Collection Paul Goute : un siècle de goût français dispersé à Drouot le 20 novembre 2026

Mise à jour 3 septembre 2026 par Redak

Le vendredi 20 novembre 2026 à 14 heures, la salle 1 de l’Hôtel Drouot accueille une vacation d’art moderne et contemporain organisée par la maison Mirabaud Mercier. Au cœur du catalogue figure un ensemble qui n’avait plus circulé depuis quatre générations : la collection Paul Goute, réunie au début du XXe siècle par un banquier parisien doublé d’un dessinateur de talent. Autour d’elle, une sélection à divers réunit des signatures qui traversent tout le siècle, de Bernard Buffet à Andy Warhol, avec en tête d’affiche une grande aquarelle sur soie de Sam Szafran estimée 200 000 à 300 000 euros.

Affiche de la vente aux enchères Art moderne et contemporain du 20 novembre 2026 à l'Hôtel Drouot, maison Mirabaud Mercier
Vente Art moderne et contemporain, collection Paul Goute et à divers, Hôtel Drouot, salle 1, vendredi 20 novembre 2026. © Mirabaud Mercier

Une collection d’amateur au cœur de la vie artistique parisienne

Certaines collections se construisent par acquisitions calculées, catalogue en main. Celle de Paul Goute relève d’un autre mouvement : elle épouse un cercle d’amitiés. Conservée jusqu’à ce jour par ses descendants, elle rassemble des figures majeures de l’art français, Albert MarquetEugène BoudinJean-Louis Forain, aux côtés d’un ensemble entièrement consacré à la Bretagne et à ses paysages.

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Ce versant breton réunit André DauchezLucien SimonRené QuillivicWillem Van Hasselt et Étienne Bouchaud. Des marines, des scènes de la vie régionale, des ports : la même sensibilité revient d’un nom à l’autre, celle d’un collectionneur attiré par l’eau, la lumière changeante et les silhouettes de bateaux. Cette cohérence interne fait la valeur documentaire de l’ensemble autant que sa valeur marchande. Elle donne à voir ce qu’un amateur averti du début du siècle regardait vraiment, loin des reconstitutions rétrospectives.

La dispersion intervient à l’occasion de la succession d’Agnès Goute, veuve Lahaye, petite-fille du collectionneur et première épouse du cinéaste Claude Chabrol. Plus de quatre-vingts ans dans la même famille : la provenance, dans le langage du marché, ne se discute pas.

Paul Goute, dessinateur, banquier et homme de réseaux

Le parcours de Paul Goute (1860-1943) ressemble à un roman du XIXe siècle. Né à Paris dans un milieu modeste, orphelin de père à deux ans, il doit à son instituteur, frappé par ses résultats, d’être recommandé comme employé à la banque Rothschild. Il y accomplit une ascension remarquable. En 1907Édouard de Rothschild lui confie la direction des services financiers de l’établissement, fonction qu’il exerce jusqu’en 1936 avant de rester conseiller de la maison jusqu’en 1939.

En parallèle de cette carrière financière, Paul Goute dessine. Il pratique la caricature avec assiduité et publie, en 1921, un recueil intitulé 70 Croquis (1914-1919), tiré à seulement 120 exemplaires. Quatre ans plus tard paraît, à compte privé et à petit tirage, Caricatures et pages d’album, qui rassemble quatre-vingt-dix-neuf dessins exécutés entre 1905 et 1924. Ces deux ouvrages, destinés à un cercle restreint d’amis et d’amateurs, disent la place que le dessin occupait dans sa vie quotidienne et dans ses relations avec les milieux artistiques.

Personnalité discrète mais influente, il devient administrateur des établissements Michelin et participe aux réflexions financières menées aux côtés du président du Conseil Raymond Poincaré pendant la Première Guerre mondiale, puis lors du redressement financier de la France en 1924. Il se lie d’amitié avec le philosophe Henri Bergson et avec les peintres Albert Marquet et Henri Martin.

