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un tableau de Soulages vendu aux enchères à Caen

Evalué à 1 million d'euros, un tableau de Soulages vendu aux enchères à Caen

Une huile sur toile de Pierre Soulages, qui appartenait auparavant à Léopold Sedar Senghor, doit être mise aux enchères à Caen (Calvados) le samedi 21 janvier 2021. Estimation : entre 0,8 et 1 M€. Sélectionné dans l'atelier de l'artiste Le peinture historique du peintre Pierre Soulages qui appartenait à Léopold Sedar Senghor, simplement intitulé Peinture 81X60 cm, 3 décembre 1956, sera vendu aux enchères par la société Caen Enchères des commissaires-priseurs Solène Lainé et Jean Rivola. Le tableau, datant de 1956, est estimé entre 800 000 et 1 million d'euros. L'ancien président sénégalais avait choisi et acquis ce tableau lors d'une visite à l'atelier de l'artiste célèbre pour son travail sur la couleur noire. Senghor était l'un des grands admirateurs de Soulages, qu'il avait rencontré à la fin des années 1950. Le tableau est visible jusqu'au 18 janvier 2021 chez les experts Agnès Sevestre-Barbe et Amaury de Louvencourt, à Paris. pour voir la vente, c'est ici
BIJOUX DE MARIE-HÉLÈNE DE ROTHSCHILD - UN STYLE, UN GOÛT, UNE PASSION

Bijoux de Marie-Hélène de Rothschild aux enchères

Rendez-vous à Paris le 15 décembre - l’Atelier Richelieu avec Pierre Bergé & associés pour la vente aux enchères des bijoux de Marie-Hélène de Rothschild. Personnalité iconique et mécène par excellence, avec des artistes, des joailliers, des couturiers et des acteurs, Marie-Hélène de Rothschild représente ce mélange d'exubérance américaine et de style chic français. Egalement mécène engagée dans la recherche médicale et les œuvres caritatives, son sens de l'autre est une préoccupation constante. La femme qui a réuni la noblesse européenne et les célébrités contemporaines au Château de Ferrières, notamment lors de l'extraordinaire Bal Proust en 1971 et de l'inoubliable Bal Surréaliste en 1972, avait un sens incomparable de la mise en scène et du raffinement. Son impressionnante collection de bijoux témoigne de cette personnalité créative, chaleureuse et visionnaire. Marie-Hélène de Rothschild connaissait le sens même des bijoux alliant les aspects symboliques, historiques et esthétiques. Toutes ces qualités se retrouvent dans de nombreuses pièces de la vente, notamment dans les précieux pendentifs croisés datant du XIXe siècle ou le bijou orné des chiffres impériaux de Napoléon III et d'Eugénie. Les grands noms de la haute joaillerie seront représentés tels que JAR, Boivin, Cartier, Boucheron, Van Cleef & Arpels, Fabergé, David Webb ou Tiffany & Co. Son goût exclusif pour la rareté et l'élégance se manifeste également à travers la conque fine ou les perles de Tahiti qui sont une partie essentielle de l'identité de la collection. Pour voir le catalogue c'est ici © illustration Pierre Bergé et associés

Marc Riboud – Histoires Possibles

Le peintre de la tour Eiffel
Paris, France, 1953
© Marc Riboud / Fonds Marc Riboud au MNAAG

L’exposition consacrée au photographe Marc Riboud (1923-2016) marque l’entrée de l’intégralité de son œuvre dans les collections nationales, conformément à son souhait. Figure éminente de la photographie, Marc Riboud a marqué la seconde moitié du 20e siècle par son regard profondément personnel sur le monde. Photographe plus que reporter, il laisse derrière lui plus de 50 000 photographies (négatifs, diapositives et épreuves sur papier) où l’Asie domine. Qui d’entre nous ne s’identifie pas à telle ou telle image qu’il a toujours connue, et n’a le sentiment ainsi de feuilleter avec l’album du monde celui de sa famille ? De l’immédiat après-guerre à la Chine atemporelle des monts Huang Shan, c’est à un parcours de plus de cinquante ans sur tous les continents, avec une place privilégiée pour l’Asie, qu’invite cette exposition rétrospective sur l’œuvre de Marc Riboud. Marc Riboud réalise ses premiers reportages à l’étranger sur les recommandations de Robert Capa et Henri Cartier-Bresson, fondateurs de l’agence Magnum qu’il a rejointe en 1953 et dont il démissionnera en 1979 en conservant des liens amicaux. Il fait d’abord ses armes dans la France et l’Angleterre de l’après-guerre et crée d’emblée des images qui habitent notre imaginaire collectif dont le fameux Peintre de la tour Eiffel, des images iconiques de Paris ou encore l’un des derniers portraits de Sir Winston Churchill. Puis c’est un périple en Europe orientale. Après la Yougoslavie, géopolitique d’un autre siècle, et les milieux ouvriers de l’Angleterre (1953-1954), son premier voyage vers l’Orient islamique commence en 1955 par la Turquie avant de partir pour l’Asie en voiture. Au terme d’un voyage de trois ans qui le porte jusqu’au Japon, la grande révélation de sa vie de photographe sera la Chine, alors presque fermée. Il y effectuera tout au long de sa vie de nombreux voyages. De ses longs séjours en Asie du Sud-Est, en Chine, au Japon, en Afghanistan, en Inde, au Népal, il rapporte des images essentielles, saisissant un continent en pleine mutation, à travers des images empreintes d’une rigoureuse géométrie et d’une profonde sensibilité. Loin de tout sensationnalisme son regard accueille l’humain, dans son universalité comme dans le tourbillon des grands bouleversements qui ont ponctué l’histoire de la seconde moitié du 20e siècle. Grande rétrospective embrassant tout l’œuvre du photographe disparu en 2016, l’exposition met en évidence le parcours d’une vie, depuis ses premières photographies prises à Lyon – la ville de son enfance – et dans la France de l’après-guerre, jusqu’aux ultimes photographies faites en Chine, notamment dans les montagnes du Huang Shan. La photographe Sarah Moon l’y accompagne et porte un regard tout différent ; il offre avec celui de Marc Riboud un frappant contre-point. Sans rien négliger de l’art de la composition, il forge une œuvre où s’exprime une sensibilité profonde à l’être humain, dans sa solitude comme dans ses aventures collectives. Il saisit tout au long de son parcours, de puissantes images de foules. Puis vient le reste du monde : l’Alaska, le Maghreb et l’Afrique – aux temps des indépendances –, Cuba, les États-Unis. C’est à Washington en 1967 qu’il photographie la Jeune fille à la fleur, devenue une image manifeste contre la guerre du Vietnam qui fit le tour du monde. La dernière partie de l’exposition est consacrée à l’Asie : les tourments de l’histoire devaient y être documentés. Que ce soit au Vietnam, au Bangladesh ou encore au Cambodge, Marc Riboud s’en charge avec dignité, produisant des images contenues, bouleversantes et universelles. La Chine enfin, se raconte en noir et blanc mais aussi en couleurs. Marc Riboud y retourne régulièrement pour y chercher les témoignages des évolutions et des paradoxes d’un régime politique qui fait entrer sa société dans de profondes mutations. Dans la région de l’Anhui, il capte l’essence impalpable de la beauté des rochers en pain de sucre chargés d’écharpes de brouillard, de nuages et de pins élancés. En s’approchant ainsi de la sensibilité d’un

