Hélène Martin : retour de la commissaire priseur martiniquaise vers l’Ile aux trésors

Depuis fin février, Hélène Martin a officiellement été nommée la commissaire-priseur de Martinique.

 

Retour vers la contrée de son enfance : la 1ère commissaire-priseur martiniquaise en Martinique.

 

Après des études de droit en Martinique, Hélène Martin s’envole pour la France afin d’y apprendre l’histoire de l’art. Diplômée il y a quelques mois, fin 2016, Maître Martin décide de répondre à l’appel de candidature pour l’office de commissaire priseur en Martinique, vacant depuis quelques années. Une réponse positive pour cette jeune femme, qui devient alors la première, et la seule, commissaire-priseur martiniquaise en Martinique.

“Un saut dans l’inconnu” : l’aventure des enchères

 

Le challenge est double pour la jeune femme. En effet, en plus de ce premier poste pour une jeune diplômée, “il y a tout à faire” nous explique Hélène Martin. Un défi de taille pour celle qui sera chargée des ventes aux enchères publiques prescrites par la loi ou par décision de justice (ventes après liquidations judiciaires, redressements et liquidations judiciaires, successions, tutelles…).

 

Son activité est donc d’abord orientée vers l’office judiciaire classique entourée des intervenants habituels : notaires et autres organes de procédures.

La salle des ventes est trouvée, l’équipe est constituée, “l’office est opérationnel” nous précise Maître Martin. En revanche, pour le moment, le nombre de ventes n’est pas quantifiable, le volume d’affaires est très fluctuant et les références sont inexistantes, étant donné la vacance du poste.

Une orientation de l’étude vers des ventes volontaires est tout à fait compatible avec le judiciaire, mais ce n’est pas la priorité d’Hélène Martin, même si elle attache de l’importance à ce projet “cela va éclore petit à petit” nous confie-t-elle.

“J’espère que l’on arrivera à démocratiser les enchères avec internet”

Durant ses études parisiennes, Hélène Martin fut en charge, au sein de l’ ANECP, de la communication, des réseaux sociaux et de la gestion du site internet. Le digital est donc pour elle une évidence : “je suis de la génération ordinateur, et j’espère que l’on arrivera à démocratiser les enchères grâce à Internet et au live. Il faut savoir utiliser internet” précise Maître martin. La commissaire priseur insiste sur l’intérêt de ces ventes dématérialisées pour la Martinique. En effet, l’éloignement géographique et le décalage horaire sont des arguments forts pour laisser une place importante aux enchères digitales.