Vidéo : Maître Osenat et Pierre-Jean Chalençon : Napoléon

Pierre-jean Chalencon Auctionlab

Napoléon aux enchères, c’est notre sujet du jour général Bonaparte, puis Napoléon 1er empereur des Français de 1800 à 1815. C’est finalement règne assez court. Pourtant, un personnage emblématique qui est un genre Chalençon. Vous êtes spécialiste et le plus grand collectionneur de Napoléon. On vous appelle même l’empereur.

Qu’est ce qui vous fascine tant chez Napoléon et Napoléon?

Ce qui est intéressant chez lui, c’est un self-made-man. C’est quelqu’un qui, à peine français, parlant plutôt l’italien, une sorte de dialecte en l’espace de quelques années, est devenu le maître du monde. Et ça, c’est quand même une destinée fantastique. C’est vraiment ce parcours. Moi, c’est ça qui m’a intéressé, en tout cas au départ, dans son parcours, maître Osenat.

Vous êtes commissaire priseur à Fontainebleau et votre maison de vente a, entre autres spécialités, organise régulièrement des ventes en pierre de grande qualité. Les vendeurs et les acheteurs pour ces ventes sont souvent des passionnés. Selon vous, qu’est ce qui fascine tant les collectionneurs?

Ce qui fascine les collectionneurs, c’est déjà l’homme. C’est l’époque, parce que c’est une époque où la France avait un rayonnement à l’étranger extraordinaire. Et le lien entre Macron et Napoléon, c’est que tous les deux sont partis sur un champ de ruines. Après Hollande et lhôte, après la Révolution française, ils ont pu faire quelque chose et ils ont pu transformer le pays. Napoléon a transformé complètement la France. Il a fait de ce pays qui était un pays où plus personne n’avait d’espoir d’avenir.

Un pays où les gens ont retrouvé une fierté de se retrouver français. Moi, ce que j’ai aimé dans mes ventes, c’est la passion, la passion des collectionneurs et des collectionneurs, qui est extrêmement différente de ceux qui s’intéressent à l’ancien régime. Ils sont un peu dans la nostalgie. C’était beaucoup mieux avant la royauté, les rois de France. La France n’est plus ce qu’elle était. Non. L’épopée napoléonienne. Les gens qui s’intéressent à Napoléon sont des gens très modernes, des jeunes.

Vous voyez Pierre-Jean Chalençon, mais aussi beaucoup de collectionneurs qui sont aussi d’une génération aujourd’hui, qui ne sont pas du tout des personnes âgées. Dans l’espèce de souvenir nostalgique d’une période dépassée, mais dans une dent, une passion pour grands moments de l’histoire de France.

Pierre-Jean Chalençon, vous nous avez dit plutôt que c’était le personnage qui vous attiré. Vous vous mettez le doigt, maître Osenat, sur une période. Mais Napoléon, c’est aussi une période dans le sens où c’est aussi un certain style, un style empire. Vous pouvez nous en donner quelques caractéristiques.

Vous parlez du mobilier ou des arts graphiques, etc. Bon, écoutez, moi, j’avais un ami qui s’appelait Jean-Louis Debré le soir ont complètement engueulé avec lui. Le style empire, il y en a pendant les heures. A cette époque là, on était sous la maîtrise complète de l’État. Les artistes étaient les vassaux du pouvoir politique. Donc, il n’y a pas eu de véritable création artistique. Il n’y a pas toujours une certaine mode. Il n’a pas tort, d’une certaine manière.

Effectivement, c’est une époque où on ne travaillait pas pour la Cour des comptes.

On ne travaillait pas pour la famille impériale. Effectivement, il y avait assez peu de peu de clients, donc tout ce qui a été réalisé. Les objets les plus extraordinaires ont été réalisés à cette époque l’ont été pour des personnes qui avaient certains d’entre gens à cette époque.

C’est toujours un lien vraiment direct ou indirect avec Napoléon, Napoléon, sa famille, les Napoléonien.

Toutes les personnes qui tournaient autour. Tous ces gens qui tournaient autour de lui. Chaque fois que nous avons des records dans les ventes aux enchères, on s’aperçoit qu’on vend des objets exceptionnels. Mais quand ils font vraiment de très gros prix, c’est parce qu’ils ont appartenu.

On en arrive à quelque chose qui est très intéressant, parce que là, on rentre vraiment dans le vif du sujet de Napoléon aux enchères. On va trouver aux enchères des effets personnels de l’empereur, donc des habits, des mèches de cheveux, des écrits, des correspondances, des autographes, indiquant que vous avez d’ailleurs vendu dernièrement vous. Pierre-Jean Chalençon vous possédez certains effets personnels de l’empereur?

