La torche olympique de 1968 brillera-t-elle aux enchères ?

Mise à jour 15 décembre 2022 par Redak

L’année 1968 en France a marqué les esprits par les revendications sociales du mois de mai, mais cette même année furent organisés les Xème jeux olympiques d’hiver à Grenoble.

C’est précisément 50 ans après cet événement sportif que l’étude Boisgirard-Antonini propose aux enchères un souvenir insolite : la torche officielle des Xe Jeux Olympiques d’hiver de Grenoble 1968.

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Aux enchères : un souvenir qui a parcouru des milliers de kilomètres

 

C’est lors de ces jeux olympiques d’hiver que s’illustrèrent les étoiles françaises Jean-Claude Killy, Marielle Goitschel, Guy Périllat, Léo Lacroix : ce majestueux flambeau est donc un précieux souvenir de ces exploits.

 

Vecteur de la flamme olympique lors du relais qui parcourut la France en cinquante étapes, sur plus de 7 000 km, entre le 19 décembre 1967 et le 6 février 1968, cette torche fut saluée par près de 2 millions de spectateurs au long de son parcours. Entre le premier relayeur, le marathonien Alain Mimoun (médaille d’or aux Jeux de Melbourne 1956) et le dernier, le patineur Alain Calmat (médaille d’argent aux Jeux d’Innsbruck 1964), la flamme sacrée passa entre les mains de 5.000 sportifs de tous niveaux, de tous âges et de toutes disciplines. 

 

Histoire de la flamme olympique

 

Dans l’antiquité, la flamme symbolisait le feu sacré qui brûlait en permanence devant les temples grecs du sanctuaire d’Olympie.

 

C’est en 1936 que, reprenant le principe des messagers olympiques qui s’en allaient proclamer la trêve sacrée pour la durée des jeux, fut créé le premier relais olympique moderne. La flamme, véhiculée par une torche, parcourut au début, de mains en mains, la route entre Olympie et Berlin. 

 

Depuis 1936 chacun des Jeux Olympiques donne lieu à la création d’un modèle particulier de torche. Elles partagent avec les médailles de vainqueurs la plus forte valeur symbolique et sont ainsi des œuvres recherchées par les collectionneurs et les musées.

 

Une des torches les plus rares sur le marché

Aussi, le 24 janvier prochain à Drouot est proposé aux enchères la torche des JO d’hiver de 1968, en tôle cuivrée constitué d’un long manche garni d’une prise en feutrine rouge, surmonté d’un manchon protecteur dont le corps, cachant le brûleur, est orné de trois insignes argentés figurant l’emblème officiel des Jeux par Roger Excoffon, le sommet, servant de coupe-vent est découpé en forme de lames. Le motif ornemental en forme de toupie à la base du manche est estampillé du logo de la STEFI et porte le numéro N7. 

 

Inspirée de l’antiquité, la torche des jeux de Grenoble fut fabriquée artisanalement à 33 exemplaires seulement par la Société Technique d’Équipement et de Fournitures Industrielles (STEFI). Cinquante ans après sa création, comparée aux torches des jeux actuelles, fabriquées en série à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires tous semblables, la torche proposée aux enchères par la maison de ventes Boisgirard et Antonini demeure, avec celle des Jeux Olympiques d’Helsinki de 1952 (22 exemplaires), l’une des plus rares.

 

 

Vente aux enchères :
Mercredi 24 Janvier 2018 14:30
Salle 4 – Drouot-Richelieu, 9, rue Drouot 75009 Paris
Catalogue de vente : ICI

 

expositions publiques :
lundi 22 janvier, mardi 23 janvier 2018 de 11 h à 18 h
mercredi 24 janvier 2018 de 11 h à 12 h

 

Image à la une :

Torche officielle des XJeux Olympiques d’hiver de Grenoble 1968. Important flambeau en tôle cuivrée constitué d’un long manche garni d’une prise en feutrine rouge, surmonté d’un manchon protecteur dont le corps, cachant le brûleur, est orné de trois insignes argentés figurant l’emblème officiel des Jeux par Roger Excoffon, le sommet, servant de coupe-vent est découpé en forme de lames. Le motif ornemental en forme de toupie à la base du manche est estam- pillé du logo de la STEFI et porte le numéro N7. Hauteur : 76,5 cm Diamètre du manche : 4,2 cm, du fourneau : 9 cm. Petits chocs, usures et oxydation. 40 000/50 000 € 

 

Pauline Boddaert

Pauline Boddaert, originaire de Lille, a une carrière impressionnante dans le domaine de l'art et de la communication. Elle a débuté en tant que collaboratrice au cabinet d'expertise Plaisance, spécialisé dans les arts décoratifs du 20ème siècle pour l'étude Aguttes, où elle a travaillé pendant deux ans. Par la suite, elle a rejoint Ze Design Agency en tant que chef de projet pendant un an, avant de travailler comme assistante de galerie à la Galerie Michel Giraud pendant une année. En 2014, Pauline a fondé We Art Galerie à Lille, où elle a exercé en tant que CEO pendant près de cinq ans. Elle y a géré l'approvisionnement du stock, la force de vente, ainsi que les activités de marketing et de communication. Parallèlement, elle a été rédactrice en chef chez AuctionLab pendant deux ans et cinq mois, où elle s'est occupée de la rédaction d'articles sur le marché de l'art, du référencement, du community management, et du management en général. Pauline a également travaillé en tant que rédactrice en chef chez Bidtween pendant un an, où elle a mené des interviews de personnalités du marché de l'art et de la culture, animé des plateaux TV et géré les relations presse. Elle a ensuite rejoint MAY ASSOCIES, où elle a occupé le poste de directeur des communications marketing pendant trois ans et deux mois, et celui de clerc de commissaire-priseur pendant trois ans et un mois à Roubaix. Actuellement, Pauline est basée à Paris et travaille pour ARTCENTO en tant que directrice des opérations et attachée de presse depuis deux ans et trois mois. Elle est également journaliste spécialisée dans le marché de l'art pour Antiquités Brocante et Beaux Arts Magazine depuis cinq ans et trois mois. Avec une carrière aussi riche et diversifiée, Pauline Boddaert est sans aucun doute une figure emblématique dans le monde de l'art et de la communication en France.

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