La jeune fille à la fleur Manifestation contre la guerre au Vietnam Washington, États-Unis, 21 octobre 1967 © Marc Riboud / Fonds Marc Riboud au MNAAG
High Court, bâtiment conçu par Le Corbusier, à Chandigarh Inde, 1956 © Marc Riboud / Fonds Marc Riboud au MNAAG © F.L.C. Adagp Paris 2020
Paysanne dans le train Dans le train qui mène de la frontière de Hong Kong à Canton, Chine, 1957 © Marc Riboud / Fonds Marc Riboud au MNAAG
Les fenêtres d’antiquaire Rue Liulichang, Pékin, Chine, 1965 © Marc Riboud / Fonds Marc Riboud au MNAAG

Marc Riboud, histoires possibles L’exposition consacrée au photographe Marc Riboud marque l’entrée de son œuvre dans les collections nationales. Elle est aussi la concrétisation de la rencontre, en 2013, avec Catherine Riboud Chaine, femme du photographe et belle-sœur de deux grands donateurs du musée, Jean et Krishnâ Riboud. Très vite en jaillit l’idée que le havre recherché par Catherine pour le fonds de Marc, grand nom de l’agence Magnum, de l’histoire de la photographie tout simplement, serait le musée ; et aussi la conviction qu’avec l’association des Amis de Marc Riboud nous organiserions une transition douce vers une patrimonialisation du travail de Marc.
Nous avons réfléchi de concert pendant deux ans dans une grande complicité, une mutuelle estime pour inventer l’art de la liberté : nous laisser la possibilité d’exposer en dehors des murs d’un musée, mais aussi continuer de faire de la photographie de Marc Riboud ce qu’elle est et deviendra chaque jour un peu plus : un monument, un mémoire du siècle.
Qui d’entre nous ne s’identifie pas à telle ou telle image qu’il a toujours connue, et n’a le sentiment ainsi de feuilleter avec l’album du monde celui de sa famille ? De l’immédiat après-guerre à la Chine atemporelle des monts Huang Shan c’est à un parcours de plus de cinquante ans sur tous les continents, avec une place privilégiée pour l’Asie, qu’invite cette exposition rétrospective sur l’œuvre de Marc Riboud. La France de l’après-guerre, 1942-1954 Au sortir de la guerre, Marc Riboud arpente Lyon, la ville de son enfance, l’appareil photographique de son père au cou. D’emblée son regard embrasse les gens et cadre l’espace, il aime composer l’image silencieusement. On retrouve cette même sensibilité d’observateur discret, jamais indiscret, dans les photographies parisiennes, puis anglaises. Elle sera la marque même du regard de Marc Riboud tout au long de son chemin. Dès le départ, il est un photographe à hauteur de l’homme dans toutes ses conditions, jamais en surplomb, jamais dans la posture du jugement. Son monde est un miroir de l’immédiat après-guerre, divisé par le travail, faisant alterner les rudes fatigues, la concentration sur le geste, avec la détente des bords de l’eau. Ce monde, s’il est éprouvé, rationné encore, croit en ses lendemains. Il découvre la télévision. On y parle des événements majeurs du temps : d’une France pauvre, du mal-logement, de la figure de l’abbé Pierre en ce terrible hiver 1953-1954. Il est ressuscité du pire ; il s’accroche aux fers de l’avenir, d’une main, comme un peintre en lévitation sur la tour Eiffel. L’Angleterre, 1954 En 1953, son portrait d’un peintre, Zazou, sur la tour Eiffel, paru dans le magazine américain Life, le fait entrer à Magnum. Cette agence, coopérative photographique fondée en 1947, compte parmi ses membres fondateurs Henri Cartier-Bresson, George Rodger ou encore Robert Capa. C’est ce dernier qui envoie Marc Riboud faire un long séjour en Angleterre en 1954, pour parachever sa formation, « voir les filles et apprendre l’anglais ».
Avec bienveillance, et sans jugement ni âpreté, il nous restitue des dockers en grève, les cités ouvrières, les arrière-cours pauvres de Leeds. Lors d’une réunion du parti conservateur, il saisit Churchill, vieux lion endormi au soir de sa vie. Ce n’est pourtant pas uniquement l’image d’un monde qui s’en va qu’il fixe mais aussi celle de la vie, joyeuse, qui revient : passants londoniens flânant dans les parcs, vacanciers de Southend-on-Sea…

