Aux enchères, Christian Dior fait dans la dentelle

 

L’étude Auction Eve organise une vente de mode le 20 janvier prochain, avec comme lot phare cette robe haute Couture de Christian Dior. De forme bustier, cette pièce d’exception est en indémodable dentelle de Calais.

 

Au début du 20ème siècle, la dentelle à la main s’efface pour laisser place à la dentelle mécanique Leavers imitant parfaitement le travail à la main. C’est également la période de l’essor de la Haute Couture, et des couturiers prestigieux n’hésitent plus à utiliser cette dentelle pour embellir leurs créations. Tenues de cocktail, de soirée, mariage, la dentelle Leavers de Calais et de Caudry n’y échappe plus dans les années 50/60. On la retrouve dans cette tenue de Christian Dior, mais aussi dans les créations et accessoires des autres grands couturiers de ce milieu de siècle : Chanel, Balenciaga, Cardin, Lanvin, Grès, Balmain, Rochas, Givenchy, Saint-Laurent, Valentino, Nina Ricci…

« La robe appartenait à une cliente extrêmement fidèle de Monsieur Dior » nous confie Sylvie Daniel, experte en mode pour cette vente. En effet, Madame Daniel a suivi la dispersion de la garde-robe de cette fashionista et a pu relever la fidélité des achats de la cliente chez Dior.

 

« Pour moi c’est une pièce inestimable » nous explique l’experte. La robe, datant de la collection Printemps-Été 1953 est aujourd’hui dans un état de conservation parfait. Il faut noter sur cette pièce de Haute Couture le travail très important de la broderie rehaussée de perles. Hormis quelques petites perles manquantes, elle n’a été portée que peu de fois par sa propriétaire et entretenue avec grand soin.

On peut distinguer trois grandes périodes dans le style de Christian Dior. Cette robe bustier, présentée aux enchères, se situe dans la seconde période. Ce deuxième cycle créatif s’étend de 1950 à 1953. Il est caractérisé par des courbes moins voluptueuses, où la taille et les hanches sont moins marquées, tel est le cas de cette robe bustier.

 

 

 

MODE-VINTAGE et ACCESSOIRES à l’étude Auction Eve le 20 janvier, en salle 2 à Drouot