Mise à jour 9 juin 2023 par Redak
Nathaniel Mary Quinn, l’artiste contemporain noir américain dont le talent est célébré à travers le monde, apporte sa collection unique de “portraits intérieurs” à Paris. Ses portraits, peints en une seule pièce, offrent une ressemblance frappante avec les collages anatomiques sophistiqués, donnant à chaque œil, nez et bouche une existence autonome. A partir de jeudi, ces créations artistiques seront exposées à la galerie Gagosian de Paris.
Quinn, qui a déjà ses œuvres dans plusieurs musées aux États-Unis, est ravi de présenter cette “toute première exposition individuelle” dans la capitale française. Le quadragénaire dévoilera une quinzaine de toiles jusqu’au 29 juillet, exprimant son enthousiasme avec un sourire contagieux.
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Selon lui, les institutions ont décidé de réveiller la magie et la magnificence de l’art noir qu’elles avaient précédemment négligées. “La société change”, observe-t-il, en commentant cette reconnaissance dans le monde de l’art après les rétrospectives dédiées à Zanele Muholi et Faith Ringgold à Paris. Cependant, il tient à souligner que l’art transcende la couleur de peau, citant Caravage comme un exemple de talent pur qui n’est pas défini par la race.
L’exposition, intitulée “The Forging Years” (les années de forge), est réalisée à l’huile, à l’acrylique et au pastel gras. Elle est basée sur une période éprouvante de la vie de Quinn, marquée par la mort de sa mère dans des circonstances troubles liées à l’addiction de son frère aîné aux drogues.
“J’ai été plongé dans le feu de la vie. Cette expérience m’a forgé et a recréé mon identité. Cette exposition le raconte”, confie Quinn. Les portraits de sa famille, de ses amis et de sa communauté sont viscéraux et puissants, offrant un regard troublant de présence.
Ces “portraits intérieurs” font référence aux états d’âme de leurs sujets et racontent l’histoire de la vie de Quinn depuis sa naissance à Chicago en 1977. Ils parlent également de l’histoire collective et renvoient à des thèmes universels comme aux maîtres de l’histoire de l’art.
En 2013, par manque de temps, Quinn a créé son “langage visuel” particulier qui rend sa peinture immédiatement reconnaissable. “Je devais présenter cinq toiles pour une exposition, je n’en avais que quatre et je n’avais que cinq heures pour réaliser la cinquième”, raconte-t-il.
Quinn décrit comment il a utilisé ce temps pour se concentrer sur l’essentiel : le visage, et dans ce visage, les yeux, le nez, la bouche.) Au coeur de la capitale française, la galerie Gagosian accueille à partir de ce jeudi les “portraits intérieurs” de Nathaniel Mary Quinn, un artiste noir américain de plus en plus reconnu sur la scène contemporaine. Ses visages uniques, peints d’une seule traite, semblent être d’élégants collages anatomiques où les yeux, le nez et la bouche ont une vie propre. Cette première exposition individuelle à Paris, un grand honneur pour l’artiste, présente une quinzaine de toiles jusqu’au 29 juillet.
Précédemment, les œuvres de Quinn ont trouvé leur place dans plusieurs musées aux États-Unis. Aujourd’hui, l’artiste quadragénaire se réjouit de l’occasion de présenter son travail en France. “Les institutions ont décidé de reconnaître la beauté et la grandeur de l’art noir, longtemps négligé, qui a toujours été présent. La société évolue”, affirme-t-il. Quinn explique que l’art transcende la couleur de peau – un artiste excelle par son talent, pas en raison de son origine ethnique.
La collection présentée, intitulée “The Forging Years” (Les années de forge), évoque une période douloureuse de la vie de l’artiste. La mort tragique de sa mère, liée à la consommation de drogue de son frère aîné, a laissé une empreinte indélébile sur Quinn. “J’ai été plongé dans le feu de la vie. Cette expérience a forgé et recréé mon identité. Cette exposition le raconte”, confie-t-il. Les portraits, représentant sa famille, ses amis et sa communauté, sont d’une présence troublante, comme un amas de viscères ou d’organes.
L’art de Quinn, ces “portraits intérieurs”, explore les états d’âme de leurs sujets. Ils racontent l’histoire d’un homme né à Chicago en 1977 et son enfance dans un contexte familial tendu et violent. Ils parlent aussi de l’histoire collective et renvoient à des thèmes universels, ainsi qu’aux maîtres de l’histoire de l’art.
En 2013, par manque de temps, cet “obsédé du dessin depuis l’enfance” a développé son “langage visuel” si particulier. Ce style, immédiatement reconnaissable, a été conçu alors que Quinn devait produire une toile supplémentaire en seulement cinq heures pour une exposition. Se concentrant sur l’essentiel – le visage, avec les yeux, le nez, la bouche et une oreille, il a isolé chaque partie du visage. Une fois dessinée, il l’a recouverte de papier, avant de passer à un autre élément. “Lorsque j’ai enlevé l’ensemble du papier, ça a été comme de découvrir un cadeau et la naissance de mon nouveau langage visuel, l’expression de moi-même en tant qu’artiste et être humain”, partage-t-il.
Ce processus a permis à Quinn d’explorer toute la gamme des émotions humaines. Il dépasse toute convention sociale et élimine tout conditionnement.