Ces liens éclairent la nature même de sa collection. Elle est composée pour l’essentiel d’œuvres de contemporains, acquises au fil de leurs carrières, souvent directement auprès des artistes ou de leurs galeries. Un collectionneur qui achète ce qu’il aime chez des gens qu’il fréquente : la formule paraît simple, elle produit des ensembles autrement plus cohérents que les rassemblements spéculatifs.

Albert Marquet, trois toiles et une amitié documentée

Le nom d’Albert Marquet (1875-1947) structure la partie la plus attendue de la vacation. Trois œuvres, dont deux portent les étiquettes de la galerie Druet, marchand parisien de premier plan au début du XXe siècle.

La Rhune, vue de Saint-Jean-de-Luz (1928)

Albert Marquet, La Rhune, vue de Saint-Jean-de-Luz, 1928, huile sur toile 60 x 81 cm
Albert Marquet (1875-1947), La Rhune, vue de Saint-Jean-de-Luz, 1928, huile sur toile, 60 x 81 cm. Estimation : 60 000 / 80 000 €. © Mirabaud Mercier

La pièce maîtresse est une huile sur toile de 60 x 81 cm, signée en bas à gauche, datée 1928. Elle représente le port de Saint-Jean-de-Luz sous la silhouette bleutée de la Rhune, dans cette gamme de verts d’eau et de gris perle qui a fait la réputation du peintre. L’étiquette au dos porte le numéro 12049 de la galerie Druet.

Sa valeur documentaire tient au détail suivant : le tableau fut exposé dès sa création, chez Druet, lors de l’exposition Albert Marquet, œuvres récentes 1926-1928, du 30 avril au 11 mai 1928, sous le numéro 29, reproduit au catalogue. La mention manuscrite portée sur ce catalogue, « appartient à M. P. G. », atteste que Paul Goute comptait déjà parmi les collectionneurs privilégiés du peintre, à une date où la cote de Marquet était solidement établie. Estimation : 60 000 / 80 000 €.

Le port de Hambourg (1909)

Albert Marquet, Le port de Hambourg, 1909, huile sur carton toilé 24 x 33 cm
Albert Marquet (1875-1947), Le port de Hambourg, 1909, huile sur carton toilé, 24 x 33 cm. Estimation : 15 000 / 20 000 €. © Mirabaud Mercier

Plus petite mais chargée d’histoire, cette huile sur carton toilé de 24 x 33 cm est signée en bas à gauche et annotée à l’encre au dos de la main de l’artiste : « Hambourg, Mars 1909 ». Elle documente le voyage de Marquet en Allemagne cette année-là. Grues, cheminées, fumées grises sur un quai désert : une composition tendue vers le motif industriel, dans une palette réduite. Estimation : 15 000 / 20 000 €.

Un délicat paysage de bords de Seine, peint aux alentours de Poissy vers 1910, complète cet ensemble.

Eugène Boudin, une marine de jeunesse

Eugène Boudin, L'avant-port de Honfleur, vers 1858-1860, huile sur panneau d'acajou 25 x 36 cm
Eugène Boudin (1824-1898), L’avant-port de Honfleur, circa 1858-60, huile sur panneau d’acajou, 25 x 36 cm. Estimation : 12 000 / 15 000 €. © Mirabaud Mercier

La sensibilité de Paul Goute pour les marines se retrouve dans une œuvre de jeunesse du maître des ciels normands. Eugène Boudin (1824-1898) signe ici L’avant-port de Honfleur, exécuté vers 1858-1860, une huile sur panneau d’acajou de 25 x 36 cm signée en bas à gauche. L’état est mentionné avec la précision d’usage : trois petites fentes naissantes en bordure droite.