Oui, c’est le côté fétichiste caleçons, chemises, bandana, cravate, Henchoz, couverts en argent. Des verres de porcelaine.

Vous avez une parmi tout ça? Vous avez une pièce rarissime dans votre collection. Des Rarissimes équivaut alors à qui veut vraiment vous tient à cœur. Parmi écoutants?

Oui, c’est un portrait que j’ai acheté chez Jean-Pierre alors qu’on avait fait le portrait d’un beau costume du sacre. D’accord. J’adore ce portrait de la famille Franchising Piétri et j’avoue que c’est importerait qui me fascine quand je rentre dans le salon qui est en pied comme ça, c’est magnifique. C’est Napoléon en grande taille, de taille nature, qui fait 3 mètres de haut et ça me fascine. Après les objets personnels, on en a beaucoup, que ce soit des lits, des choses comme ça.

Moi, je lis dans les livres avec le livre de la bataille de l’empereur, donc j’ai du foie. Il m’arrive de mettre des bijoux, des choses ou des choses comme ça.

C’est passionnant de manger dans des assiettes, dans de la vaisselle.

Régulièrement, on le fait. Bien sûr, la chance que je suis, moi, je suis collectionneur, suis pas un musée. Les objets vivants, c’est quand un objet par préemptions est acheté par l’Etat. C’est terminé, en mangera plus avec. On ne pourra plus s’asseoir avec moi, mes sièges, pensèrent Loli campagne de l’empereur. Là, je vais dire que je leur montre le cancer. Je vis vraiment pas au quotidien, mais quasiment.

Et vous vivez avec Napoléon? Et maître Osenat. Comment ces pièces historiques sont parvenus jusqu’à nous? Elles sont toutes attestées. Elles sont passées par certains membres de la famille, par des valets. Comment on fait vraiment?

D’abord ces Yair. Parce que franchement, c’est rien de deux, trois ou quatre générations entre Napoléon. Aujourd’hui, donc, on parle pas d’objets de la Renaissance ou de l’époque empire de l’époque romaine. On parle de l’histoire guerres. Deuxièmement, la plupart de ces objets sont restés dans les familles. D’abord, vous savez, le Souvenir napoléonien a toujours été cyclique. Il y a eu des périodes, par exemple, jusqu’à retour des cendres. Plus personne ne s’est intéressé ensuite, 140 ans.

On recommence à se passionner, puis ensuite, ça redescend. Puis ça remonte et peut arriver. Dans les années 1900, avec cet écrivain, Jean Tulard de l’époque, Poisson est arrivé. Il y a toujours eu des périodes, mais les collectionneurs qui étaient passionnés de souvenirs les ont toujours gardé. Mais même à l’époque où ce n’était pas à la mode, c’était beaucoup, beaucoup de médecins qui avaient des cabinets de curiosités. Donc, on a dit des choses.

Et puis après, le repas en ouvre une pièce. Alors là, j’étais bourré d’objets, mais c’était presque un cabinet secret et ce n’était pas du tout quelque chose qui était très à la mode. Mais tout ça a été toujours préservé parce qu’il y a toujours eu. Même si ce n’était pas la mode de le montrer, ça était passionnel et les gens ont conservé les objets. Donc aujourd’hui, pratiquement tout est arrivé de l’époque Empire.

Ce qui a changé, c’est l’expertise et toute la provenance qui est mise en lumière par les commissaires priseurs. Qui vous fait choisir les enchères comme canal d’achat?

Oui, les enchères, mais aussi les ventes de gré à gré. Mais moi, je préfère les vendre aux enchères. Il y a un côté, on n’est jamais sûr d’avoir l’objet. Il y a une sorte d’excitation, d’adrénaline. C’est un peu comme un combat de boxe ou un vrai match.

C’est assez passionnant.

C’est ça aussi le côté collectionneur. Des fois, on pense qu’on va avoir l’objet, puis on ne fait pas du tout. Des fois, on pense ne pas avoir l’objet et on tombe. Il tombe pour rien. C’est ça qui est magique.

Les enchères est magique. C’est ce côté grisant. En fait, c’est un peu. C’est un peu comme le jeu, mais c’est un jeu. Si on repart, on repart avec quelques gagnants.

On mise, mais on repart gagnant. Ça, c’est très grisant. Mais comment vous faites alors vos choix? Vraiment? Parce qu’il y a plusieurs objets de Napoléon aux enchères. On a parlé des effets personnels. Mais il y a aussi tout ce qui concerne la famille, plus ou moins proches. Voilà la boîte rouge que vous avez posée récemment aux enchères la boîte rouge de Joséphine y sa femme Marie-Louise, le Quadrangle, etc. Il y a un coup de coeur qui s’opère.

