Mise à jour 1 novembre 2023 par Redak
Qu’on le couvre Dior !
En 1987, pour les 40 ans de la maison Dior, avait lieu une rétrospective retraçant l’ascension du New Look de 1947 à 1957. En 2017 la maison de couture fête ses 70 printemps, ou plutôt ses 70 collections printemps-été. À cette occasion, le Musée des Arts Décoratifs lui dédie l’exposition « Christian Dior, couturier de rêve ». Un rêve rendu accessible en salle des ventes où défilent les vêtements et accessoires griffés du même D.
Art de vivre et vivre de l’art
La vie de Christian Dior est mise à l’honneur avec un retour sur le parcours qui le mena à la couture. On lui découvre un passé de galeriste, exposant Dalì et Max Ernst. Par la force des choses, son activité cesse mais sa passion pour l’art reste la même. Il dessine et réalise des croquis qui bientôt seront repérés par de grands noms de la mode.
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Christian Dior, un fan de Marie-Antoinette ?
De l’antiquité à aujourd’hui, de l’Afrique à l’Extrême-Orient, l’exposition “Christian Dior, couturier du rêve” nous offre un voyage spatio-temporel dans les inspirations de la Maison.
Mais on marque une pause au XVIIIeme siècle, période que Christian Dior préférait. Ses appartements étaient décorés dans un style néo-XVIIIeme, comme la maison de campagne de son enfance. En 1985, pour l’exposition consacrée aux grands ébénistes du XVIIIeme, Christian Dior fait partie des prêteurs.
Son attachement pour cette époque se retrouve dans certaines de ses créations, à l’image de la robe Trianon, visible à l’exposition.

Impossible de penser au Trianon et à Versailles sans penser à leurs jardins, à la française ou faussement sauvages, qu’affectionnait Marie-Antoinette.
Leurs fleurs ont aussi inspiré le célèbre couturier -à moins que ce ne soit les toiles impressionnistes de Monet– pour les broderies de robes comme Miss Dior, ou pour la forme en corolle de son très fameux tailleur Bar. D’un tout autre aspect, l’Hôtel des ventes de Monte-Carlo propose aux enchères le 18 juillet un exceptionnel tailleur en crocodile.


Dior est mort, vive Dior !
L’audace du jeune Yves Saint-Laurent, la rationalité de Marc Bohan, les vêtements flamboyants de Gianfranco Ferré, la punk-attitude de John Galliano, le minimalisme de Raf Simons ou encore le féminisme de Maria Grazia Chuiri sauront faire perdurer l’âme du fondateur.
L’inspiration végétale, par exemple, transparait avec la robe Essence d’herbier de Maria Grazia Chiuri, directrice artistique chez Dior depuis 2016, mais aussi dans la bague Diorette dessinée par Victoire de Castellane, vendue aux enchères le 19 juillet par Artcurial à Monte-Carlo. Provenant de la collection « Jardin de Milly-La Fôret », cette bague fait référence aux inspirations que Christian Dior puisait dans ce village où il avait sa maison.


Un sac de princesse aux enchères
« Lady, Lady Di, Lady Dior »
Parmi les robes d’exception de l’exposition « Christian Dior, couturier du rêve », prennent place des accessoires, comme le sac Lady Dior devenu emblématique.
On le dit inspiré des cannages Napoléon III et des dossiers de sièges Louis XV, qu’affectionnait Christian Dior. Il devient vite le « Chouchou » de ses dames, et d’une en particulier : Lady Diana. Elle l’arbore en toutes occasions, dans différentes tailles et différentes couleurs. Le sac Chouchou est rebaptisé en son honneur « Lady Dior ».
Elégant ou audacieux, l’accessoire est toujours d’actualité, et l’Hôtel des ventes de Monte-Carlo ne manque pas de nous le rappeler. Le 18 juillet seront proposés aux enchères différents modèles du Lady Dior dont une version tricolore parce que : « Le noir et le blanc pourraient suffire. Mais pourquoi se priver de la couleur ? » Disait le couturier, peut être un peu contre celle qui avait en horreur le New Look, Coco Chanel.
Après la Seconde Guerre Mondiale, Christian Dior se donne pour mission de re-féminiser la silhouette, de faire des femmes-fleurs, sinueuses et élégantes. De sa première collection en 1947 né le tailleur Bar, qui connait un succès immédiat et installe le New Look lorsque la rédactrice de Harper’s Bazar s’exclame : « Dear Christian, your dresses have such a New Look ! »

Tailleur en crocodile et sac Lady dior aux enchères à l’Hôtel des ventes de Monte-Carlo :
Exposition : 14 au 17 juillet de 10h à 12h et de 14h30 à 18h30.
Vente aux enchères : 18 juillet à l’Hôtel des Ventes, 1ère vacation à 10h (lots 1 à 205) et 2ème vacation à 14h30 (lots 206 à 462).
Catalogue de la vente : ICI
Bague Diorette en vente chez Artcurial Monte-Carlo :
Exposition :
A Monte-Carlo : 15 juillet, 11h-18h / 16 juillet, 11h-20h / 17 juillet, 11h-18h / 18 juillet, 11h-18h (partielle) 15 juillet, 11h-18h 16 juillet, 11h-20h 17 juillet, 11h-18h 18 juillet, 11h-18h (partielle).
A Paris : Exposition publique 28-30 juin, 11h-18h / Sur rendez-vous, du 3 au 7 juillet
Catalogue de vente : ICI