Édition Marc Riboud attachait une grande importance à la qualité de ses livres. Il était sévère sur le choix de ses photos, « less is more » aurait pu être sa devise. Il aimait être conforté, souvent par les mêmes : l’éditeur Robert Delpire, un « œil » à qui il faisait confiance depuis toujours, et aussi Maurice Coriat, un merveilleux graphiste qui a mis en page beaucoup de ses livres. Après le choix, venait la qualité de l’impression et là aussi, il avait un complice avec Jean Genoud, le grand imprimeur de Lausanne, un as dans son métier. « C’est deux fois plus cher mais cent fois meilleur » disait Marc Riboud. Pour les textes, il faisait souvent appel à ses amis avec qui il partageait la même approche de l’Asie : Claude Roy, Jean Daniel, Jean Lacouture. Les projets de livres étaient une occasion de discuter, de mettre en commun leurs impressions. Vers l’Orient, 1955-1958 Marc Riboud a abordé l’Europe orientale en 1953 par un voyage dans un pays d’un autre temps, la Yougoslavie. En 1955, il décide de partir plus à l’est. En Turquie il retrouve les mêmes enfants qui jouent dans les rues poussiéreuses, les mêmes travailleurs aux prises avec la machine industrielle et découvre les premiers fantômes de la Turquie post-kémaliste. Mais peu à peu, il glisse vers l’ailleurs. Les paysages d’Anatolie le happent par leur étrangeté formelle puis c’est l’Iran et sa radicale opposition entre l’horizon plat du paysage et la verticalité humaine. L’austérité devient grandeur et au fur et à mesure de la traversée jusqu’au Pakistan, l’absolu du dénuement devient palpable. C’est son premier contact avec un nouveau monde l’Islam. Les rares regards, ceux des hommes, sont d’une intensité inédite. De l’autre côté de la frontière de 1947, à Chandigarh, la géométrie rigoureuse de Le Corbusier semble suivre une rythmique orientale qu’accentuent les pièges intenses de l’ombre et de la lumière. Il passe un an à Calcutta, où il côtoie Satyajit Ray et Ravi Shankar, profite d’une étape au Népal pour photographier le couronnement du roi. Il obtient son visa pour la Chine et y séjourne plusieurs mois. Il clôt son périple par l’Indonésie et par le Japon. La Chine, 1957 « Marc Riboud et la Chine » semble presque un pléonasme tant son nom est associé à ce pays qu’il a connu pendant plus de cinquante ans, de 1957 à 2010, qu’il a approché quand personne n’y allait, qu’il a aimé et regardé. Il l’a vu changer et en a retranscrit les évolutions sans idéologie, sans parti pris, avec acuité cependant et avec cette passion pour l’autre qui lui fit toujours placer l’humain au centre de son regard.
Quand il arrive en Chine en 1957, Marc Riboud est un des rares photographes à accéder au pays. Avant lui, peu de photographes s’étaient aventurés dans la Chine républicaine ; Robert Capa, en 1938, avait couvert la seconde guerre sino-japonaise (1937-1945) et Henri Cartier-Bresson, en 1949, la chute du Kuomintang face à l’avancée de l'Armée populaire de libération de Mao Zedong.
Marc Riboud est le premier à renouveler les images qui nous parviennent sur ce pays dont l’évolution si rapide intrigue. Il atteint un monde d’une intense humanité, saturé, au travail. Ses images de scènes de la vie quotidienne représentent un témoignage historique précieux. La Chine de 1957 représente un espoir. Marc Riboud y observe la campagne dite des « Cent Fleurs », un mouvement de libération de la parole et d’émulation artistique. Cette période particulière, s’arrêtera brutalement avec le « Grand Bond en avant » mis en œuvre dès 1958.