Comment ça se passe en ce moment?

On a vu débarquer une acheteuse suisse qui achète Joséphine folle de Joséphine. C’est entre deux choses de Joséphine. Bon, il y en a d’autres qui vont acheter des choses de Bonaparte. Ils vont acheter des choses que nos amis achètent. Tout ce qui est en ce qui concerne Bonaparte. Dans le midi de la France.

Mais là, vous dites, il y a un de nos amis. Vous les voyez comme des amis, comme des concurrents. Oh, je vois comme des amis. D’accord sur ce dont on est concurrents au moment de l’enchère. Mais ça ne nous empêche pas de se faire des bonnes bouffes après ou de rigoler.

Après, il y a quand même cette passion qui vous a fait. Après, c’est comme tout. Il y a des imbéciles dans tous les coins de rue. Donc, il y a aussi des imbéciles chez les enchérisseurs. D’accord, mais on peut rien y faire. Mais en règle générale, on est quand même dans une sorte de côté où un agrément pousse. Tout le monde se passe.

Bien sûr, il y a des choses qui se complètent. Donc oui, vous disiez cette acheter suisse qui se passionne pour Joséphine. Il y en a d’autres. Je ne sais pas qui se passionne pour Marie-Louise.

Moi, j’adore Marie-Louise.

J’ai acheté beaucoup de choses de Marie-Louise et voilà. Après, je me suis mis au beau fixe. Après, je me suis mis.

J’ai ouvert un camp de vacances, cette famille qui habitait à côté de chez toi, rue de Rivoli, qui bioréacteur.

Benhamou s’intéressait à la campagne d’Italie.

Oui, c’est des choses très précises à un moment. Vous, dans Dans ce côté de Napoléon, est ce qu’il y a quelque chose? Une année, une campagne, quelque chose en particulier qui, en ce moment, vous intéresse chez Napoléon?

Non, non, non. Là, c’est vraiment la totalité. Je dirais que le coup de cœur est toujours un coup de coeur pour Sainte-Hélène. J’y suis déjà allé. J’y suis allé trois fois. J’ai été décoré là bas à l’époque Longwood de Napoléon, quand il y a des objets de Sainte-Hélène. J’avoue que ça me plaît d’acheter. Mais à force d’avoir osé la collection, c’est des centaines de pièces du front. On achète du front, on vend des objets qu’on trouvait extraordinaires.

Il y a dix ans, il y a quinze ans aujourd’hui, on les a revendu. J’ai fait une vente. Il n’y a pas si longtemps, avec Jean-Pierre, j’ai vendu un certain nombre de choses.

Comment vous faites le choix de ces objets que vous devez revendre? Non, pas du tout, parce que c’est pour acheter mieux. Mais en l’occurrence, c’était pour acheter mon hôtel particulier, le palais lybienne, dont j’étais ravi.

Un petit peu de ce palais d’hygiènes. Il est ouvert. Est ce qu’on peut venir le visiter? Petit écrin.

Il n’est pas ouvert au public. Il est ouvert. Si on demande pour des visites privées, il peut l’ouvrir. Mais il n’est pas mort. Ce n’est pas un musée. Je ne peux pas l’ouvrir. Ça serait impossible. Trop de charges, etc. Mais on loue quotidiennement pour faire des dîners, des soirées et des tournages de films. Donc, on peut le louer pour voir. On voit tous les objets qu’il y a là dedans.

Bien sûr, il y a quand même des conditions.

Il y a de grands collectionneurs un peu un peu différent des autres. Moi, j’ai toujours aimé exposer la geben.

Si une exposition en Chine, je pars à Shanghaï l’Himalaya Museum au mois de septembre, c’est à dire votre collection de 250 pièces qui partent les Bligh ou les plus gros fleurons de la collection qui partent en Chine pour trois ans, pour trois ans. Trois ans qui vont vous manquer.

Je vais les suivre et leur rendre visite.

Voilà donc voilà l’idée. Moi, j’ai exposé en Chine il y a déjà trois ans. J’ai eu deux millions de visiteurs. On a fait les Etats-Unis. Je ne suis pas un collectionneur qui garde tout chez lui, comme un musée itinérant.

Partage. Moi, j’ai envie de partager. C’est ça qui me plaît. D’ailleurs, même quand on est aux enchères, quand il y a des émissions de télé qui nous suivent, ça m’intéresse de montrer aux gens, au grand public, comment ça se passe.

