Mise à jour 9 août 2023 par Redak
La justice de New York fait un grand pas dans la lutte contre la contrebande d’art en restituant à l’Italie 42 œuvres archéologiques inestimables, le mardi dernier. Ces œuvres, certaines datant de 2.500 ans, ont une valeur de 3,5 millions de dollars. Cette décision marque une victoire majeure dans la lutte contre le trafic international d’antiquités, dont New York est un centre névralgique.
Les 42 pièces exceptionnelles ont été rendues lors d’une cérémonie officielle à New York, une décision chaleureusement accueillie par les autorités italiennes. Le procureur de l’État de New York pour l’arrondissement de Manhattan, Alvin Bragg, a exprimé sa satisfaction en déclarant : “Nous continuons de réparer les dégâts causés par des décennies de réseaux très bien organisés de contrebande d’antiquités à travers l’Italie.”
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Depuis sa prise de fonction en 2022, plus de 200 œuvres ont été rendues à Rome, un effort qui témoigne de la détermination de la justice à freiner ce trafic.
Une collaboration italo-américaine réussie, comme l’a souligné le général des carabiniers Vincenzo Molinese, a permis de retrouver et restituer des œuvres telles qu’un vase datant de 335 avant J.C., volé sur un site funéraire dans le sud de l’Italie.

Le parcours du vase illustre la complexité du trafic d’art. Il a été passé en contrebande à l’étranger par un trafiquant d’art italien, Giacomo Medici, récupéré par un marchand d’art britannique déchu, Robin Symes, et ensuite blanchi via la société d’enchères Sotheby’s à Londres avant d’être saisi à New York.
D’autres œuvres, comme deux peintures sur tuile de l’ère des Étrusques, ont connu des chemins similaires. Volées dans le centre de l’Italie dans les années 1980, elles avaient été vendues en 1992 pour 1,6 million de dollars à un couple de collectionneurs de New York, avant d’être rendues par inquiétude quant à leur provenance.
À New York, le parquet de Manhattan mène une campagne acharnée depuis 2017 pour la restitution des œuvres pillées entre 1970 et 1990, vendues en contrebande en Europe et aux États-Unis. Sous l’égide du procureur Bragg, plus de 1.000 pièces pour 185 millions de dollars ont été rendues à 19 pays, dont le Cambodge, la Chine, l’Inde, le Pakistan, l’Égypte, l’Irak, la Grèce, la Turquie ou l’Italie.
La restitution des 42 œuvres à l’Italie par la justice new-yorkaise n’est pas seulement un triomphe symbolique dans la lutte contre la contrebande d’art. C’est un rappel puissant que la collaboration internationale et la détermination peuvent apporter une justice réelle dans ce domaine. En unissant les forces et en poursuivant une mission commune, les États peuvent travailler ensemble pour rétablir l’intégrité culturelle et historique, et s’assurer que les trésors du passé sont préservés pour les générations futures. Ce geste récent souligne la nécessité d’une vigilance continue et d’une coopération mondiale pour mettre fin au fléau du trafic d’art.
