Mise à jour 3 octobre 2023 par Redak
Dans le sud de la France, un couple de retraités est en quête de justice après avoir vendu, pour une somme dérisoire de 150 euros, un masque africain d’une valeur inestimable. Ce masque, originaire d’Afrique centrale, a été acquis par un brocanteur avant d’être revendu à un prix astronomique de plus de quatre millions d’euros.
Une vente qui soulève des questions
The auctionlab
Le couple, originaire d’Eure-et-Loire et âgé respectivement de 88 et 81 ans, avait fait appel à un brocanteur pour se séparer de certains objets de leur résidence secondaire dans le Gard. Parmi ces objets se trouvait un masque en bois sculpté, héritage d’un ancêtre ayant servi comme gouverneur colonial en Afrique. Sans connaître sa véritable valeur, ils l’ont cédé pour une somme modique.
Une découverte choquante
Quelques mois après la vente, le couple a été stupéfait de découvrir dans un journal une annonce concernant la vente d’un “masque rarissime du XIXe siècle, symbole d’une société secrète du peuple Fang au Gabon”. La photo du masque a confirmé leurs craintes : il s’agissait bien de leur précieux héritage. Ce masque, dont l’esthétique a influencé des artistes renommés tels que Modigliani et Picasso, est l’un des rares exemplaires encore existants dans le monde.
Des détails troublants
Le catalogue de la vente a révélé que le masque avait été “collecté vers 1917, dans des circonstances mystérieuses, par le gouverneur colonial français René-Victor Edward Maurice Fournier”. Lors de la vente, malgré les protestations de certains Gabonais demandant sa restitution, le masque a été vendu pour 4,2 millions d’euros, hors frais.
Une offre insatisfaisante
Suite à cette vente, le brocanteur a tenté de dédommager le couple en leur offrant 300 000 euros. Cependant, selon leur avocat, ils n’ont jamais reçu ce montant. Le tribunal d’Alès est maintenant saisi de l’affaire et pourrait décider d’une répartition plus équitable des bénéfices de cette vente. En attendant, les comptes bancaires du brocanteur ont été gelés par décision de la cour d’appel de Nîmes.
Cette affaire met en lumière l’importance de connaître la valeur des objets d’art, en particulier ceux ayant une signification culturelle et historique profonde. Elle soulève également des questions sur l’éthique et la responsabilité des acheteurs et des vendeurs dans le monde de l’art. Alors que le couple cherche justice, cette histoire rappelle à tous l’importance de la prudence et de la recherche approfondie avant toute transaction.