Vous êtes très philanthrope. Je me bats, j’essaye. En tout cas après chacun ses moyens, mais pas avec les moyens que j’ai. J’essaie de l’être et ça fait ça. C’est important pour le plus grand plaisir des jeunes qui ne pas forcément les moyens de collectionner. On leur montre qu’il y a des choses qui sont possibles.

C’est important de faire connaître la figure historique de Napoléon au monde entier.

Et puis, les enchères aussi. Le monde des enchères a sûrement parlé avec Jean-Pierre tout à l’heure. C’est passionnant, les enchères. Si c’est de 18 à 90 dollars, tout le monde peut y accéder. Ce n’est pas un cercle fermé. Souvent, d’ailleurs, les gens nous posent des questions. Mais est ce qu’on peut venir avec vous? Est ce qu’on peut venir à Fontainebleau? Est ce qu’on peut aller à Drouot? Mais c’est ouvert.

C’est pour ça aussi. Voilà, c’est fait. C’est important pour montrer que ce sont les ventes aux enchères publiques tout à fait là. Mais alors, il y a quand même de très, très jolis records de vente pour Napoléon, puisque c’est notre thème aujourd’hui. Un très, très joli bicorne. Adjugé 1,8 million d’euros. La feuille d’or de l’empereur à 600 000. Un peu plus. Est ce que Napoléon est réservé à une élite?

Non, mais justement, c’est la Journée mondiale des catalogues pour la vente. Dans dix jours, cette vente empire. Vous avez dans ce catalogue des choix que nous sommes les seuls maison de vente à faire, sachant que sa devise est Christie’s. Paul ne le font pas, mais qui sont capables de faire une page entière de catalogue pour un objet à 300 euros à 300 euros. Et ça, dans nos catalogues. Nous tenons beaucoup. Ce sont des livres d’histoire qui sont collectionner.

Les gens les gardent. Ils se revendent sur eBay. Sur Internet, les catalogues de nos anciennes ventes. Et donc, on trouve dedans des catalogues qui sont référencés, où on ne se contente pas de marquer. Tel est le nom de l’artiste. La dimension, le titre, etc. Mais toute une histoire avec souvent la biographie des artistes ou des personnes représentées sur le tableau. Donc, ce sont des catalogues d’histoire. En fait, ce sont des livres d’histoire et pas uniquement, justement, des livres réservés aux bicorne de Napoléon ou à la feuille du sacre.

Ainsi, on trouve des objets effectivement dans ces ventes à un million d’euros et plus belles, puisque nous avons vendu le sabre de Napoléon à la bataille de Marengo pour 4 millions et 800.000 euros, qui était encore un record à battre.

Mais nous, on trouve aussi dans ces ventes des objets à 200 et 300 euros. Et les collectionneurs qui achètent des objets à 2 300 euros sont pour nous des gens tout à fait aussi respectables que ceux qui achètent des objets à 3 millions d’euros.

Le lingette est bien, très dans tout cas comme tel, comme telle. Et que pensez vous? Pierre-Jean Chalençon, par exemple, ce bicorne qui s’est vendu assez cher, est parti en Corée.

Ça vous fait pas mal au cœur de voir ces pièces historiques qui partent à l’étranger? Pas du tout.

Au contraire, ça permet de développer l’image de Napoléon à l’étranger. Et là, en ce moment, récemment, la feuille a priori parti en Chine, il y a un buste de Murat qui était vendu y’a pas longtemps. En Chine, ça permet peut être que dans cinq ou dix ans, il y aura un grand musée prolongé. Ça va développer l’engouement de cette période. Il y a eu des grands collectionneurs aux États-Unis, en Amérique du Sud. Ça a permis l’ouverture de musées dans le monde entier.

Donc non, c’est bien au contraire.

Je trouve que c’est une sont des un des ambassadeurs, des ambassadeurs de la France, des ambassadeurs de la France. Mais bon, soyons rassurés, il y a aussi quand même des musées français qui préempte pour des pièces de Napoléon. On va rappeler pour tous ceux qui nous regardent et ce que vous pouvez nous tient vraiment. Ce qui est une préemption pourrait être assez clair dans l’assiette.

C’est un droit régalien français qui n’existe nulle part ailleurs dans tous les pays du monde. Les musées, que ce soit le Getty, Musée métropolitain ou toutes les autres musées, quand ils sont acheteurs d’un objet, ils vont dans une vente aux enchères et ils lèvent la main comme tout le monde. En France, il y a un droit spécial français comme tout ça.

