Mise à jour 29 mars 2023 par Redak
Les ventes de montres et bijoux en France ont connu une croissance exceptionnelle de 20% en 2022, atteignant un chiffre d’affaires de 7,5 milliards d’euros. Malgré un contexte incertain marqué par le conflit en Ukraine, la hausse des coûts de l’énergie et de l’inflation, le secteur de l’horlogerie, de la bijouterie et de la joaillerie a réalisé un véritable exploit. C’est ce que révèle le rapport annuel du comité professionnel Francéclat.
Les résultats sont particulièrement impressionnants pour la filière française de l’horlogerie, de la bijouterie et de la joaillerie, qui a vu sa production augmenter de 29% pour atteindre les 5 milliards d’euros. Cette performance est le fruit du dynamisme et de l’innovation de ces entreprises, qui ont su s’adapter aux nouvelles tendances du marché et aux attentes des consommateurs.
The auctionlab
La France est aujourd’hui reconnue comme l’un des leaders mondiaux dans ce secteur, grâce à la qualité de ses produits, à sa créativité et à l’excellence de son savoir-faire. Les montres et bijoux “made in France” sont très prisés à travers le monde, notamment pour leur élégance et leur raffinement.
Cette croissance exceptionnelle du secteur de l’horlogerie et de la bijouterie-joaillerie témoigne de la vitalité de l’économie française et de sa capacité à se réinventer. Elle est également le signe que les consommateurs restent attachés à l’achat de produits de qualité, alliant tradition et modernité.
“2021 avait déjà redressé le tir et 2022 est venue porter l’activité à un niveau record. On n’a jamais connu des progressions aussi historiques, le marché français ne s’est jamais aussi bien porté, à la fois grâce à la clientèle française et aussi au retour des touristes étrangers” l’an dernier, se félicite auprès de l’AFP son délégué général, Hervé Buffet.
Avec un chiffre d’affaires de 381 millions d’euros, en hausse de 12% par rapport à 2021, la production d’horlogerie (2.968 emplois) a connu “sa meilleure année depuis 20 ans” -les marques françaises ne captent toutefois que 2% des ventes du secteur en France.
De son côté, la production de bijouterie-joaillerie a bondi de 31% à 4,6 milliards d’euros.
En cinq ans, de 2018 à 2022, la production française de montres et bijoux a ainsi plus que doublé, passant de 2,4 à 5 milliards d’euros, ce qui a permis de créer plus de 2.000 emplois industriels dans un secteur qui fait travailler 14.000 personnes – pour la seule fabrication, ce qui n’inclut donc pas la vente et d’autres fonctions.
Après être tombées à 4,7 milliards d’euros en 2020, contre 7,5 milliards d’euros en 2019 – une année à l’activité gonflée par des exportations massives vers le Royaume-Uni, avant le Brexit -, les exportations de montres et bijoux sont “vigoureusement reparties à la hausse” l’an dernier, indique Francéclat, pour s’établir à 9,5 milliards d’euros en 2022.
“Après une année 2021 encore marquée par des périodes de fermeture administrative plus ou moins longues selon les surfaces commerciales, 2022 est revenue sur des schémas plus habituels, un phénomène amplifié par le retour de nombreux touristes”, commente Francéclat.
