AU « CHOEUR » DE LA VENTE DE DAVID BOWIE

: AuctionLab a sélectionné quelques chefs-d’oeuvre parmi les lots de la collection de David Bowie qui sera disperséE aux enchères les 10 et 11 novembre par Sotheby’s. Focus sur Jean-Michel Basquiat, les frères Castiglioni, Marcel Duchamp et Peter Shire.

Jean-Michel BASQUIATAir Power, 1984 (167,5 x 157,5 cm).

Cette toile représente à elle seule un tiers de l’estimation globale.

L’acquisition de cette oeuvre s’est faite juste après le film réalisé par Julian Schnabel en 1996. Bowie y jouait le rôle d’Andy Warhol. Le rapport que Basquiat entretenait avec la musique avait attiré Bowie. «Il n’est pas surprenant d’apprendre qu’il ambitionnait, sans s’en cacher, de devenir musicien de rock”, écrit David Bowie en parlant de Jean-Michel Basquiat dans le magazine Modern Painters en 1996. “Son œuvre se rapproche du rock comme très peu d’autres artistes ont su le faire».

Turnatable console de Pier Giacomo et Achille CASTIGLIONI : un tel instrument est plus que cohérent dans la collection d’un musicien tel que Bowie. Créé par les frères Castiglioni pour Brionvega, le meuble stéréo original est une pièce emblématique du design italien des années 1960. D’autres exemplaires sont visibles au Cooper Hewitt Smithsonian Design Museum de New York et au V&A de Londres.

Marcel DUCHAMP, « À bruit secret », daté 1964, numéroté 7/8.

Cette oeuvre a été réédité en 8 exemplaires à partir de la version originale de 1916 par la Galerie Schwarz.

« À bruit secret » est considéré par Marcel Duchamp comme un « readymade aidé », c’est-à-dire réalisé collectivement. L’œuvre est en effet le fruit d’une collaboration avec le collectionneur Walter Arensberg et la dramaturge Sophie Treadwell. La passion d’Arensberg pour les écritures cryptées inspire les inscriptions gravées sur les plaques et Treadwell contribue à leur traduction. Pour Duchamp, les lettres manquantes, remplacées par des points, évoquent ces enseignes au néon dans lesquelles certaines lettres restent parfois éteintes. Arensberg introduit en secret, dans la pelote de corde enserrée entre les deux plaques à vis, un objet que l’on entend si l’on secoue l’œuvre.

Peter SHIRE : Sofa « Big Sure »

Canapé en bois laqué recouvert de laine de couleurs.

Edition Memphis, dessiné en 1986.

210 x 72 x 96 cm

 

En 1981, quelques designers italiens — issus du studio de design Alchimia créé en 1979 et représentant le Nouveau Design Italien —  décident de fonder le groupe Memphis, guidés par Ettore Sottsass

Ils s’inscrivent à l’encontre du design classique avec leur tendance «  kitsch ».  Design d’humour plutôt que design fonctionnel, la production est plutôt éclectique.  Le processus de création est donc plus proche de l’expérimentation et du prototype. Sans avoir conçu ou écrit de manifeste, ils ont cependant quelques régularités dans leurs conceptions. La couleur est partie intégrante du projet :  jamais rajoutée après coup, elle fonctionne comme structure même du produit. La juxtaposition des masses colorées, des matériaux et des volumes créent une interaction qu’il s’agisse d’une résonance ou de dissociations. Les formes sont primaires : le cercle le cylindre, la ligne, cube, le parallélépipède. Peter Shire, sculpteur, céramiste et designer américain, gradué du Chouinard Art Institute of Los Angeles,  s’associa au groupe Memphis. On lui doit de nombreux meubles, assemblages de formes aux couleurs toujours unies, contrairement à la plupart des autres designers du groupe.

 

 

http://www.sothebys.com/en/auctions/2016/bowie-collector-part-i-modern-contemporary-art-evening-auction-l16142.html

 

Photo credit : Sotheby’s / Art digital studio