Une enquête vise la maison de ventes aux enchères Pierre Bergé & Associés sur des soupçons d’escroquerie- la maison de vente conteste – mise à jour le 13 octobre 22
Une enquête vise la maison de ventes aux enchères Pierre Bergé & Associés sur des soupçons d’escroquerie- la maison de vente conteste – mise à jour le 13 octobre 22
Soupçons d’escroquerie: la maison Pierre Bergé & Associés “conteste fermement” les accusations
La maison de vente aux enchères Pierre Bergé & Associés (PBA), accusée dans une plainte d’avoir vendu, en connaissance de cause, une statue présentée comme romaine mais qui était une reproduction récente, “conteste fermement avoir commis tout acte d’escroquerie ou de tromperie”, ont assuré jeudi ses avocats dans un communiqué.
“Elle se réserve la possibilité de donner à cette dénonciation et à l’exploitation médiatique qui en est faite les suites qu’il convient”, ont ajouté Me Patrick Maisonneuve et Me François Martineau dans ce communiqué.
Dans une plainte de juin pour “escroquerie” et “tromperie” dévoilée samedi par Libération et dont l’AFP a eu connaissance, un particulier du nom de Damien Legnani raconte avoir fait en 2009 “l’acquisition au sein de la maison de vente PBA d’une statue annoncée comme étant d’époque romaine et datant du début du IVe siècle”.
Acquise pour près de 14.000 euros, son “authenticité est remise en cause”, poursuit M. Legnani, racontant que lorsqu’il a essayé de la revendre en février dernier, il “a eu la désagréable surprise d’apprendre que cette statue n’était ni d’époque romaine ni du XVIIIe siècle et qu’il s’agissait en réalité d’une reproduction contemporaine”. L’acheteur raconte ensuite avoir tenté de solder à l’amiable le litige avec la maison PBA, qui aurait rapidement reconnu le caractère récent de la reproduction, mais il estime les réponses insatisfaisantes.
Une source proche du dossier a indiqué mercredi que le parquet de Paris avait récemment ouvert une enquête sur ces accusations, confiant les investigations à l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC).
Pierre Bergé & Associés et Christophe Kunicki font par ailleurs partie des huit personnes physiques ou morales mises en causes pour diverses infractions dans une information judiciaire sur un trafic d’antiquités pillées dans des pays au Proche et au Moyen-Orient.
pour rappel
Le parquet de Paris a ouvert une enquête visant la maison Pierre Bergé & Associés (PBA), accusée dans une plainte d’avoir vendu, en connaissance de cause, une statue présentée comme romaine mais qui était une reproduction récente, a appris l’AFP mercredi de source proche du dossier.
Cette source a indiqué que le parquet de Paris avait récemment chargé l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC) d’une enquête préliminaire.Dans une plainte de juin pour “escroquerie” et “tromperie” dévoilée samedi par Libération et dont l’AFP a eu connaissance également, un particulier du nom de Damien Legnani raconte avoir fait en 2009 “l’acquisition au sein de la maison de vente PBA d’une statue annoncée comme étant d’époque romaine et datant du début du IVe siècle”.Acquise pour près de 14.000 euros, son “authenticité est remise en cause”, poursuit M. Legnani, racontant que lorsqu’il a essayé de la revendre en février dernier, il “a eu la désagréable surprise d’apprendre que cette statue n’était ni d’époque romaine, ni du XVIIIe siècle et qu’il s’agissait en réalité d’une reproduction contemporaine.”Pour Damien Legnani, “il est patent que l’expert Christophe Kunicki et la maison de vente PBA ont usé de manœuvres frauduleuses pour faire croire que la sculpture litigieuse (…) était authentique et datait de l’époque romaine”.”Leur but était assurément d’écouler une œuvre dont ils connaissaient le défaut d’authenticité et de vendre à prix élevé un objet dont la valeur est anecdotique”, d’après la plainte.
L’acheteur raconte ensuite avoir tenté de solder à l’amiable le litige avec la maison Pierre Bergé & Associés, qui aurait rapidement reconnu le caractère récent de la reproduction, mais estime les réponses insatisfaisantes.
“Je déplore le peu de considération qu’a la maison de vente PBA pour ces collectionneurs passionnés. Il est encore trop tôt pour se rendre compte de l’ampleur de l’affaire. Je suis contactée par des collectionneurs inquiets sur les acquisitions qu’ils ont pu faire. Le marché de l’archéologie en pâtit déjà”, a commenté auprès de l’AFP Me Béatrice Cohen, avocate du plaignant.
La maison Pierre Bergé & Associés ainsi que Christophe Kunicki font partie des huit personnes physiques ou morales mises en causes pour diverses infractions dans une vaste enquête sur un trafic d’antiquités pillées dans des pays au Proche et au Moyen-Orient.
Les avocats de PBA et de M. Kunicki n’ont pas souhaité commenter mercredi.
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