Le catalogue rapproche cette peinture de Honfleur. Le port. Voilier à quai, exécuté vers 1858-1862 et reproduit dans le tome I du catalogue raisonné d’Eugène Boudin par Robert Schmit sous le numéro 195. Nous sommes ici aux origines du travail de Boudin, dans ces années où le peintre installe les principes qui feront de lui l’un des passeurs entre la peinture de plein air et l’impressionnisme naissant. Provenance : collection Paul Goute, puis par descendance. Estimation : 12 000 / 15 000 €.

François Pompon, une chouette en bois d’amboine

François Pompon, Chouette, 1923, bois d'amboine, pièce unique, hauteur 18,5 cm
François Pompon (1855-1933), Chouette, 1923, bois d’amboine, pièce unique, haut. 18,5 cm. Estimation : 15 000 / 25 000 €. © Mirabaud Mercier

Parmi les objets les plus attachants de la vente figure une Chouette de François Pompon (1855-1933), taillée en bois d’amboine, signée, haute de 18,5 cm, datée 1923. La pièce est unique.

Son histoire est documentée avec une précision rare. Elle fut exposée au Salon des Artistes Décorateurs en 1923, sous le numéro 558. Paul Goute l’y acquit le 30 avril 1923, directement auprès de l’artiste, en même temps qu’un Lapin en pierre, un Ours brun en bronze et une Poule d’eau. La sculpture est restée dans la famille par voie de succession jusqu’à aujourd’hui. Elle est référencée dans POMPON, l’œuvre complète, éditions Norma, 2025, page 292. Mme Liliane Colas et Monsieur Come Remy ont confirmé, après examen de visu, qu’il s’agit bien de la sculpture décrite au catalogue raisonné. État : légère fente. Estimation : 15 000 / 25 000 €.

Une provenance d’artiste à collectionneur, sans intermédiaire, sans rupture de chaîne : sur le marché de la sculpture animalière, ce type de dossier fait la différence.

Jean-Louis Forain et le versant graphique

Un autre ensemble est consacré à Jean-Louis Forain, avec une quinzaine de dessins, encres, lavis et pastels qui illustrent toute la richesse de son œuvre graphique. L’une des feuilles provient de la célèbre vente de la collection Jacques Doucet, organisée à l’Hôtel Drouot en décembre 1917.

Ce détail mérite qu’on s’y arrête. Acheter chez Doucet en 1917, c’était se placer dans le sillage de l’un des regards les plus sûrs de son temps. La qualité des provenances réunies par Paul Goute se lit dans ce genre de filiation, davantage que dans les montants engagés.

Les lots à divers : Szafran en tête d’affiche

La seconde partie de la vacation, dite « à divers », déplace le curseur vers la seconde moitié du XXe siècle.

Sam Szafran (1934-2019) en signe le sommet avec une œuvre monumentale : Sans Titre (escalier), 1994aquarelle sur soie signée, 212 x 112 cm. L’escalier, motif obsessionnel de l’artiste, y déploie sa vertigineuse spirale dans une gamme ocre et verte, entre observation minutieuse et déformation onirique. La provenance mentionne la Galerie Claude Bernard, 7-9 rue des Beaux-Arts, Paris 6e, puis une collection particulière française. Estimation : 200 000 / 300 000 €, la plus haute de la vente.

Sam Szafran, Sans Titre (escalier), 1994, aquarelle sur soie 212 x 112 cm
Sam Szafran (1934-2019), « Sans Titre » (escalier), 1994, aquarelle sur soie, 212 x 112 cm. Estimation : 200 000 / 300 000 €. © Mirabaud Mercier

Andy Warhol (1928-1987) est présent avec Goethe, 1982, sérigraphie signée en bas à gauche et numérotée 1/10095 x 95 cm à vue. Le portrait du poète allemand, saturé de rouge et de jaune, provient de la Galerie Denise René puis de la collection Martine Grospiron. Estimation : 40 000 / 60 000 €.

