[PORTRAIT] Nicolas Couvrand, ou l’estimation haute de Drouot

Mise à jour 29 mars 2017 par Redak

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« 345 000 €…Adjugé ! »

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Le jeune commissaire-priseur de Drouot Estimations, Maître Nicolas Couvrand adjugea le 17 mars dernier l’œuvre “Au carrefour du silence » réalisée en 1960 par l’artiste tchèque Toyen 345 000 €, doublant ainsi son estimation.

Habilité commissaire-priseur en 2014, Nicolas Couvrand a d’abord obtenu un master 2 en droit de la fiscalité et Marché de l’art à Lyon, avant de rejoindre la capitale et de commencer sa carrière chez Christie’s. Il coordonne la vente des collections du palais abbatial de Royaumont, dispersées en trois jours de vacation, totalisant plus de 7.5 millions d’euros. Il réalise ensuite des stages professionnels au sein du département des inventaires de Christie’s Paris et à l’étude de maître Olivier Doutrebente.

Il rejoint ensuite Drouot Estimations en Juin 2015, où il exerce aujourd’hui avec brio sa profession.

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Généraliste et spécialiste : Docteur enchères

« La formation généraliste d’un commissaire-priseur est très importante » nous explique Maître Couvrand, même si sa période de prédilection est celle des arts du 20ème siècle et plus particulièrement le mobilier des années 50/60. Sculpture, peinture, arts décoratifs du XXème siècle, c’est plutôt Nicolas Couvrand qui est en charge de cette période à l’étude. C’est d’ailleurs lui qui tenait le marteau vendredi dernier lors de la vente XXème où il adjugea la toile surréaliste de Toyen à 345 000 €.

« On passe du coq à l’âne, c’est justement ce qui est intéressant, on voit des choses très différentes ». Maître Couvrand insiste cependant sur l’importance de connaître toutes les périodes en histoire de l’art pour un commissaire priseur, et surtout chez Drouot Estimations.

En effet, les bureaux de l’étude situés rue Drouot accueillent du lundi au samedi les personnes qui souhaitent faire estimer leurs œuvres d’art. A contrario, « c’est le fait d’être un bon généraliste qui fait notre spécialité » s’enthousiasme Nicolas Couvrand. Tous les commissaires-priseurs de Drouot estimations alternent leur présence au sein du bureau des estimations : chacun tient une permanence 2 à 3 fois par semaine.

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Un trésor peut en cacher un autre

Les commissaires-priseurs de Drouot Estimations reçoivent à leurs bureaux, mais se déplacent également pour des inventaires. En effet, parfois certaines personnes viennent avec un objet ou des photos, qui permettent une première prise de contact avant le déplacement d’un membre de Drouot Estimations à leur domicile.

C’est précisément le cas qui s’est présenté à Maître Couvrand et qui a donné lieu à une jolie histoire. Une dame est venue l’an dernier pour faire estimer une boîte en or datant du XIXème siècle. Au fil de la conversation, elle a mentionné une sculpture figurant un archer. Maître Couvrand a finalement découvert chez cette personne une oeuvre de Bourdelle qu’elle a confié à la vente à Drouot Estimations. Elle s’est vendue sous le marteau de Maître Couvrand quelques mois plus tard 216 000 €.

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Estimations gratuites et sans RDV rue Drouot : les points forts de Drouot Estimations

Un des avantages de l’étude est, suite à l’estimation d’un objet intéressant, de proposer au vendeur la vente à Drouot, et pour beaucoup, c’est un gage de qualité. Les estimations annoncées sont orales et gratuites. Les vendeurs confient à Drouot Estimations près de 70 % des objets jugés intéressants par les commissaires-priseurs de l’étude, à la vente.

Plusieurs générations dans les demandes d’estimations : « il y a par exemple une grand-mère qui voudrait offrir des bijoux à ses petits enfants et aimerait connaître leur valeur pour proposer un partage plus juste, mais il y a aussi des petits enfants qui ont reçus des objets en héritage et qui veulent en connaître la valeur ».

