La dernière feuille de laurier de la couronne de Napoléon aux enchères

Mise à jour 1 novembre 2023 par Redak

 

« En un geste de bienvenue, Napoléon s’avance vers le visiteur profondément incliné. « Alors Biennais, cette couronne ? »

« La voici Sire. »

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Entrouvant l’écrin qu’il vient de poser près de la fenêtre, sur la table de travail désertée par le secrétaire particulier, l’orfèvre offre respectueusement au souverain les fins lauriers d’or noués sur la nuque, à la romaine.

« Elle est belle, mais il faut l’essayer »

Biennais, reprend alors le joyau, le pose doucement sur le front de l’Empereur qui s’est avancé vers une glace.

« Belle…, mais lourde ! »

« C’est le poids des victoires, Sire…il faut beaucoup de feuilles pour les rappeler toutes. »

« Alors oublions-en quelques unes, car je ne saurais courber la tête sous leur faix. Au revoir Biennais vous avez crée une oeuvre qui restera. »

Une partie de la couronne de Napoléon aux enchères

 

L’image du sacre de Napoléon, coiffé de la couronne de lauriers d’or  est dans les esprits de chacun. C’est une partie de ce symbole de la puissance de l’Empereur qui sera vendue aux enchères par l’étude Osenat : une exceptionnelle feuille de laurier en or provenant de la couronne de Napoléon. Les représentations de la couronne sont nombreuses, on citera les tableaux d’Ingres, du Baron Gérard représentant Napoléon en tenue de Sacre, et bien évidemment, l’oeuvre monumentale de Jacques Louis David, conservée au Louvre.

Détail du tableau du sacre de Napoléon par Jacques Louis David

Feuille ord couronne Napoléon sacre Osenat enchères Fontainebleau

Une provenance inestimable

 

L’histoire de cette feuille d’or de la couronne de Napoléon Ier est contée par Jeanne Renée de Valroger (1901-1993), descendante de deux filles de Martin Guillaume Biennais, l’orfèvre de l’Empereur, qui cisela la couronne avant le Sacre.

« Sa Majesté m’a félicité, mais le poids des Lauriers l’incommode un peu, aurait dit Biennais (…) J’ai donc coupé six feuilles. Dieu m’a donné six filles. A chacune je remets une de ces feuilles, dans lesquelles j’ai mis beaucoup de moi-même, elles représentent un peu de l’Histoire de France ».

Retirée de la Couronne du Sacre par l’orfèvre  à la demande du futur Empereur, elle fut donc offerte à l’une des filles de Biennais puis conservée dans la descendance de l’orfèvre jusqu’à nos jours.

Exceptionnelle feuille de laurier provenant de la Couronne de Sacre de l’Empereur. Napoléon Ier (1804). […] 1804. 100 000 / 150 000 € Dans un écrin en maroquin rouge décoré au petit fer à l’or de frises de palmettes, entrelacs, étoiles et soleils. signé à l’or « biennais au singe violet rue s.honore n°511 ».

Feuille ord couronne Napoléon sacre Osenat enchères Fontainebleau

Il ne reste que deux feuilles de la couronne de l’Empereur connues au monde.

 

Aujourd’hui, il ne reste que deux feuilles de lauriers de la couronne de l’Empereur connues au monde. L’une, montée en tabatière et passée en vente aux enchères à Cannes dans les années 80 (Expert : Jean Claude Dey), avait atteint 80 000 francs sans les frais. Préemptée par les musées nationaux, elle a rejoint les collections du Musée national de Fontainebleau.

L’autre est celle qui sera proposée au plus offrant le 19 novembre prochain par la maison de ventes Osenat, à Fontainebleau également.

Une vente couronnée de succès ?

C’est sous le marteau de Maître Osenat que le chapeau de Napoléon Ier avait déjà été adjugé près de 2millions d’euros en 2014. Estimée 100 000 / 150 000 € et pesant 10 grammes, la vente de ce témoignage de l’Histoire de France sera-t-elle à son tour couronnée de succès ?

Feuille ord couronne Napoléon sacre Osenat enchères FontainebleauNapoléon par le Baron Gérard

 

VENTE  « L’Empire à Fontainebleau » le dimanche 19 Novembre 2017. Hôtel d’Albe, 9-11 rue Royale. 

77300 Fontainebleau.

EXPOSITIONS PUBLIQUES

Samedi 18 Novembre de 10h à 18h

Dimanche 19 Novembre de 10h à 12h

 

Pauline Boddaert

Pauline Boddaert, originaire de Lille, a une carrière impressionnante dans le domaine de l'art et de la communication. Elle a débuté en tant que collaboratrice au cabinet d'expertise Plaisance, spécialisé dans les arts décoratifs du 20ème siècle pour l'étude Aguttes, où elle a travaillé pendant deux ans. Par la suite, elle a rejoint Ze Design Agency en tant que chef de projet pendant un an, avant de travailler comme assistante de galerie à la Galerie Michel Giraud pendant une année. En 2014, Pauline a fondé We Art Galerie à Lille, où elle a exercé en tant que CEO pendant près de cinq ans. Elle y a géré l'approvisionnement du stock, la force de vente, ainsi que les activités de marketing et de communication. Parallèlement, elle a été rédactrice en chef chez AuctionLab pendant deux ans et cinq mois, où elle s'est occupée de la rédaction d'articles sur le marché de l'art, du référencement, du community management, et du management en général. Pauline a également travaillé en tant que rédactrice en chef chez Bidtween pendant un an, où elle a mené des interviews de personnalités du marché de l'art et de la culture, animé des plateaux TV et géré les relations presse. Elle a ensuite rejoint MAY ASSOCIES, où elle a occupé le poste de directeur des communications marketing pendant trois ans et deux mois, et celui de clerc de commissaire-priseur pendant trois ans et un mois à Roubaix. Actuellement, Pauline est basée à Paris et travaille pour ARTCENTO en tant que directrice des opérations et attachée de presse depuis deux ans et trois mois. Elle est également journaliste spécialisée dans le marché de l'art pour Antiquités Brocante et Beaux Arts Magazine depuis cinq ans et trois mois. Avec une carrière aussi riche et diversifiée, Pauline Boddaert est sans aucun doute une figure emblématique dans le monde de l'art et de la communication en France.

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  • Anonyme

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