Mélanie Griffon, reine des enchères sur France 2

De la brocante aux ventes aux enchères sur Télématin : un parcours pour les lève-tôt

 

Après avoir suivi une formation de journaliste, Mélanie Griffon oriente d’abord sa carrière vers une émission intitulée « Tous à la Brocante » sur France 3. Il y a 8 ans, William Leymergie, le célèbre animateur et producteur de l’émission d’information culturelle, Télématin, s’est mis en quête de nouveaux chroniqueurs. C’est à cette occasion que la journaliste a rejoint l’équipe de la matinale sur France 2.

Au départ, la chronique de Mélanie Griffon était une continuité de l’émission consacrée à la brocante qu’elle animait. Puis, rapidement, la journaliste a ouvert ses reportages à l’ensemble du marché de l’art. Le monde des enchères y a donc naturellement trouvé sa place.

« Adjugé-vendu » : des reportages dans l’ensemble de l’hexagone

 

Aujourd’hui, les reportages de la journaliste consacrés aux ventes aux enchères s’intitulent « adjugé-vendu ». Mélanie Griffon a toujours été attiré par ce monde des enchères où « il y a beaucoup de choses et toujours des thématiques intéressantes. Ce n’est pas évident de faire le tri » nous confie-t-elle lorsqu’on lui demande comment elle choisit ses sujets. Bien entendu, la chroniqueuse ne cantonne pas ses reportages uniquement aux ventes parisiennes. Elle se déplace partout en France. Ce fut le cas pour son dernier reportage à Cannes pour la vente de la collection de Roland de la Poype par Azur Enchères. La journaliste est même parfois amenée à dépasser les frontières françaises pour différents sujets consacrés au marché de l’art.

La télé : un média qui donne une autre portée aux ventes aux enchères

 

Les commissaires-priseurs se montrent toujours très réceptifs à la réalisation d’un reportage sur leurs ventes à venir et accueillent avec plaisir l’équipe de Télématin. En effet, ils sont très ouverts et « contents que l’on parle d’eux et que leur vente soit mise en valeur à la télé » nous explique Mélanie Griffon. Peu de médias consacrent des sujets au monde des enchères et, nous précise la journaliste, suite à la diffusion de ce type de reportage, les maisons de vente ont toujours de bons et nombreux retours. La diffusion à la télévision apporte des retombées différentes d’un article dans la presse écrite, plus immédiates.

Confidences de la journaliste : Mélanie Griffon nous fait passer derrière la caméra

Au sujet des des images tournées, le patron de Télématin est très exigeant sur la qualité. Lors des tournages, l’équipe attache beaucoup d’importance à « créer une belle lumière sur le lieu de tournage » pour présenter aussi fidèlement que possible aux téléspectateurs les œuvres présentées.

Madame Griffon est toujours présente sur le lieu de tournage. Elle s’occupe d’interviewer le commissaire-priseur, mais se charge également de donner ses consignes à l’équipe de cadreurs. En général, le montage du reportage se fait le lendemain, et, très professionnelle, Mélanie y participe. « Je suis mes sujets jusqu’à la fin » nous précise-t-elle.

La diffusion de la chronique se fait assez rapidement sur le plateau de Télématin suite au tournage. En effet, les reportages tournés sont des sujets d’actualité. Pour des questions de planning de l’équipe de France 2 et des études, si le tournage n’est pas possible durant l’exposition de la vente les quelques jours précédents la vacation, il arrive parfois que certains commissaires-priseurs, très concernés, « montent une petite exposition avant l’heure, juste pour nous » nous explique Mélanie Griffon.

Le plus important pour la journaliste est de faire avant tout des sujets qui l’intéressent

 

C’est Mélanie elle-même qui propose les sujets de sa chronique à William Leymergie. Ils en discutent ensemble, l’argument le plus important  pour la journaliste étant de faire avant tout des sujets qui l’intéressent. Chacun des reportages qu’elle tourne la passionne. Elle voit ça comme une découverte ou une redécouverte des œuvres et de l’Histoire. Elle prend comme exemple la dernière vente des archives de Séeberger qui s’est déroulée à Drouot le 8 Novembre dernier, organisée par l’étude Millon. « Je ne savais pas à quel point la portée de ces photographes avait été importante » se confie-t-elle, encore émerveillée par l’importance de ces précurseurs des premiers clichés de mode.

« J’apprends plein de choses à chaque fois ». Elle a par exemple attaché une grande importance à parler du design chinois, thème de la vente de l’étude Piasa le  25 octobre dernier « un tout nouveau marché peu connu encore en Europe et que je souhaitais faire découvrir aux téléspectateurs ».

L’attrait de la journaliste pour le monde des enchères se retrouve aussi dans son quotidien. Mélanie reçoit les catalogues de vente chez elle. « On est très tentés », se confie-t-elle, évoquant avec nous quelques achats coup de cœur fait en salle des ventes.

 

Les commissaires-priseurs sont présents sur le plateau de Télématin

 

Elle ouvre avec plaisir les coulisses de Télématin aux commissaires-priseurs qui ont tourné avec elle les reportages, et qui, en échange, apportent sur le plateau une pièce de la vente à venir, qui sera proposée aux enchères les jours suivants. « Les commissaires-priseurs apportent la plupart du temps des objets qui coutent des fortunes ! ». En témoigne le chapeau de Napoléon 1er vendu aux enchères le 16 novembre 2014 1 884 000 € et prêté pour la chronique par Maître Osenat.