Le public n’est pas forcément composé uniquement de vendeurs parisiens, il y a aussi des gens de province. Il faut reconnaître la grande accessibilité à Drouot Estimations due à plusieurs critères intéressants : estimations sans RDV, gratuité, mais aussi la proximité géographique de l’Hôtel Drouot, qui attire beaucoup.

Nicolas Couvrand insiste sur l’importance du travail pédagogique lors de ces échanges : « On réexplique aux potentiels vendeurs les choses face à face, c’est rassurant pour eux : quels sont les frais, le prix de réserve,… ».

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Instagram : le réseau social favori de Nicolas Couvrand

L’étude Drouot Estimations, tout comme Nicolas Couvrand lui-même, sont très présents sur les réseaux sociaux. C’est d’ailleurs lui qui est préposé au rôle de community manager de l’étude. Le jeune commissaire-priseur affectionne tout particulièrement Instagram, où la communication se fait par la publication de photos. Il acquiert ainsi « de nouveaux enchérisseurs en touchant un public plus jeune ». Les autres collaborateurs de l’étude sont eux aussi très présents sur instagram, en publiant plusieurs fois par semaine les photos des lots qui passeront prochainement en vente via Drouot estimations.

Néanmoins, les autres réseaux sociaux, comme Facebook, sont aussi utiles pour la maison de vente : Nicolas Couvrand nous explique recevoir des demandes d’estimations via ce réseau social.

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« Est-ce qu’on peut rentrer à Drouot sans payer ? » : les réseaux sociaux aident à rétablir la véritable image des enchères

Au fil des posts, Maître Couvrand a peu à peu réussi à créer une communauté de followers. « C’est un travail de longue haleine » nous confie-t-il. « Cette présence sur les réseaux sociaux est très importante » Elle permet d’apporter au nouveau public d’enchérisseurs une éducation permanente, car il y a une grande méconnaissance du fonctionnement du monde des enchères. La question « Est-ce qu’on peut rentrer à Drouot sans payer ? » est récurrente. Les réseaux sociaux apportent un nouveau type de communication qui encourage à ouvrir les portes de salles des ventes et à donner envie aux enchérisseurs de venir. Cette communication, moins formelle, essaye de traduire au mieux l’excitation que l’on peut ressentir en salle des ventes et face aux enchères.

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© Drouot Estimations

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Pauline Boddaert

Pauline Boddaert, originaire de Lille, a une carrière impressionnante dans le domaine de l'art et de la communication. Elle a débuté en tant que collaboratrice au cabinet d'expertise Plaisance, spécialisé dans les arts décoratifs du 20ème siècle pour l'étude Aguttes, où elle a travaillé pendant deux ans. Par la suite, elle a rejoint Ze Design Agency en tant que chef de projet pendant un an, avant de travailler comme assistante de galerie à la Galerie Michel Giraud pendant une année. En 2014, Pauline a fondé We Art Galerie à Lille, où elle a exercé en tant que CEO pendant près de cinq ans. Elle y a géré l'approvisionnement du stock, la force de vente, ainsi que les activités de marketing et de communication. Parallèlement, elle a été rédactrice en chef chez AuctionLab pendant deux ans et cinq mois, où elle s'est occupée de la rédaction d'articles sur le marché de l'art, du référencement, du community management, et du management en général. Pauline a également travaillé en tant que rédactrice en chef chez Bidtween pendant un an, où elle a mené des interviews de personnalités du marché de l'art et de la culture, animé des plateaux TV et géré les relations presse. Elle a ensuite rejoint MAY ASSOCIES, où elle a occupé le poste de directeur des communications marketing pendant trois ans et deux mois, et celui de clerc de commissaire-priseur pendant trois ans et un mois à Roubaix. Actuellement, Pauline est basée à Paris et travaille pour ARTCENTO en tant que directrice des opérations et attachée de presse depuis deux ans et trois mois. Elle est également journaliste spécialisée dans le marché de l'art pour Antiquités Brocante et Beaux Arts Magazine depuis cinq ans et trois mois. Avec une carrière aussi riche et diversifiée, Pauline Boddaert est sans aucun doute une figure emblématique dans le monde de l'art et de la communication en France.

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