Le Japon, 1958 En 1958, quand Marc Riboud arrive au Japon au terme de son périple de trois ans en Asie, ce pays n’a guère été photographié par les Européens depuis la fin de la guerre du Pacifique. Là, il ne photographie quasiment pas la nature, ni l’architecture traditionnelle, mais il séjourne à Tokyo et dans ses environs, puis brièvement à Osaka et à Kyoto.
Marc Riboud est frappé par « cet équilibre sur la corde raide que les Japonais maintiennent avec difficulté, entre cette furieuse occidentalisation et industrialisation », et la tradition qui demeure. C’est au Japon qu’il conçoit son premier livre : Women of Japan (1959). L’ouvrage, de petit format, renferme quatre-vingt-six photos. Il y réalise aussi une de ses images devenues fameuses, lors du rallye de la Japanese Photographers Society à la station thermale de Karuizawa.
Mais la vie au Japon coûte cher et les quelques reportages qu’obtient Marc Riboud ne peuvent couvrir ses frais. Après quatre mois il écourte son séjour, à regret. Alaska, 1958 En 1958, Marc Riboud traverse l’Alaska en plein hiver avec un ami journaliste dans une voiture américaine, empruntant l’Alaskan Highway depuis Fairbanks jusqu’à la côte Ouest. La ruée vers l’or est finie, le pétrole pas encore découvert, mais pour Marc Riboud la neige efface toute laideur et s’offre à lui comme une page blanche où chaque homme, animal ou maison est une apparition étrange et poétique. L’homme semble s’y mouvoir en silence comme dans un film muet. Indépendances, 1957-1962 Marc Riboud avait la liberté chevillée au corps et préférait choisir ses voyages plutôt que de répondre aux commandes des magazines. Pourtant tout au long des années qui voient l’accession à l’indépendance de plusieurs pays ses aspirations personnelles rejoignent la soif d’actualité. C’est ainsi qu’en 1960 il part découvrir le Ghana, la Guinée et le Nigéria, anciennes colonies britanniques, qui proclament leur indépendance respective en 1957, 1958 et en 1960 ; il y capte la joie. À Cuba, indépendante mais sous hégémonie américaine, la rue renverse l’homme fort du pays, Batista, pour porter au pouvoir Fidel Castro que Marc Riboud rencontre la veille de l’assassinat de Kennedy. Fin d’une ère. Cuba est devenue un régime communiste. Algérie 1962. Marc Riboud saisit l’enthousiasme de la jeunesse algérienne comme la foule de ceux qui partent. Partout règne ce regard à hauteur d’homme. Il nous saisit dans une de ses photographies les plus célèbres, et parmi les plus célèbres de l’histoire du photo reportage : un jour d’octobre 1967 à Washington, il voit une jeune manifestante, opposante à la guerre du Vietnam, fleur à la main, s’avancer vers des soldats de son âge. Marc Riboud et ses amis Marc Riboud pratiquait son métier de photographe en solitaire, voyageant souvent seul, avec de longues journées de marche en silence, concentré sur ce qu’il voyait. Il avait quelques amis, peu nombreux et toujours les mêmes avec qui il partageait ses passions : l’Asie, l’évolution de la Chine, la photographie, etc. Occasionnels compagnons de voyage, comme Anne Philipe à Xi’An ou sur les hauts plateaux tibétains, ou encore Sarah Moon et Robert Delpire à Huang Shan, il aimait les retrouver au retour et travailler avec eux à un livre ou à une exposition. Le travail était à la fois le centre de sa vie et le lien qui le reliait à ses amis de toujours, Henri Cartier-Bresson, Jean Daniel, Claude Roy…

 

L’Algérie, 1962 Plus photographe que journaliste, Marc Riboud a pourtant été plusieurs fois dans sa vie passionné par l’actualité. Pendant la guerre du Vietnam et la guerre d’Algérie par exemple, il raconte qu’il a connu « les courses folles pour bien se placer, l’instinct qui nous porte toujours en tête d’un cortège pour le précéder et non le suivre, pour faire face aux visages, aux regards toujours plus près ». Présent à Alger lors de la semaine des barricades en 1961, il suit les négociations menées à Évian pour mettre fin à la guerre en Algérie. En 1962, il se rend régulièrement en Algérie où il photographie le référendum du 1er juillet et les célébrations de l’indépendance, ainsi que les leaders politiques Ahmed Ben Bella et Houari Boumediene qui dirigeront le pays. La jeune fille à la fleur, 1967 Un jour d’octobre 1967, à Washington, des dizaines de milliers de jeunes Américains, Blancs et Noirs, osaient manifester devant le Pentagone contre la guerre au Vietnam. À la tombée de la nuit, la foule se dispersait quand une jeune fille de dix-sept ans, une fleur à la main, s’est approchée des baïonnettes. « La jeunesse américaine avait ce jour-là un beau visage », disait Marc Riboud. La photographie en noir et blanc est la plus connue, la dernière sur la planche contact, mais il existe une version couleur, oubliée par Marc Riboud et qu’il avait redécouverte avec joie il y a une dizaine d’années. Le Vietnam, 1968-1976 À l’issue du second conflit mondial, la décolonisation de l’Indochine se mêle aux fils complexes de la guerre froide ; le Vietnam se divise, tiraillé par des jeux d’influences contraires. Hô Chi Minh proclame en septembre 1946 la République démocratique du Vietnam, d’inspiration marxiste, avec Hanoi pour capitale. En 1954, après la chute de la ville de Dien Bien Phu et les accords de Genève, le pays est coupé en deux entre le Nord et le Sud. De 1949 à 1973, le pays est déchiré par une guerre effroyable opposant le Nord Vietnam communiste, dont les alliés sont la Chine et le bloc de l’Est, et l’État du Vietnam au Sud, dont Saigon est la capitale, que soutiennent les Américains.
Le Vietnam de Marc Riboud est un monde terrassé. Le photographe se rend à Hué, capitale du dernier empereur, Bao Dai, après les destructions et massacres des Nord-Vietnamiens du 29 janvier 1968 lors de l’offensive dite « du Têt » (du nom de la fête du Nouvel An), et après les bombardements américains qui ont suivi. Les photographies de Hué frappent par l’apparente persistance des signes – la tenue, les usages : le chapeau conique des Vietnamiens, la longue tunique fendue, la manière de transporter les denrées, le vélo, la vente dans la rue. Mais le décor est décimé, la guerre se lit dans d’infinis détails. Le Cambodge, 1968-1990 Le Cambodge a l’une des histoires les plus dramatiques du 20e siècle. En avril 1975, les Khmers rouges de Pol Pot (1925-1998) entrent à Phnom Penh. La « ruralisation » forcée, la déportation de la population khmère commence. Dans ce monde déshumanisé, dominé par l’Angkar – « l’organisation » –, plus de 20 % de la population khmère disparaît en cinq ans dans les mâchoires de la machine génocidaire du Kampuchéa (Cambodge communiste). De cette tragédie à huis clos, il n’existe aucune photographie. En 1990, lorsque Marc Riboud y revient, tout a l’air d’être retourné à une éternelle saison bouddhique. Et pourtant, là, le chambranle d’une porte de temple encadre un groupe de jeunes Cambodgiens, victimes des mines, qui longtemps ont continué d’ajouter leurs ravages au monstrueux bilan de la guerre et de la domination khmère rouge. Le Bangladesh, 1971 En 1971, le Bangladesh, territoire géographiquement détaché du Pakistan, séparé de lui par l’Inde, gagne son indépendance. Se rejouent là les mêmes antagonismes que dans la partition de 1947 ou lors du premier conflit indo-pakistanais. Les Hindous du Bangladesh, soupçonnés de favoriser l’entrisme de l’Inde, sont les victimes des massacres ciblés de l’armée pakistanaise. S’ensuivra un nombre de morts effrayant, des exils massifs et finalement une intervention indienne. Devant l’insoutenable, à l’inverse de tout sensationnalisme, Marc Riboud livre de ce conflit des images contenues, bouleversantes et atemporelles. La Chine, de la Révolution culturelle au « boom » économique, 1965-2006 En 1965, Marc Riboud assiste aux prémices de la Révolution culturelle lancée par Mao Zedong (1893-1976). C’est l’arrivée de la couleur dans les photos de Chine. Une manifestation voilée de rouge, coupée en deux par un drapeau au vent, donne le ton pictural du regard de Marc Riboud, sur les soubresauts d’une révolution relancée par un président vieillissant. La « binarité » de la couleur exprime non pas une joie, mais la sévérité de la Chine de la fin du règne de Mao. Entre 1957 et 1965, la figure du Timonier, le vocabulaire de la propagande se sont immiscés plus fortement dans l’image. Le travail, s’il n’a jamais été facile, devient un enrôlement. Marc Riboud le laisse percevoir.
Lors du voyage suivant en Chine, en 1971, le pays a déjà commencé de revenir de la Révolution culturelle qui avait failli le mener au chaos. La période qui va de 1970 à 1976 marque un adoucissement avec le retour d’influence de Zhou Enlai, le dégel de la relation avec les États-Unis (avec la visite du président Nixon en Chine en 1972), puis l’arrivée au pouvoir de Deng Xiaoping (1978-1992). Les mutations sont alors rapides, bouleversant les paysages urbains, aménageant peu à peu les modes de vie, concourant à l’émergence d’une jeunesse avide de nouveautés et de consommation. Une autre Chine que celle que Marc Riboud avait si intensément approchée dès 1957. Les monts Huang Shan, 1986-1991 Des cimes perdues dans d’épaisses brumes, des sommets escarpés, des vallées profondes, des pins sombres, à contre-jour, aux contours dentelés, voilà en quelques mots les composants des monts Huang Shan (province de l’Anhui). Propices aux représentations monochromes à l’encre de Chine ou en photographie noir et blanc, ils suscitent l’inspiration des artistes et Marc Riboud adopte l’œil d’un lettré chinois qui s’incorpore à la longue tradition de la peinture au lavis d’encre sur papier. Les couleurs, comme absorbées par la végétation et l’atmosphère ambiante, apparaissent lors d’infimes caprices météorologiques. Marc Riboud, derrière son objectif, traduit avec douceur cet univers qu’il visitera à plusieurs reprises entre 1986 et 1991 sur les conseils de son ami le peintre Zao Wou-Ki.

