-1976 À l’issue du second conflit mondial, la décolonisation de l’Indochine se mêle aux fils complexes de la guerre froide ; le Vietnam se divise, tiraillé par des jeux d’influences contraires. Hô Chi Minh proclame en septembre 1946 la République démocratique du Vietnam, d’inspiration marxiste, avec Hanoi pour capitale. En 1954, après la chute de la ville de Dien Bien Phu et les accords de Genève, le pays est coupé en deux entre le Nord et le Sud. De 1949 à 1973, le pays est déchiré par une guerre effroyable opposant le Nord Vietnam communiste, dont les alliés sont la Chine et le bloc de l’Est, et l’État du Vietnam au Sud, dont Saigon est la capitale, que soutiennent les Américains.
Le Vietnam de Marc Riboud est un monde terrassé. Le photographe se rend à Hué, capitale du dernier empereur, Bao Dai, après les destructions et massacres des Nord-Vietnamiens du 29 janvier 1968 lors de l’offensive dite « du Têt » (du nom de la fête du Nouvel An), et après les bombardements américains qui ont suivi. Les photographies de Hué frappent par l’apparente persistance des signes – la tenue, les usages : le chapeau conique des Vietnamiens, la longue tunique fendue, la manière de transporter les denrées, le vélo, la vente dans la rue. Mais le décor est décimé, la guerre se lit dans d’infinis détails. Le Cambodge, 1968-1990 Le Cambodge a l’une des histoires les plus dramatiques du 20e siècle. En avril 1975, les Khmers rouges de Pol Pot (1925-1998) entrent à Phnom Penh. La « ruralisation » forcée, la déportation de la population khmère commence. Dans ce monde déshumanisé, dominé par l’Angkar – « l’organisation » –, plus de 20 % de la population khmère disparaît en cinq ans dans les mâchoires de la machine génocidaire du Kampuchéa (Cambodge communiste). De cette tragédie à huis clos, il n’existe aucune photographie. En 1990, lorsque Marc Riboud y revient, tout a l’air d’être retourné à une éternelle saison bouddhique. Et pourtant, là, le chambranle d’une porte de temple encadre un groupe de jeunes Cambodgiens, victimes des mines, qui longtemps ont continué d’ajouter leurs ravages au monstrueux bilan de la guerre et de la domination khmère rouge. Le Bangladesh, 1971 En 1971, le Bangladesh, territoire géographiquement détaché du Pakistan, séparé de lui par l’Inde, gagne son indépendance. Se rejouent là les mêmes antagonismes que dans la partition de 1947 ou lors du premier conflit indo-pakistanais. Les Hindous du Bangladesh, soupçonnés de favoriser l’entrisme de l’Inde, sont les victimes des massacres ciblés de l’armée pakistanaise. S’ensuivra un nombre de morts effrayant, des exils massifs et finalement une intervention indienne. Devant l’insoutenable, à l’inverse de tout sensationnalisme, Marc Riboud livre de ce conflit des images contenues, bouleversantes et atemporelles. La Chine, de la Révolution culturelle au « boom » économique, 1965-2006 En 1965, Marc Riboud assiste aux prémices de la Révolution culturelle lancée par Mao Zedong (1893-1976). C’est l’arrivée de la couleur dans les photos de Chine. Une manifestation voilée de rouge, coupée en deux par un drapeau au vent, donne le ton pictural du regard de Marc Riboud, sur les soubresauts d’une révolution relancée par un président vieillissant. La « binarité » de la couleur exprime non pas une joie, mais la sévérité de la Chine de la fin du règne de Mao. Entre 1957 et 1965, la figure du Timonier, le vocabulaire de la propagande se sont immiscés plus fortement dans l’image. Le travail, s’il n’a jamais été facile, devient un enrôlement. Marc Riboud le laisse percevoir.
Lors du voyage suivant en Chine, en 1971, le pays a déjà commencé de revenir de la Révolution culturelle qui avait failli le mener au chaos. La période qui va de 1970 à 1976 marque un adoucissement avec le retour d’influence de Zhou Enlai, le dégel de la relation avec les États-Unis (avec la visite du président Nixon en Chine en 1972), puis l’arrivée au pouvoir de Deng Xiaoping (1978-1992). Les mutations sont alors rapides, bouleversant les paysages urbains, aménageant peu à peu les modes de vie, concourant à l’émergence d’une jeunesse avide de nouveautés et de consommation. Une autre Chine que celle que Marc Riboud avait si intensément approchée dès 1957. Les monts Huang Shan, 1986-1991 Des cimes perdues dans d’épaisses brumes, des sommets escarpés, des vallées profondes, des pins sombres, à contre-jour, aux contours dentelés, voilà en quelques mots les composants des monts Huang Shan (province de l’Anhui). Propices aux représentations monochromes à l’encre de Chine ou en photographie noir et blanc, ils suscitent l’inspiration des artistes et Marc Riboud adopte l’œil d’un lettré chinois qui s’incorpore à la longue tradition de la peinture au lavis d’encre sur papier. Les couleurs, comme absorbées par la végétation et l’atmosphère ambiante, apparaissent lors d’infimes caprices météorologiques. Marc Riboud, derrière son objectif, traduit avec douceur cet univers qu’il visitera à plusieurs reprises entre 1986 et 1991 sur les conseils de son ami le peintre Zao Wou-Ki.

