Une toile d’Ensor démasquée : « Squelette arrêtant masques »

Mise à jour 23 janvier 2019 par Redak

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Une oeuvre inédite en vente chez Sotheby’s

« Squelette arrêtant masques » : cette oeuvre inédite de James Ensor a été conservée au sein d’une même collection depuis près d’un siècle et apparaîtra pour la première fois sur le marché de l’art. Ce tableau magistral sera en vente le 7 décembre à Paris par la Maison de vente Sotheby’s et estimé 1 000 000 / 1 500 000 €.

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L’influence de la ville d’Ostende dans l’oeuvre de James Ensor

James Ensor est né en 1860 dans la ville d’Ostende, en Belgique. Ce petit village de pêcheurs acquiert une certaine notoriété en 1834, lorsque le roi Léopold Ier en fait sa résidence estivale, avant de devenir au cours des décennies suivantes une station balnéaire animée et très à la mode.

C’est à Ostende que le père du peintre, James Frederic rencontre sa mère, Marie Catherine Haegheman, une petite bourgeoise locale dont la famille possède une boutique de souvenirs et de curiosités. Le magasin fait vivre la famille d’Ensor, et le futur peintre grandit dans ce décor de “coquillages, dentelles, poissons rares empaillés, vieux livres, gravures, armes, porcelaines de Chine, un fouillis inextricable d’objets hétéroclites” (lettre d’Ensor à Louis Delattre, 4 août 1898).

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Masques et squelettes : une place prééminente dans l’oeuvre du peintre

Déjà présentes dans son oeuvre depuis 1883, les représentations de masques et de squelettes prennent à partir de 1887 une place prééminente. Il revisite même une partie de sa production du début des années 1880 afin de la peupler de ces motifs.

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Masques et squelettes rappellent bien sûr l’étrange ambiance du magasin familial ainsi que la tradition du carnaval d’Ostende, mais ils ont également une portée symbolique. Les premiers camouflent et exacerbent une réalité que le peintre trouve trop laide et trop cruelle, tandis que les seconds pointent la vanité et l’absurdité du monde.

Peint à Ostende en 1891, ce tableau magistral et inédit, « Squelette arrêtant masques », est composé des éléments signatures de l’artiste. Considérée comme l’une des plus importantes redécouvertes de l’œuvre de l’artiste, cette huile sur toile est l’un des tableaux les plus aboutis du peintre. Il fait écho à certains chefs-d’œuvre conservés dans les plus prestigieux musées du monde. L’extraordinaire fraîcheur de ses couleurs, miraculeusement préservée, le sujet iconique mettant en scène les figures emblématiques de l’art d’Ensor et la composition modernité inouïe font de ce tableau une oeuvre magistrale.

 

https://www.sothebys.com/en/auctions/2016/art-impressionniste-et-moderne-pf1616.html?cmp=social_PF1616_twitter_art_impressionniste_111016-111016

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Pauline Boddaert

Pauline Boddaert, originaire de Lille, a une carrière impressionnante dans le domaine de l'art et de la communication. Elle a débuté en tant que collaboratrice au cabinet d'expertise Plaisance, spécialisé dans les arts décoratifs du 20ème siècle pour l'étude Aguttes, où elle a travaillé pendant deux ans. Par la suite, elle a rejoint Ze Design Agency en tant que chef de projet pendant un an, avant de travailler comme assistante de galerie à la Galerie Michel Giraud pendant une année. En 2014, Pauline a fondé We Art Galerie à Lille, où elle a exercé en tant que CEO pendant près de cinq ans. Elle y a géré l'approvisionnement du stock, la force de vente, ainsi que les activités de marketing et de communication. Parallèlement, elle a été rédactrice en chef chez AuctionLab pendant deux ans et cinq mois, où elle s'est occupée de la rédaction d'articles sur le marché de l'art, du référencement, du community management, et du management en général. Pauline a également travaillé en tant que rédactrice en chef chez Bidtween pendant un an, où elle a mené des interviews de personnalités du marché de l'art et de la culture, animé des plateaux TV et géré les relations presse. Elle a ensuite rejoint MAY ASSOCIES, où elle a occupé le poste de directeur des communications marketing pendant trois ans et deux mois, et celui de clerc de commissaire-priseur pendant trois ans et un mois à Roubaix. Actuellement, Pauline est basée à Paris et travaille pour ARTCENTO en tant que directrice des opérations et attachée de presse depuis deux ans et trois mois. Elle est également journaliste spécialisée dans le marché de l'art pour Antiquités Brocante et Beaux Arts Magazine depuis cinq ans et trois mois. Avec une carrière aussi riche et diversifiée, Pauline Boddaert est sans aucun doute une figure emblématique dans le monde de l'art et de la communication en France.

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