Portrait de Marc Riboud Chine, 1996 © Xiao Quan

MARC RIBOUD – HISTOIRES POSSIBLES
Une coédition MNAAG / RMN-GP
272 pages, 240 illustrations
Prix : 35 €
Langue : Français « Je photographie comme le musicien chantonne. Regarder est une respiration et, quand le hasard est avec moi et qu’une bonne photo m’est donnée, le bonheur n’est pas loin. »
Ce photographe, c’est Marc Riboud, qui nous a emmenés avec lui pendant toute la seconde moitié du 20e siècle, là où l’entraînaient sa curiosité et sa recherche de surprises et de beauté. On le suit d’abord sur la route qui le mène d’Istanbul à Calcutta, puis en Chine, alors terra incognita, en Afrique et en Algérie au moment des indépendances, mais aussi au Vietnam pendant la guerre, au Cambodge…, captant ici et là des images qui se fixent dans notre mémoire comme cette Jeune Fille à la fleur (1967), symbole de l’aspiration à la paix.
Publiée à l’occasion de la grande exposition rétrospective montrée au musée national des arts asiatiques – Guimet, cette monographie retrace en quelque deux cents photographies le travail de Marc Riboud. Nourri de textes de spécialistes, mais aussi de contributions plus intimes, l’ouvrage invite à emboîter le pas au photographe pour le suivre au long de son périple sensible autour du monde.

Le billet de 10 livres de la princesse Diana par l’artiste Banksy

Le billet de 10 livres de la princesse Diana par l'artiste Banksy  a atteint des milliers de livres sterling aux enchères.
PRINCESS DIANA a été immortalisée par l'artiste de rue Banksy qui a mis le visage de la princesse de Galles sur un faux billet de 10 £. L'œuvre devrait être vendue par plusieurs milliers de dollars dans le cadre d'une vente aux enchères en ligne.

Le statut d'icône de la princesse Diana et sa mort tragique semblent avoir fait d'elle un sujet attrayant pour Banksy également.
L'artiste a créé un billet de 10 £ avec le visage de la princesse Diana au lieu de celui de la reine.

Banksy a créé le "Di-Faced Tenner" en 2004 et les œuvres ont été vendues aux enchères.

L'un des billets de Diana fait actuellement partie des lots les plus précieux d'une vente aux enchères en ligne de la Tate Ward.

La maison de vente aux enchères d'East London fonde de grands espoirs sur le billet de Diana, car la même œuvre s'est vendue à la Tate Ward en août pour 2 200 euros.
Une porte-parole de la Tate Ward Auctions a déclaré que la série Netflix The Crown a provoqué un pic d'intérêt autour de la princesse de Galles.

La porte-parole a déclaré : "Le lot est l'un des plus populaires de la vente aux enchères, une corrélation probable avec le succès de la saison 4 de The Crown, avec le portrait de Diana par Emma Corrin, acclamée par la critique.

