L’éclat de la faïence aux enchères : la vente des majoliques de la collection Guerlain

Un événement sur le marché qui ne manquera pas de s’inscrire dans l’histoire des grandes ventes de céramique

 

« La vente de l’ensemble de majoliques provenant de la succession de Madame Jean-Pierre Guerlain sera dirigée par les commissaires-priseurs Éric Beaussant et Pierre-Yves Lefèvre. Elle comprend une trentaine dœuvres de faïence provenant des plus grandes collections réunies à la fin du XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle » ainsi l’expert Michel Vandermeersch présente collection unique de majoliques provenant de la succession de Madame Jean-Pierre Guerlain en vente le 31 janvier à l’étude Beaussant Lefèvre. Il s’agit d’un événement sur le marché de la majolique qui ne manquera pas de s’inscrire dans l’histoire des grandes ventes de céramique.

Les Guerlain sont connus comme l’une des plus grandes familles de collectionneurs français du XXe siècle. Fidèles à cette tradition familiale, Jean-Pierre Guerlain et son épouse Christiane ont su conserver et enrichir avec talent un ensemble de chefs-d’œuvre de la majolique italienne.Toutes ces pièces de provenance illustre, issues de collections rassemblées au XIXe et au XXe siècle, ont été choisies tant pour leur rareté que pour leur beauté .

Une majorité de pièces italiennes de la Renaissance

Cinq pièces de la fin du XVe siècle composent en partie cet ensemble. Deux grands plats de Deruta dont un aux armes de la famille des Orsini (vers 1560-1570) ; un albarello de Montelupo décoré d’un buste masculin et muni de deux anses (vers 1580) ; deux albarelli de Naples ornés de profil féminin et masculin ; « Ces pieces nouvellement attribuees à Montelupo se retrouvent dans le Répertoire de la majolique du Docteur Chompret avec lattribution à Faenza. On ne saurait omettre dévoquer ces deux autres œuvres remarquables que sont les albarelli à décor de profils masculin et féminin du centre napolitain du Maestro della Cappella Brancaccio » explique Michel Vandermeersch, l’expert.

Il faut aussi répertorier vingt pièces de la première moitié du XVIe siècle dans cette collection proposée à la vente, dont cinq coupes de Casteldurante figurant des Bella ou des bustes masculins. « Le chef-dœuvre selon moi demeure le plat décoré dune Bella de face, sa longue tresse autour du cou, au visage dune grande beauté, image de la Renaissance italienne dans toute sa splendeur » se confie l’expert de la vente.

Les manufactures françaises ont aussi leur place dans cette collection

Cette exceptionnelle collection est également composée de cinq pièces de faïence primitive française, dont une chevrette représentant un Roi Dagobert de la manufacture de Montpellier et deux très belles gourdes de Nevers à fond bleu ondé du XVIIe siècle.

 

Vente le 31 janvier 2017 par l’étude Beaussant-Lefevre à Drouot :

http://catalogue.drouot.com/html/d/index.jsp?id=80619