DES STREET-ARTISTES POUR LA PREMIÈRE FOIS AUX ENCHÈRES

Mise à jour 2 novembre 2023 par Redak

Depuis 5 ans, Graffitizm, un festival de Graff est organisé à Mantes La Jolie. Pour faire écho à cet événement dédié au street art, l’étude de Mantes La Jolie, sous le marteau de Maître Hugues Taquet, organise pour la première fois une vente aux enchères d’Art Urbain le 26 novembre.

Les grands noms du Street Art côtoient des artistes internationaux moins connus sur la scène française, mais tout aussi qualitatifs.

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Le street-art passera-t-il de la rue à la salle des ventes avec brio ?

À la tête de la maison de ventes depuis un an, le jeune commissaire-priseur entend bien par cette programmation, se différencier des autres études.

Des grands noms du Street-Art aux enchères

Parmi la sélection de 130 oeuvres d’une grande variété de styles qui composent la vacation, les enchérisseurs pourront acquérir de grands noms du street art : le pionnier du graffiti new-yorkais CRASH, mais également les Britanniques BANKSY et PURE EVIL (« JFK’s nightmare », esti­mation : 2000 – 3000€), ou encore des street-artistes français comme NASTY («Crashed spraycans », estimation : 1000 – 1500€).

PURE EVIL (Britannique, né en 1968) JFK’s nightmare, 2012 Acrylique et peinture aérosol sur toile Signée et titrée au dos 100 x 100 cm 2000 – 3000 €

Qui sont ces street-artistes pour la première fois dans un catalogue de vente ?

pure evil aux enchères à mantes la jolie street artHugues Taquet et Marie-Savine Senave, responsable de la vente, ont aussi fait, pour cette vente, le choix audacieux dans le catalogue, de mettre en vente des oeuvres d’artistes n’ayant jamais été, jusqu’à aujourd’hui, proposés aux enchères. 

 

Pour exemple la sérigraphie « An utopic landscape »  du duo italien ROBOCOOP qui reprend un collage réalisé Impasse de la Défense à Paris, avec l’architecture contemporaine de Ricardo Bofill, qu’il intègre avec brio à une huile sur toile d’Hubert Robert, peintre français du XVIIIe siècle (esti­mation: 400 – 600€).

roboccop street art aux enchèresROBOCOOP (RomaBolognaCooperazione) (Italiens, nés en 1992) An utopic landscape (Les Arcades du Lac | Ricardo Bofill | 1981 – Paysage près de Paris | Robert Hubert | 1781), 2017 Sérigraphie en couleurs sur papier Signé en bas à gauche, daté en bas à droite, numéroté au dos « 3/5 » 50 x 70 cm 400 – 600 €

Quand le Street-art belge s’exporte en France

Anciennement domiciliée en Belgique, Marie-Savine Senave a côtoyé de près la scène artistique belge, une influence qui se traduit dans cette vente par le choix de street-artistes de cette nationalité.

 

Ainsi seront proposées aux enchères trois œuvres de A SQUID CALLED SEBAS­TIAN, résidant à Gand, auteur d’expositions personnelles et habitué d’Art Basel Miami.

 

« Les Belges sont très actifs dans le domaine du Street-Art. Il y a un vernissage au moins une fois par semaine à Bruxelles dans ce domaine. » nous explique la responsable de la vente. « Des fresques murales fleurissent un peu partout dans la capitale belge ».

a squid called sebastian enchèresA SQUID CALLED SEBASTIAN (Belgo-américain, né en 1981) Sans titre, 2014 Acrylique et peinture aérosol sur panneaux de bois assemblés 90 x 78 cm 1000 – 1500 €

Denis mayer art urbainDenis MEYERS (Belge, né en 1979) Sans titre, 2016 Peinture aérosol et acrylique sur cache radiateur en métal Signé et daté au dos 127,5 x 64,5 cm 2500 – 3000 €

Le travail de Denis Meyer, autre artiste du street-art dont l’oeuvre « sans titre 2016 » composée de verbes à l’infinitif, est aussi proposé dans cette vente aux enchères. « Il est d’ailleurs vendu régulièrement par les maisons de ventes à Bruxelles. Son œuvre est déjà acheté par des Français » précise Marie-Savine Senave.

 

Les street-artistes belges creuseront-ils leur sillage dans le marché de l’art français ? Réponse le 26 novembre.

Vente le dimanche 26 novembre 2017 – 14h30

exposition publique à l’Hôtel des ventes de Mantes-la-Jolie:

jeudi 23 novembre – 10h à 19h

vendredi 24 novembre – 10h à 19h

samedi 25 novembre – 10h à 19h

Catalogue de vente : ICI

 

Pauline Boddaert

Pauline Boddaert, originaire de Lille, a une carrière impressionnante dans le domaine de l'art et de la communication. Elle a débuté en tant que collaboratrice au cabinet d'expertise Plaisance, spécialisé dans les arts décoratifs du 20ème siècle pour l'étude Aguttes, où elle a travaillé pendant deux ans. Par la suite, elle a rejoint Ze Design Agency en tant que chef de projet pendant un an, avant de travailler comme assistante de galerie à la Galerie Michel Giraud pendant une année. En 2014, Pauline a fondé We Art Galerie à Lille, où elle a exercé en tant que CEO pendant près de cinq ans. Elle y a géré l'approvisionnement du stock, la force de vente, ainsi que les activités de marketing et de communication. Parallèlement, elle a été rédactrice en chef chez AuctionLab pendant deux ans et cinq mois, où elle s'est occupée de la rédaction d'articles sur le marché de l'art, du référencement, du community management, et du management en général. Pauline a également travaillé en tant que rédactrice en chef chez Bidtween pendant un an, où elle a mené des interviews de personnalités du marché de l'art et de la culture, animé des plateaux TV et géré les relations presse. Elle a ensuite rejoint MAY ASSOCIES, où elle a occupé le poste de directeur des communications marketing pendant trois ans et deux mois, et celui de clerc de commissaire-priseur pendant trois ans et un mois à Roubaix. Actuellement, Pauline est basée à Paris et travaille pour ARTCENTO en tant que directrice des opérations et attachée de presse depuis deux ans et trois mois. Elle est également journaliste spécialisée dans le marché de l'art pour Antiquités Brocante et Beaux Arts Magazine depuis cinq ans et trois mois. Avec une carrière aussi riche et diversifiée, Pauline Boddaert est sans aucun doute une figure emblématique dans le monde de l'art et de la communication en France.

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