2000 briques de verre Falconnier aux enchères chez Ivoire Troyes

Mise à jour 20 février 2024 par Redak

 

Gustave Falconnier est entré dans l’histoire grâce à une invention révolutionnaire pour les architectes et décorateurs : des briques en verre soufflé. Un lot de plus de 2000 briques de l’architecte suisse, datant de la fin du XIXe siècle et découvert dans une ferme en Belgique, va être dispersé aux enchères par Ivoire Troyes le 16 juin prochain.

escalier castel berrangerDes briques de verre chouchou de Guimard et Le Corbusier

 

Les plus grands architectes avant-gardistes, Hector Guimard, Auguste Perret, Le Corbusier, raffolaient à l’époque des briques de verre de Gustave Falconnier.

La boutique
The auctionlab
Entrez par ici
mobilier design occasion Auctionlab

escalier castel berrangerLe mur séparant l’escalier principal de l’escalier de service du Castel Béranger d’Hector Guimard est construit en briques de verre de différentes couleurs de Gustave Falconnier.

Une brique très recherchée

L’engouement pour les briques Falconnier est toujours d’actualité ! Elles sont aujourd’hui encore très recherchées notamment aux Etats-Unis et en Russie.

La vente aux enchères coïncide d’ailleurs avec une exposition consacrée à cette invention qui aura lieu au Château de Nyon en Suisse du 8 juin 2018 au 29 avril 2019 et à la sortie d’un ouvrage de référence : une série d’évènement qui redonne de la splendeur à cette invention historique.

 « Un tel ensemble est aujourd’hui introuvable, certaines pièces sont encore emballées dans leur papier d’origine » explique Léonard Pomez, le commissaire-priseur d’Ivoire Troyes.

vente aux enchères Ivoire PomezLa vente regroupera 2000 pièces, dont 1400 briques de verre Falconnier, vendues en 50 lots de 40 unités environ. Chaque pièce est estimée à 10€, soit 400€/500€ pour un lot.

 

Mais quelle est la particularité la brique Falconnier ?

Créée en 1886, la brique de verre soufflé Falconnier a la particularité d’être creuse et de laisser passer la lumière tout en préservant des regards indiscrets. Hermétiquement scellée à chaud par une pastille de verre, elle offre de multiples avantages, dont un poids réduit, une translucidité, une bonne isolation, une excellente durabilité et de grandes qualités esthétiques.

shéma briques en verreCes serres se font sans fer, sont d’un prix égal aux serres ordinaires, elles ont encore l’avantage de résister à la grêle.” explique Gustave Falconnier.

 L’invention reçut une médaille d’argent à l’Exposition Universelle de Chicago en 1893 et fut présentée à l’Exposition Universelle de Paris en 1900. Impossible à produire de manière industrielle, la brique Falconnier est tombée dans l’oubli dans la première partie du XXe siècle.

diplome falconnierDiplôme reçu à l’exposition universelle de Chicago, en 1893, deux briques de verre. – © Collection Archives de la Ville de Nyon

 

L’invention de Falconnier fut ensuite reprise par la maison belge Blanpain-Massonet, qui en déclina plusieurs modèles dont les briques Neutral (modèles 8 et 9), les Astral, et les Astralux, qui constituent une partie des lots de la vente.

La vente regroupera 2000 pièces, dont 1400 briques de verre Falconnier, vendues en 50 lots de 40 unités environ. Chaque pièce est estimée à 10€, soit 400€/500€ pour un lot.

Vente aux enchères samedi 16 juin 2018 à 14h chez Ivoire Troyes

 

Pauline Boddaert

Pauline Boddaert, originaire de Lille, a une carrière impressionnante dans le domaine de l'art et de la communication. Elle a débuté en tant que collaboratrice au cabinet d'expertise Plaisance, spécialisé dans les arts décoratifs du 20ème siècle pour l'étude Aguttes, où elle a travaillé pendant deux ans. Par la suite, elle a rejoint Ze Design Agency en tant que chef de projet pendant un an, avant de travailler comme assistante de galerie à la Galerie Michel Giraud pendant une année. En 2014, Pauline a fondé We Art Galerie à Lille, où elle a exercé en tant que CEO pendant près de cinq ans. Elle y a géré l'approvisionnement du stock, la force de vente, ainsi que les activités de marketing et de communication. Parallèlement, elle a été rédactrice en chef chez AuctionLab pendant deux ans et cinq mois, où elle s'est occupée de la rédaction d'articles sur le marché de l'art, du référencement, du community management, et du management en général. Pauline a également travaillé en tant que rédactrice en chef chez Bidtween pendant un an, où elle a mené des interviews de personnalités du marché de l'art et de la culture, animé des plateaux TV et géré les relations presse. Elle a ensuite rejoint MAY ASSOCIES, où elle a occupé le poste de directeur des communications marketing pendant trois ans et deux mois, et celui de clerc de commissaire-priseur pendant trois ans et un mois à Roubaix. Actuellement, Pauline est basée à Paris et travaille pour ARTCENTO en tant que directrice des opérations et attachée de presse depuis deux ans et trois mois. Elle est également journaliste spécialisée dans le marché de l'art pour Antiquités Brocante et Beaux Arts Magazine depuis cinq ans et trois mois. Avec une carrière aussi riche et diversifiée, Pauline Boddaert est sans aucun doute une figure emblématique dans le monde de l'art et de la communication en France.

Tous les articles de l’auteur