Pierre-Florian : les secrets d’un jeune Marchand

« Savez-vous quel âge j’ai ? 25 ans ! »

Après 30 minutes de discussion, non, il est difficile d’imaginer que la réponse à cette question posée par Pierre-Florian Marchand, est 25 ans.

Poursuivons notre tour d’horizon des acteurs du marché de l’art avec ce mordu des enchères, qui fréquente les salles des ventes comme acheteur.

Cet amateur d’art, enchérisseur, connaisseur, brocanteur, antiquaire et décorateur n’a de juvénile que son âge. Portant son nom comme un bel augure, la famille Marchand a toujours oeuvré dans le marché de l’art, « mes parents et mes grands-parents sont antiquaires », nous précise-t-il.

Néanmoins, Pierre-Florian Marchand a d’abord tenté de se tourner vers un autre domaine, pour « essayer autre chose » nous explique-t-il, mais revient finalement très vite à cette passion familiale.

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Le quotidien d’un chasseur de trésor ambitieux et travailleur

Chiner fait partie de son quotidien. Fréquentant assidument les salles des ventes, Pierre-Florian n’hésite pas non plus à se rendre dans tout l’hexagone pour voir quelques trésors. L’occasion d’exercer ce métier de brocanteur se trouve un peu partout, mais aussi tout le temps. La question « que penses-tu de cela ? » en évoquant un objet chez une personne de son entourage, est plus que récurrente.

Estimations, débarras de maison, participation à des salons, ainsi s’enchaînent les activités variées et passionnantes de notre marchand.

Ajoutons qu’à cela Pierre-Florian est en train de développer des projets plus digitaux avec un compte instagram « tout nouveau » précise-t-il, qu’il alimente avec ses jolies trouvailles. L’ouverture prochaine d’une boutique en ligne, où l’on trouvera les pièces en vente (récupérables sur RDV) ainsi que la proposition de location d’objets pour des décors de cinéma ou mariage est aussi à l’ordre du jour.

 

Pierre-Florian Marchand évoque aussi son activité de décorateur. Il propose en effet pour des intérieurs des pièces uniques, chinées avec soin et goût, pour créer une décoration personnalisée pour chacun de ses clients.

Docteur généraliste en brocante, spécialité numismatie

« Je suis un généraliste. Je ne peux pas être spécialiste » nous explique-t-il quand on lui demande s’il a un domaine de prédilection. Son œil, forgé au contact des objets dénichés en salle des ventes et auprès de son entourage lui permet de proposer des estimations et de repérer les pièces de qualité lorsqu’il fait des « adresses », quelque soit la période ou le style. Curieux, le jeune marchand nous explique en apprendre tous les jours, au fil de ses pérégrinations, et apprécier cela.

Il avoue cependant avoir un faible pour la numismatie qui lui apprend beaucoup d’éléments sur l’Histoire de France, notamment avec les médailles et décorations de guerre. La présence de certaines de ces pièces de numismatie chez une personne permet d’engager la conversation avec le propriétaire et peut parfois être l’élément déclencheur d’une vente.

Les adresses : bien plus qu’un échange de marchandise

Il y a certes un intérêt pécuniaire à ces adresses, un apprentissage, mais Pierre-Florian y voit aussi un véritable échange. Lorsqu’il se rend dans des adresses, contacté par les gens dans le cadre d’un héritage, d’une succession ou d’un débarras « nous ne sommes pas des psychologues, mais on rentre dans l’affect des gens. » La situation n’est pas toujours évidente à gérer puisque le brocanteur entre réellement dans l’intimité des gens. « il faut que je m’adapte à chacune des situations, les gens sont différents » nous explique-t-il. De plus, il se doit de garder une certaine confidentialité, autant par respect pour ses clients que parce que ce métier fonctionne par réseau. C’est souvent par relation que Pierre-Florian Marchand obtient ses adresses, les gens ont donc par avance confiance en lui et son œil.

L’antiquaire agit avec délicatesse en arrivant chez les personnes qui l’ont contacté : « j’explique aux gens ma démarche avant d’ouvrir tous les placards ». 

« J’ai livré dans des adresses que le commun des mortels ne peut voir que dans des bouquins »

« J’aime autant vendre des casseroles aux puces d’Orléans à 1€ que des pièces de qualité à des gens de la haute bourgeoisie »

Explique-t-il en évoquant le stand qu’il a chaque année à la Foire de Chatou, où il présente toujours de belles choses. Parmi son panel de clients variés, Pierre-Florian évoque avec nous le souvenir d’une livraison toute particulière. Il s’agissait d’un service de Baccarat à livrer dans un Hotel particulier du XVème arrondissement à Paris, où il fut reçu avec une coupe de champagne. « J’ai livré dans des adresses que le commun des mortels ne peut voir que dans des bouquins ». Mais, précise-t-il, ces clients fortunés ne composent pas sa principale clientèle.

« Je ne tire que du positif de ma participation à l’émission Enchères Made In France »

 

Son goût prononcé pour les salles des ventes l’a poussé à participer récemment  avec sa compagne à l’émission « Enchères Made In France », produite par Mediafisher. Cela lui a apporté de nouveaux contacts, même plusieurs semaines après la diffusion des épisodes sur RMC. « J’étais en train de réaliser un débarras dans un appartement parisien dans le cadre d’une succession. Certains voisins de l’immeuble m’on reconnu et m’ont par la suite contacté pour me proposer de nouvelles adresses. Je ne tire que du positif de cette participation à l’émission ».

 

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