Mise à jour 1 novembre 2023 par Redak
Connu pour son oeuvre magistrale « A Bigger Splash », l’artiste David Hockney est la star parisienne cette semaine : son Oeuvre éclabousse la sphère muséale et le monde des enchères.
Le 21 juin 2017 , le Centre Pompidou en collaboration avec la Tate Britain de Londres et le Metropolitan Museum de New York, présentait une rétrospective très attendue : elle était consacrée à l’œuvre de David Hockney. Faisant écho à cette exposition, on y trouvait deux œuvres de l’artiste soumises au feu des enchères.
L’exposition au musée d’art moderne parisien célèbre les 80 ans de l’artiste, toujours en vie. Avec plus de cent soixante peintures, photographies, gravures, installations vidéo, dessins et ouvrages, incluant les tableaux les plus célèbres de l’artiste tels les piscines, les doubles portraits ou encore les paysages monumentaux, l’exposition souhaite restituer l’intégralité du parcours artistique de David Hockney jusqu’à ses œuvres les plus récentes.

Hockney en tête d’affiche : entre salle d’expo et salle des ventes
L’artiste, qui a toujours montré son intérêt pour les outils techniques de reproduction et de production moderne des images, a notamment utilisé l’affiche. « La création artistique est un acte de partage » explique David Hockney. Les affiches contre les « courses d’endurance obligatoires » que l’adolescent David Hockney placarde sur les panneaux d’information de l’école primaire de Bradford annoncent d’emblée un art désireux d’interpeller, de faire passer un message autant que d’amuser les spectateurs.
« On me disait : J’aime tes affiches pour telle ou telle raison, et c’était agréable » se confie l’artiste.
Une affiche imprimée en 1986 avec en visuel central un portrait signé David Hockney et annonçant une exposition à la Galerie Claude Bernard est proposé le 23 juin par la maison de ventes Audap-Mirabeau.
La rétrospective Picasso que présente la Tate Gallery de Londres à l’été 1960 marque durablement David Hockney. À Picasso, il emprunte sa liberté stylistique, son invention d’une optique- celle du cubisme– que l’on retrouve sur ce portrait.

Offrez vous un portrait d’Hockney aux enchères !
Animé par un désir constant de large diffusion de son art, Hockney a, tour à tour, adopté la photographie, le fax, l’ordinateur, les imprimantes et plus récemment l’iPad.
Dans ses premiers portraits, Hockney exalte le réalisme, la vision perspectiviste empruntée à la photographie qu’il pratique alors de façon assidue. Dans ce portrait de Joe Mac Donald qui sera proposé aux enchères le 24 juin par FauveParis, la précision est telle que même en noir et blanc, on se rend compte des différentes nuances de mèches dans la chevelure et on peut jusqu’à lire la marque sur la bouteille d’eau sur cette lithographie.

« Que faire d’autre ? Picasso travaillait tous les jours. Matisse travaillait tous les jours. C’est ce que font les artistes, jusqu’à ce qu’ils cassent leur pipe »
Travailleur acharné, l’artiste va s’exercer dans divers styles comme le montre cette retrospective muséale. En un temps où il cherche encore quelle forme donner à son art, il puise chez les Maîtres de l’art moderne quelques influences :
« Il [Picasso] pouvait maîtriser tous les styles. La leçon que j’en tire c’est que l’on doit les utiliser tous. »