Voilà qui s’appelle le droit de préemption. C’était dire que l’Etat n’intervient pas dans les ventes aux enchères, laisse la vente se faire. Le marteau tombe, adjugé, jonche Alençon 200 000. Et à ce moment là, un monsieur se lève quand il se lève et dise préemption des musées nationaux. Donc, j’ai un droit régalien, je me substitue au dernier enchérisseur.

C’est déjà arrivé? Oui, l’Etat préempte souvent.

C’est dur. Alors là, pour le coup, on joue, on gagne, mais en fait, non. On nous reprend.

Oui, c’est comme ça, on peut. On ne peut rien y faire. On se dit qu’ils ont acheté un peu trop cher.

Et puis, on se dit comme ça, on lira le voir dans les musées.

J’ai acheté le fauteuil Letaux, le fauteuil de Napoléon au Grand Trianon, de la vente, le le bar. A l’époque, c’était un fauteuil. 300 000. Il y a eu un monsieur qui s’élevait d’ailleurs. J’étais tellement content. Je dis bravo! Ça fait plaisir, voit la France prendre quelque chose de Napoléon. Maintenant, quand je vais à Fontainebleau parce qu’il est à Trianon, à Versailles, je le vois comme je passe la barrière.

C’est un petit coucou. Bah, écoute, tu m’as appartenu quelques secondes, quelques secondes. Et voilà.

Aussi, il y a des acheteurs qui ne comprennent pas ça. On a eu des Russes, c’est à dire qu’on est bien accueilli par un qui refuse comme ça. C’est à ce moment là. On dit préemption des musées nationaux se retourne et non à l’arrivée. Le marteau est tombé. Non, monsieur, ne se monsieur pas de blog. Moi, c’est pour arriver à leur faire comprendre qu’en France, il y a cette spécificité et qu’ils peuvent être adjudicataires, mais que ça leur échappe quand même.

C’est pas simple, un petit peu dur à avaler. Est ce qu’il y a un objet, vraiment que vous convoitez, qui manque encore à votre collection quelque chose dont vous rêvez? Je rêve plus, beaucoup, un peu.

Mais si je rêve d’avoir une redingote, si un jour ça pouvait passer ou un habit de Napoléon, un habit militaire. Mais ça, si ça existe chez la princesse Napoléon et si ça doit passer, ça passera en vente, mais pas pour le passeport. Pour le moment en tout cas.

Et vous seriez prêt à faire une autre collection? Oui, bien sûr. Vous savez, moi, j’ai toujours dit que moi, je n’ai pas d’enfant, je suis pas marié et ça fait un an que je sois. Donc demain, je peux très bien appeler Jean-Pierre et lui dire Stop, j’arrête tout, tout. J’y ai pensé il y a deux ans. J’en avais un peu marre de pas mal de choses. Bon, aujourd’hui, je me dis bon, j’ai la collection, mais on va savoir dans un an ou deux ans en disant Vous savez, j’ai 47 ans, bientôt 48, mais j’ai la vie devant moi.

Je me dis que je vais me enquiquiner à vouloir toujours chercher le slip, le un mouchoir Napoléon, le 18e slip, la 17ème chemise G. J’ai une collection. Elle est connue dans le monde entier, elle est respectée. Il y a des millions de visiteurs qui sont du lavoir. J’ai une sorte de notoriété internationale là dessus. Mais demain, je dis basta, on arrête et on peut vais commencer à collectionner les vases antiques ou pourquoi pas? Honnêtement, je ne suis pas du tout attachée à je ne vous dis pas que je rendrai tout, tout, tout.

Je gagnerai plus de 5 ou 6 objets qui me sont vraiment, mais je n’ai pas, je n’ai pas ce problème là. Je suis un peu comme tu te rappelles quand tu as fait la vente. Forbes Christopher Forbes, cet homme qui est une des fortunes colossales. Il a vendu parce qu’il savait que ses enfants ne je pas.

Il a vendu, il a tiré un trait, mais ça n’empêche pas qu’il est toujours passionné. Ça va dans ce sens là.

Ce sont les vrais collectionneurs comme Pierre Jean, qui peuvent tenir des propos pareils. Ceux qui ne vendent pas sont des gens qui se sont fait un cadre. Ils ont préparé leurs objets, ils sont posés, ils rentrent chez eux. La l’accommoder est là, le tableau est là, etc. Ils veulent pas vendre le jour, meurent leur femme. C’est la première chose qu’il fait, c’est d’appeler le commissaire priseur.

Débarrassez vous. Comme vous l’avez dit au cours de l’émission, vous faites vivre cette collection. Vous vous donnez, vous l’exposait pas. Vous ne mettez pas le l’objet sous cloche. Vous avez envie de la partager. Donc oui, si ce sont des propos logiques, veillez donc plongeantes.