Le lot est maintenant proposé à 3 080 £ (3 854 € commission comprise)".

En parlant de l'œuvre, le chef du département d'art urbain et contemporain, Danny Herbert, a déclaré "Di-Face Tenner, 2004" de Banksy est l'une de ses œuvres les plus emblématiques. Elle a été produite sept ans après la mort de la princesse et un exemplaire a été donné au British Museum en 2019 pour entrer dans sa collection permanente.

L'œuvre a été vendue 3348 € ici .

Philippe DRUILLET - Huile sur toile signée

Les univers flamboyants des dessins de Philippe Druillet

Science-fiction : les univers flamboyants du dessinateur Philippe Druillet

Illustrateur, scénariste, passionné de musique, de peinture, Philippe Druillet, est un grand dessinateur créatif, hétéroclite. A travers ses dessins, ses personnages imposent par leurs caractères, leurs traits et l’intensité du récit et de l’histoire dans lesquels il les fait évoluer. Druillet, c’est toute une école. A découvrir.

Aux débuts de Druillet: les premiers pas d’un artiste en herbe

Philippe Druillet voit le jour en 1944. La guerre fera fuir ses parents de la France, vers l’Allemagne puis en Espagne : l’enfant ne rentrera à Paris qu’en 1952. C’était, pour le jeune Philippe, un temps assez particulier, pendant lequel il découvre les salles de cinéma et prendra plaisir à noircir ses cahiers de dessins. Au milieu de son adolescence, il met un pied dans l’univers de la science-fiction en lisant les récits fantastiques d’Howard Phillips Lovecraft. Plus tard, au début des années 1960, il aura la chance de vivre dans le même immeuble que le dessinateur Pierre Georges Marie de Barrigue de Montvallon alias Piem: une proximité qui permettra au jeune homme, de confirmer son attrait pour le monde des arts. C’est l’initiation du peintre et dessinateur Jean Boullet qui lui donnera les fondamentaux du dessin d’artiste. Dès lors, des noms connus comme Louis Pauwels et Jacques Bergier, influenceront son parcours.

La saga Lone Sloane : un héros fantastique qui marquera des générations de fans

Conquérir Salammbo, la fille du suffète Hamilcar de Carthage: un rêve pour le navigateur interstellaire Lone Sloane qui vient de poser son vaisseau sur la planète centrale. Sous le crayon de Philippe Druillet, la scène est intense, chatoyante, et abonde de détails. Il signe son premier album de sci-fi chez Losfeld "Le Mystère des abîmes", et dévoile aux lecteurs le navigateur Lone Sloane. Plus tard, il revisitera la saga qui se bonifiera d’année en année. Entre 1966 et 2012, Lone Sloane apparaîtra dans onze albums aux éditions Dargaud, aux Humanoïdes Associés, chez Albin Michel ou bien chez Drugstore. Depuis "Le Mystère des abîmes" publié en 1966 à "Délirius 2" sorti en 2012, le héros fantastique marquera le monde sémillant de la BD internationale. La saga Sloane marque un tournant dans le monde de la BD dont les repères classiques volent en éclats. Druillet inaugure une nouvelle idée de la BD et en cela, influencera toute une génération de bédéistes. Car la bande dessinée selon Druillet, c’est une planche à admirer et à dévorer. Il y a dans son travail, autant de modernité que de romanesque, un mélange baroque savamment dosé et où la science-fiction rencontre la littérature. En janvier 2020, Lone Sloane revient au devant de la scène grâce à Xavier Cazaux-Zago et Dimitri Avramoglou qui prolongent le voyage imaginaire du héros entre les stations stellaires.

Salammbô de Flaubert réincarnée dans la science-fiction

Druillet publie en 1980 la trilogie de "Salammbô". Le dessinateur scénariste s’inspire du roman de Gustave Flaubert, l’assaisonne de son intense imagination, tout en demeurant dans la trame de l’histoire écrite par Flaubert. Évidemment, l’aventurier interstellaire Lone Sloane y est présent, bien que dominé par son adversaire Mathô. On voit, à travers les pages qui retranscrivent les scènes batailles acharnées, reflètent parfaitement la créativité de Druillet : graphique, coloré, vivant, tant et si bien que certaines planches de Salammbô ont été reproduites en peinture. Cette trilogie a quelque chose de romanesque au milieu d’un récit fantastique : un alliage auquel excelle l’artiste.

La Nuit de Druillet: une BD qui oscille entre le sombre et le beau

Dans les rayons de Druillet, l’album "La Nuit", publié en 1976 est celui qui est lié à l’amour qu’il voue à son épouse Nicole, emportée par le cancer à l’âge de 30 ans. Cette BD culte, décalée, rock’n'roll et novatrice, récemment rééditée, est une œuvre majeure dans la vie professionnelle et même personnelle de l’artiste. C’est un livre dans lequel Druillet évacue toute sa douleur et sa peine. C'est le récit magnifique et désespéré, sans fin heureuse, ni échappatoire, d’une humanité noyée dans l’anarchie.

Métal Hurlant: signature de la diversité de styles insufflée par Duillet

Druillet, Giraud et Dionnet créent en 1974 le magazine mensuel Métal Hurlant. Dans le même sillage, le trio inaugure aussi la maison d’édition Les Humanoïdes Associés. Métal Hurlant, publié par Les Humanoïde Associés est un périodique de bande dessinée de sci-fi qui s’impose comme l’une des magazines de référence de la presse adulte. L’écrivain et journaliste, expert en BD, Patrick Gaumer, parlera de Métal Hurlant comme d’un "laboratoire" qui façonne la bande dessinée contemporaine. Gaumer n’a pas tort : Métal Hurlant sera une pépinière pour des talents prometteurs qu’étaient à l’époque les Serge Clerc, Chantal Montellier, Yves Chaland, Luc Cornillon ou les Denis Sire, tout en donnant une tribune à des auteurs confirmés comme Gotlib, Claude Forest, Hugo Pratt, René Petillon, Enki Bilal et bien d’autres. Métal Hurlant, c’est aussi des critiques de romans et d’ouvrages de science-fiction, souvent virulentes mais bien dans l’esprit vif du magazine. Druillet met en exergue la diversité, tant des noms, des thèmes que des styles et contribue à la réussite évidente du magazine. Pourtant, il mettra les voiles quelques temps plus tard pour s’attaquer à une autre dimension tout aussi passionnante : la télévision.