Portrait de Marc Riboud Chine, 1996 © Xiao Quan

MARC RIBOUD – HISTOIRES POSSIBLES
Une coédition MNAAG / RMN-GP
272 pages, 240 illustrations
Prix : 35 €
Langue : Français « Je photographie comme le musicien chantonne. Regarder est une respiration et, quand le hasard est avec moi et qu’une bonne photo m’est donnée, le bonheur n’est pas loin. »
Ce photographe, c’est Marc Riboud, qui nous a emmenés avec lui pendant toute la seconde moitié du 20e siècle, là où l’entraînaient sa curiosité et sa recherche de surprises et de beauté. On le suit d’abord sur la route qui le mène d’Istanbul à Calcutta, puis en Chine, alors terra incognita, en Afrique et en Algérie au moment des indépendances, mais aussi au Vietnam pendant la guerre, au Cambodge…, captant ici et là des images qui se fixent dans notre mémoire comme cette Jeune Fille à la fleur (1967), symbole de l’aspiration à la paix.
Publiée à l’occasion de la grande exposition rétrospective montrée au musée national des arts asiatiques – Guimet, cette monographie retrace en quelque deux cents photographies le travail de Marc Riboud. Nourri de textes de spécialistes, mais aussi de contributions plus intimes, l’ouvrage invite à emboîter le pas au photographe pour le suivre au long de son périple sensible autour du monde.

Collection de Madame Tugendhat : Au profit de l'association "Les Restos du Cœur"

Enchères spéciales mode & Luxe : Au bénéfice des Restos du Coeur

Collection de Mme Tugendhat : Au bénéfice de l'association "Les Restos du Coeur".
Du vendredi 4 au jeudi 10 décembre 2020, le département Mode & Accessoires de luxe d'Artcurial proposera la Collection de Madame Tugendhat dans le cadre d'une vente en ligne exclusivement. Les plus grandes maisons de luxe seront à l'honneur dans cette vente entièrement dématérialisée. Sacs, petite maroquinerie, bijoux fantaisie et montres seront vendus au profit de l'association "Les Restos du Coeur". L'esprit Chanel sera fortement représenté avec les sacs iconiques Timeless et Boy et les bijoux fantaisie emblématiques. Une large gamme de pièces de l'illustre maison Hermès sera proposée à la vente, dont les célèbres modèles Birkin et Kelly.

Il y aura également un superbe Kelly Sellier 32 en alligator Celadon Green Natura, un sac rare très prisé des collectionneurs. La maroquinerie Louis Vuitton tiendra une place spéciale dans ces vacances numériques avec un certain nombre de sacs, d'accessoires et de portefeuilles issus de collaborations et d'éditions limitées. En participant à la vente, acheteurs et collectionneurs pourront non seulement acquérir des must-have pour leur garde-robe, mais ils feront également un geste de solidarité au profit des Restos du Coeur, une association fondée il y a 35 ans par Coluche qui apporte une aide bénévole aux personnes défavorisées en France.

 

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Le billet de 10 livres de la princesse Diana par l’artiste Banksy

Le billet de 10 livres de la princesse Diana par l'artiste Banksy  a atteint des milliers de livres sterling aux enchères.
PRINCESS DIANA a été immortalisée par l'artiste de rue Banksy qui a mis le visage de la princesse de Galles sur un faux billet de 10 £. L'œuvre devrait être vendue par plusieurs milliers de dollars dans le cadre d'une vente aux enchères en ligne.

Le statut d'icône de la princesse Diana et sa mort tragique semblent avoir fait d'elle un sujet attrayant pour Banksy également.
L'artiste a créé un billet de 10 £ avec le visage de la princesse Diana au lieu de celui de la reine.

Banksy a créé le "Di-Faced Tenner" en 2004 et les œuvres ont été vendues aux enchères.

L'un des billets de Diana fait actuellement partie des lots les plus précieux d'une vente aux enchères en ligne de la Tate Ward.