Andy Warhol, Goethe, 1982, sérigraphie signée et numérotée 1/100, 95 x 95 cm
Andy Warhol (1928-1987), Goethe, 1982, sérigraphie signée et numérotée 1/100, 95 x 95 cm à vue. Estimation : 40 000 / 60 000 €. © Mirabaud Mercier

Bernard Buffet (1928-1999) propose une Tête d’homme, 1949, huile sur toile signée et datée en haut à droite, 55 x 38 cm, reproduite dans le tome I du catalogue raisonné de l’œuvre peint, page 146. Une œuvre de jeunesse, contemporaine des années misérabilistes qui firent sa notoriété. Estimation : 8 000 / 10 000 €.

Bernard Buffet, Tête d'homme, 1949, huile sur toile 55 x 38 cm
Bernard Buffet (1928-1999), Tête d’homme, 1949, huile sur toile, 55 x 38 cm. Estimation : 8 000 / 10 000 €. © Mirabaud Mercier

Georges Folmer (1895-1977) est représenté par Perspectives géométriques, 1933, huile sur toile signée et datée au dos, 46 x 33 cm. Le tableau bénéficie d’un dossier complet : provenance de l’atelier de l’artiste puis de sa descendance, collection Martine Grospiron, reproduction dans l’ouvrage de Lydia Haramburg Folmer, la conquête de l’abstraction (El Viso, page 63), inscription au catalogue raisonné sous le numéro 199, et exposition au musée des Beaux-Arts de Rennes du 10 février au 20 mai 2010. Estimation : 6 000 / 8 000 €.

Georges Folmer, Perspectives géométriques, 1933, huile sur toile 46 x 33 cm
Georges Folmer (1895-1977), Perspectives géométriques, 1933, huile sur toile, 46 x 33 cm. Estimation : 6 000 / 8 000 €. © Mirabaud Mercier

Alain Jacquet (1939-2008) ferme cette sélection avec Portrait d’homme, Bleu, rouge et orange, 1964, sérigraphie en couleurs sur toile signée, 162,5 x 114 cm. L’œuvre appartient à la série des trames qui a fait entrer le Mec Art dans l’histoire de l’art français. Elle fut exposée au MAMAC de Nice en 2005 lors de l’exposition Alain Jacquet, Camouflages et figure dans trois publications de référence. Estimation : 6 000 / 8 000 €.

Alain Jacquet, Portrait d'homme, Bleu, rouge et orange, 1964, sérigraphie sur toile 162,5 x 114 cm
Alain Jacquet (1939-2008), Portrait d’homme, Bleu, rouge et orange, 1964, sérigraphie en couleurs sur toile, 162,5 x 114 cm. Estimation : 6 000 / 8 000 €. © Mirabaud Mercier

Un panorama qui va de Boudin à Warhol

Lue d’un bloc, la vacation raconte quelque chose du goût français sur cent trente ans. Les marines de Boudin ouvrent le parcours à la fin des années 1850. Marquet le prolonge dans les années 1900 et 1920. Pompon y ajoute la sculpture animalière du premier Art déco. Folmer fait basculer l’ensemble vers l’abstraction géométrique des années 1930. Buffet installe l’après-guerre, Jacquet les années Pop, Warhol la consécration internationale de la sérigraphie, Szafran enfin le retour d’un dessin virtuose à la fin du siècle.

Les fourchettes d’estimation, de 6 000 à 300 000 euros, ouvrent la vente à des profils d’acheteurs très différents. Les amateurs de dessins pourront suivre l’ensemble Forain, les collectionneurs de marines viseront Boudin et l’ensemble breton, tandis que les grandes signatures internationales attireront les enchérisseurs étrangers, désormais habitués aux vacations parisiennes.