Les autres mondes de Druillet: Xcalibur, Bleu l’Enfant de la Terre, Wagner Space Opera...

Phillipe Druillet s’attaque aussi au petit écran. En 1986, il dessine la série "Bleu l'Enfant de la Terre" qui compte treize épisodes en images de synthèse. Le projet est ambitieux et reçoit l’appui de la ville d’Angoulême, de Canal Plus ainsi que du Centre national de la cinématographie. Druillet aura cependant l’occasion d’expérimenter les contradictions entre le travail créatif et les contraintes de la production et de l’industrie de l’image en général, comme il le confiera à la presse en 1988. En 2002, aux côtés de l’écrivain Benjamin Legrand et la directrice d’écriture Amélie Aubert, il crée une série en 3D de quarante épisodes, baptisée "Xcalibur". Xcalibur parle de la princesse Djana dont le père est prisonnier d’un maléfice. Pour le libérer de son sort, Djana doit s’emparer de l’épée Xcalibur et affronter des épreuves et des batailles. Dans d’autres facettes de sa carrière, on retrouvera aussi le talent de Druillet dans la réalisation d’éléments de décor, comme dans la série Les Rois Maudits, réalisée par Josee Dayan, d’après le roman de l’écrivain Maurice Druon. Par ailleurs, il s’associera avec Humbert Camerlo et Rolf Lieberman pour réaliser un spectacle de fiction sur le "Wagner Space Opera", à l’Opéra de Paris.

Ainsi, on ne parle pas de la BD de science-fiction sans évoquer l’importante contribution de Druillet. En 1973, il reçoit en Belgique le Prix Saint-Michel dans la catégorie de la science-fiction grâce à son livre "Delirius". Trois ans plus tard, 1976, sa BD "Urm le Fou" lui vaudra d’être récompensé du prix spécial des Grands Prix de l’Imaginaire. Cerise sur le gâteau : l’ensemble de sa carrière professionnelle de dessinateur est couronné par le Grand Prix d’Angoulême de 1988.

Genevieve Claisse Auctionlab

Ces artistes majeurs qui nous ont quittés en 2018

2018 a été une année riche, mais aussi une année triste pour l'art, puisque notamment l'art français a perdu trois figures de proue. On va parler tour à tour, je pense, de Geneviève Claisse, on va parler de Yvon Taillandier. Et puis, nous allons parler de Monory.

Geneviève Claisse

Geneviève Claisse est autodidacte, en fait. À 18 ans, elle va monter à Paris, où elle va effectivement développer son art en utilisant trois figures géométriques majeures le cercle, le carré et le triangle. Pourquoi? Parce que, fidèle au mouvement de l'abstraction géométrique qu'elle incarne bien, elle travaille des formes qui n'existent pas dans la nature. C'est donc quelque part à un mariage entre des couleurs qui cohabitent et surtout, ces trois figures géométriques qu'on va trouver très régulièrement dans ses oeuvres.

Geneviève Claisse va aussi croiser un artiste majeur suisse. Votre frigo n'est guère certainement l'artiste majeur pour la Suisse du 20e siècle. Elle va beaucoup collaborer et d'ailleurs, on voit qu'il y a eu des fusions entre les deux univers et c'est cette proximité avec John Baclesse fait qu'ils vont échanger des savoir-faire. Et je pense à nous pour la géométrie, pour l'alliance des couleurs et aussi une maîtrise de la lumière.

Yvon Taillandier

La disparition d'Yvan Taillandier est effectivement la disparition d'un homme aux multiples talents, que ce soit la peinture, que ce soit la sculpture.

C'est aussi en écrivant qu'il a été critique d'art. C'est un antifasciste convaincu. En 1943, il va intégrer justement une organisation qui permet de faire la promotion de l'art, mais tout en résistant entre guillemets. Et c'est de là d'ailleurs qu'il va embrasser la profession de critique d'art. Il va échanger longuement et amicalement avec des figures incontournables de la France de l'art international comme Braque, comme Soulages, comme Miró, dont tu vas rester un ami pendant longtemps.

En tant qu'artiste lui-même, il va promener des personnages tout au long de sa carrière. Un des plus célèbres est le capitaine Ted. Et c'est vrai que ce personnage va le retrouver soit seul, soit accompagné, parce qu'il va souvent mêler le personnage et la technologie.

Taillandier dans son atelier va développer ça. C'est quelque chose de très important. Pourquoi? Il appelle son art un art figuratif? Parce qu’il va le mélanger. Beaucoup de textes dans certaines de ses œuvres, la partie consacrée aux textes va être plus importante que la partie consacrée à l'illustration. On voit l'écrivain, la patte de l'écrivain dans ses œuvres parce qu'il aime beaucoup se faire plaisir. Et il y a même certaines œuvres. Ce ne sont que des mots, que des phrases qui vont évoquer un univers du rêve, quelque chose auquel il tient.

Jacques Monory

Il tient beaucoup et c'est vrai que c'est une des signatures de Taillandier dans son œuvre. Jacques Monory a eu une carrière faite d’à-coup quelque part parce qu’il va commencer par faire des études de peintre décorateur. En fait, il va tout de suite changer pour s'orienter vers la photographie.

