Christie’s : « An educated eye », la vente qui fait les yeux doux aux collectionneurs

Anne-Ange Houdon Christie's auctionlab

Le 16 mai, la maison Christie’s Paris proposera à la vente une collection Suisse. Cette dernière, qui rassemble des pièces du XVIIIème siècle au XXème siècle, nous offre un voyage dans le temps et dans l’espace, à travers « l’oeil averti » du collectionneur.

Focus notamment sur le designer Armand Albert Rateau qui a su  mettre sa créativité au service de Jeanne Lanvin.

 

Chez Christie’s, l’Art Déco a un parfum d’exotisme

La vente « An educated eye » réunit les plus grands décorateurs du XXème siècle. Eugène Printz ou Armand Albert Rateau sont effectivement les têtes d’affiches avec leurs oeuvres Art Déco, qui semblent un brin exotique.

Beauté d’Afrique ou enfilade Art Déco ?

Sa silhouette est définitivement européenne, mais son teint noir évoque quelque chose de plus lointain. Puis, comme des bijoux, des touches dorées viennent parfaire cette élégance d’ailleurs. Elle a de quoi séduire, l’enfilade d’Eugène Printz.

Son ébène du Gabon, d’un noir nuancé, marqueté en damier, est rythmé par des montants. Ces derniers sont ornés de motifs géométriques dorés qui rappellent les oeuvres cubistes de l’artiste. Et le cubisme n’a t’il pas été inspiré par les oeuvres africaines ? Si Pablo Picasso pouvait nous répondre…

 

L’Orient rêvé d’Armand Albert Rateau

À la différence de Eugène Printz, c’est l’Orient, et non l’Afrique, qui inspire Armand Albert Rateau. L’Orient retrouvé du Palais de Knossos ou de l’Egypte des pharaons forge ses oeuvres à l’instar de cette table de lecture, flanquée d’un oiseau aux allures de phoenix, ou des lampes « aux fennecs » réalisées pour Lanvin Décoration.

Un collectionneur Suisse, que la France ne laisse pas indifférent

Des joues rebondies, une chevelure bouclée, un regard attentif. C’est vrai qu’il est difficile de ne pas fondre pour le visage de poupon d’Anne-Ange, fille cadette de Jean-Antoine Houdon. Ce dernier a sculpté sa fille lorsque elle n’avait que quinze mois, en 1791. Son buste, chef-d’oeuvre de l’artiste, est proposé aux enchères le 16 mai.

À travers la lunette du collectionneur averti, on plonge dans l’Ancien Régime avec notamment une paire de candélabres attribuée à Juste-Aurèle Meissonier, qui fait référence à la naissance du Dauphin, « descendance d’une flamme pure ».

 

Image 1 : Lot 15 EUGÈNE PRINTZ 1889-1948, enfilade, 1942-1946 ébène du Gabon, sycomore et laiton oxydé; cinq clés d’origine H 100 x L 250,5 x P 43 cm.  Monogrammée EP en bas à droite, signée E.PRINTZ et numérotée 3 au dos du meuble estimation : €650.000 – 850.000

Image 2 : Lot 11 ARMAND ALBERT RATEAU 1882-1938, table de lecture, vers 1920-1925, bronze patiné ciselé, le plateau pivotant en poirier noirci, le pied ajustable en hauteur en laiton patiné. H 81 x l 60.2 x P 30 cm. H 103 cm (maximale). Estampillée trois fois A.-A RATEAU INVR PARIS respectivement sur le papillon, l’oiseau et à la base. Estimation : €450.000 – 650.000

Image 3 : Lot 30 BUSTE EN MARBRE REPRESENTANT ANNE-ANGE HOUDON (1788-1843) A L’AGE DE 15 MOIS. JEAN-ANTOINE HOUDON (1741-1828), FRANCE, VERS 1790-1791 Regardant vers la gauche, signé Houdon.f au revers, reposant sur un piédouche en marbre H 29,7 cm x HT 38,5 cm. Estimation : €200.000 – 300.000

Image 4 : Lot 28, PAIRE DE CANDELABRES D’EPOQUE LOUIS XV. Attribuée à Juste-Aurèle Meissonier, vers 1730-1740 Bronze ciselé et doré, le fût torsadé sur lui-même orné de cartouches allégoriques surmontés de trois putti, la base à contours à trois réserves appliquées de cannelures torses et ceinte d’une frise de feuilles d’acanthe, montés en lampe, l’abat-jour à motif floral sur fond à résille ivoire. H sans la monture électrique 35 cm x D 18 cm. Estimation : €40.000 – 60.000

Vente aux enchères le 16 mai à 15h : catalogue de vente 

© Christie’s Images Ltd, 2017