Informations pratiques

  • Vente : vendredi 20 novembre 2026 à 14h
  • Lieu : Hôtel Drouot, salle 1, Paris 9e
  • Exposition publique : à Drouot le 19 novembre
  • Expositions privées partielles : sur rendez-vous au 174 rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris

Experts de la vente :

  • Tableaux modernes : Marc OttaviCabinet MaréchauxBrame et Lorenceau
  • Estampes : Sylvie Collignon
  • Arts décoratifs du XXe siècle : Amélie Marcilhac

Mirabaud Mercier, quinze ans de découvertes à Drouot

Fondée en 2010 et installée 174 rue du Faubourg Saint-Honoré, au cœur du triangle d’or parisien, la maison de ventes Mirabaud Mercier s’est imposée parmi les acteurs reconnus du marché de l’art de la capitale. Les commissaires-priseurs Fabien Mirabaud et Claudia Mercier s’appuient sur une équipe jeune pour le conseil, l’expertise et la valorisation des œuvres que leur confient les familles.

En quinze ans de ventes à l’Hôtel Drouot, la maison a enregistré près d’une centaine de préemptions, plusieurs records mondiaux et des dizaines de records français. Quelques jalons :

  • 2021 : découverte et vente du tableau de Van GoghScène de rue à Montmartre, adjugé 13,1 millions d’euros, plus haute enchère de l’année en France.
  • 2022 : vente du mobilier de la famille Clovis Trouille pour près d’un million d’euros, et records du monde en art vietnamien avec un diptyque de Le Quoc Loc.
  • Avril 2024 : dispersion de l’exceptionnelle collection Spitzer, conservée par les héritiers, composée d’objets Haute Époque, dont plusieurs lots préemptés par le musée du Louvre.
  • Décembre 2024 : nouveau record mondial en art vietnamien pour un paravent de Nguyen Van Binh, provenant de la collection du vicomte Yves de Kergos, banquier à Hanoï, vendu plus de 450 000 €.
  • 2025 : dispersion d’un ensemble de dix-huit œuvres de Francis Picabia et nouveau record mondial en art vietnamien pour Tran Binh Loc, la vente totalisant près de 4 millions d’euros.
  • 2026 : dispersion de l’extraordinaire bibliothèque surréaliste du Dr Zara, pour plus de 1,5 million d’euros, confirmant le positionnement de la maison dans la bibliophilie d’avant-garde depuis la dispersion du fonds Belias en 2010.

Fabien Mirabaud, ancien vice-président du SYMEV (Syndicat national des maisons de vente volontaire), ancien avocat d’affaires aux barreaux de New York et de Paris, diplômé de l’École du Louvre, a fondé la maison en 2010. Il a été rejoint par Claudia Mercier, forte d’une longue expérience au département inventaires de Christie’s avant de diriger le département développement de Tajan, où elle a œuvré à l’expansion internationale.

Ce qu’il faut retenir avant le 20 novembre

La collection Paul Goute vaut moins par le montant global de ses estimations que par ce qu’elle restitue : un univers de relations, d’amitiés et de fidélités artistiques qui animaient la vie culturelle française du premier XXe siècle. Un banquier qui dessine, achète chez Druet, fréquente Bergson et Marquet, acquiert un Pompon au Salon des Artistes Décorateurs le jour même où il le découvre. Ce type d’ensemble ne revient pas souvent sur le marché, et rarement avec une chaîne de provenance aussi nette.

Les amateurs auront intérêt à prévoir la journée du 19 novembre pour l’exposition publique à Drouot, seule occasion de confronter en salle la matière du panneau d’acajou de Boudin, le grain du bois d’amboine de Pompon et la soie tendue de Szafran.

Marie

Je suis Marie Dupras, reconnue pour être l'élément le plus énergique de notre équipe. Passionnée par l'acquisition de nouvelles connaissances, je consacre mes week-ends à explorer les musées et à participer fréquemment à des ventes aux enchères. Mon petit défaut ? Je ne résiste pas à l'envie d'acheter, mais cela s'accompagne d'un talent pour la recherche approfondie et la narration captivante d'histoires enrichies de conseils d'experte.

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