La maison de vente aux enchères d'East London fonde de grands espoirs sur le billet de Diana, car la même œuvre s'est vendue à la Tate Ward en août pour 2 200 euros.
Une porte-parole de la Tate Ward Auctions a déclaré que la série Netflix The Crown a provoqué un pic d'intérêt autour de la princesse de Galles.

La porte-parole a déclaré : "Le lot est l'un des plus populaires de la vente aux enchères, une corrélation probable avec le succès de la saison 4 de The Crown, avec le portrait de Diana par Emma Corrin, acclamée par la critique.

Le lot est maintenant proposé à 3 080 £ (3 854 € commission comprise)".

En parlant de l'œuvre, le chef du département d'art urbain et contemporain, Danny Herbert, a déclaré "Di-Face Tenner, 2004" de Banksy est l'une de ses œuvres les plus emblématiques. Elle a été produite sept ans après la mort de la princesse et un exemplaire a été donné au British Museum en 2019 pour entrer dans sa collection permanente.

L'œuvre a été vendue 3348 € ici .

UN SOULIER DE LA REINE MARIE-ANTOINETTE

Marie-Antoinette : son soulier aux enchères avec Maître Osenat

La chaussure de Marie-Antoinette remporte plus de 50 000 dollars aux enchères
"Qu'ils mangent... ma chaussure ?" Le soulier a été vendu à un prix bien plus élevé que ce que la maison de vente aux enchères Osenat avait prévu. Mais les dizaines de milliers d'euros pour le soulier avec le ruban n'étaient rien en comparaison de la valeur de ses bijoux.
Une chaussure appartenant à la dernière reine de France avant la révolution de 1789, Marie-Antoinette, s'est vendue 43 750 euros (51 780 dollars) dans une maison de vente aux enchères française dimanche.

La vente a eu lieu dans la ville de Versailles, qui abritait autrefois la cour royale française. Marie-Antoinette y a vécu dès son arrivée à l'âge de 15 ans, et sa famille a conservé la pantoufle pendant des générations avant qu'elle ne soit vendue aux enchères à Osenat, 227 ans après son exécution.
Le soulier devait passer de 8 000 à 10 000 euros aux enchères, mais l'intérêt international a fait grimper le prix à plus de quatre fois ce montant.
La chaussure avait un talon de 22,5 centimètres de long, soit l'équivalent d'une pointure européenne moderne de 36. La chaussure était surmontée de quatre rubans et était en bon état, avec juste une légère usure de la soie, selon la maison de vente aux enchères.

Marie-Antoinette, duchesse autrichienne de naissance, était l'épouse du roi Louis XVI. Ils ont été exécutés en 1793, sous le règne de la terreur.

Un bronze de Rodin vendu 670 000 euros : Eve

Rodin : Destiné aux porte de l’enfer, le bronze est vendu 670000€

Dans les années 1880, Rodin a accompli ce qui peut être qualifié de son ouvrage le plus important : la Porte de l'Enfer. Le sculpteur réalise pour elle une multitude de statues. Parmi les personnages de cette gigantesque œuvre : Eve. Pensée dès 1881, pour être disposée face à Adam, Rodin doit se décider à la mettre de côté pour la laisser dormir durant près de 10 ans.

La sculpture dans sa taille normale est de 1m73, mais à la demande de Rodin, une version réduite de 75 cm a été réalisée entre 1905 et 1917 pour des collectionneurs privés, à une époque où l'artiste était célèbre. 

La maison de vente aux enchères lyonnaise Conan Hôtel d'Ainey, a programmé cette vente aux enchères dimanche 15 novembre, estimée  400 000 euros, Eve a été vendue pour 670 000 euros à un amateur d'art.

© Conan Hôtel d'Ainay
Spectre de la rose diamant

Un diamant Russe vendu 26,6 millions de Dollars

Une pierre rose de qualité exceptionnelle, issue du plus gros diamant rose brut jamais découvert en Russie, a été mise aux enchères par Sotheby's dans la soirée du mercredi 11 novembre en Suisse.

Nommé "Le Spectre de la Rose" en référence à la prestigieuse création des Ballets Russes, ce diamant de 14,83 carats, de la taille d'une balle, est le plus gros de sa catégorie jamais vendu aux enchères.
Après quelques minutes, ce diamant de forme ovale, mis aux enchères en ligne, a été vendu pour 21 millions de francs suisses, soit 26,6 millions de dollars, commission comprise. L'acheteur a préféré garder l'anonymat.

Découvert, au nord-est de la Sibérie, en 2017, "Le Spectre de la rose" a été extrait et taillé en un diamant brut de 27,85 carats - le plus gros diamant rose brut jamais découvert en Russie. Il a fallu une année de travail méticuleux pour le tailler en forme tout en préservant sa couleur éclatante.

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