Et puis, en 62, il va détruire toutes les oeuvres, tout ce qu'il avait fait jusqu'à présent. Il va se lancer dans effectivement la figuration narrative avec des côtés pas toujours gais. Ce qui va guider, on va le voir, Monory tout au long de sa carrière. C'est l'effet divers. C'est l'attirance pour la violence, c'est l'attirance pour la mort. Il va faire des maquettes à partir d'articles découpés dans des magazines, dans des journaux qui décrivent d'une façon morbide les faits divers et il va les juxtaposer avec des couleurs.

Vous allez voir très souvent, on va tourner autour du bleu. On va tourner autour de deux couleurs très fortes, mais on sent un peu son origine. Photographe et il va nous promener tout au long de l'univers, quand même relativement violente. Mécaniser, vous verrez sûrement des voitures. Vous verrez souvent des éléments de la technologie Ticky qui viennent se prendre une place importante dans la composition de ces œuvres. Et puis, il y a un fait marquant une signature perpétuelle chez Monoprix.

Dans chacune de ses œuvres, vous allez avoir un très bien que j'ai cherché la raison de la présence de cette ligne droite, mais encore l'explication. Toujours est-il qu’aujourd'hui, vous verrez que dans chacune des oeuvres que vous verrez d'aumônerie, vous avez cette ligne droite qui est omniprésente. Je me faisais une remarque tout en discutant avec vous, c'est que c'est le seul des trois que j'appelle uniquement par son nom de famille, comme s'il y avait une sorte de distance et un côté un peu inquiétant chez Monory, qu'on ne trouve pas chez les autres artistes.

C'est peut-être plus masculin, mais plus certes très talentueux que peut-être le plus noir des trois artistes qui nous ont quittés cette année.

UN SOULIER DE LA REINE MARIE-ANTOINETTE

Marie-Antoinette : son soulier aux enchères avec Maître Osenat

La chaussure de Marie-Antoinette remporte plus de 50 000 dollars aux enchères
"Qu'ils mangent... ma chaussure ?" Le soulier a été vendu à un prix bien plus élevé que ce que la maison de vente aux enchères Osenat avait prévu. Mais les dizaines de milliers d'euros pour le soulier avec le ruban n'étaient rien en comparaison de la valeur de ses bijoux.
Une chaussure appartenant à la dernière reine de France avant la révolution de 1789, Marie-Antoinette, s'est vendue 43 750 euros (51 780 dollars) dans une maison de vente aux enchères française dimanche.

La vente a eu lieu dans la ville de Versailles, qui abritait autrefois la cour royale française. Marie-Antoinette y a vécu dès son arrivée à l'âge de 15 ans, et sa famille a conservé la pantoufle pendant des générations avant qu'elle ne soit vendue aux enchères à Osenat, 227 ans après son exécution.
Le soulier devait passer de 8 000 à 10 000 euros aux enchères, mais l'intérêt international a fait grimper le prix à plus de quatre fois ce montant.
La chaussure avait un talon de 22,5 centimètres de long, soit l'équivalent d'une pointure européenne moderne de 36. La chaussure était surmontée de quatre rubans et était en bon état, avec juste une légère usure de la soie, selon la maison de vente aux enchères.

Marie-Antoinette, duchesse autrichienne de naissance, était l'épouse du roi Louis XVI. Ils ont été exécutés en 1793, sous le règne de la terreur.

Un bronze de Rodin vendu 670 000 euros : Eve

Rodin : Destiné aux porte de l’enfer, le bronze est vendu 670000€

Dans les années 1880, Rodin a accompli ce qui peut être qualifié de son ouvrage le plus important : la Porte de l'Enfer. Le sculpteur réalise pour elle une multitude de statues. Parmi les personnages de cette gigantesque œuvre : Eve. Pensée dès 1881, pour être disposée face à Adam, Rodin doit se décider à la mettre de côté pour la laisser dormir durant près de 10 ans.

La sculpture dans sa taille normale est de 1m73, mais à la demande de Rodin, une version réduite de 75 cm a été réalisée entre 1905 et 1917 pour des collectionneurs privés, à une époque où l'artiste était célèbre. 

La maison de vente aux enchères lyonnaise Conan Hôtel d'Ainey, a programmé cette vente aux enchères dimanche 15 novembre, estimée  400 000 euros, Eve a été vendue pour 670 000 euros à un amateur d'art.

© Conan Hôtel d'Ainay
PPK Juliens auction James bond

Le pistolet Walther PPk de James Bond aux enchères

Nous les avons vu une centaine de fois chacun, Je parle bien sur des films de James Bond. Des films que nous pourrions voir en boucle pendant le confinement. Qui n’’a pas rêver de manipuler les gadgets proposés par Q. Et puis, il y a le PPK, cette arme emblematique et bien elle est proposée au enchères au mois de décembre.  Bien des films parlent du pistolet de Bond comme étant le PPK, mais le vrai accessoire utilisé dans "Dr. No", le tout premier film de Bond mettant en vedette le regretté Sean Connery, était le Walther PP, qui était un peu plus long. Le pistolet Walther PP désactivé, l'un des deux accessoires originaux utilisés par Connery, passera sous le marteau lors de la prochaine vente "Icons & Idols Trilogy : Hollywood", organisée par Julien's Auctions, le 3 décembre à Beverly Hills et en ligne. L'arme de poing devrait rapporter jusqu'à 200 000 dollars, selon la maison de ventes aux enchères. Il fera partie des plus de 500 articles de la vente aux enchères "Icons & Idols TRILOGY : Hollywood", organisée par Julien's Auctions, le 3 décembre à Beverly Hills et en ligne. Parmi les autres souvenirs notables, citons le casque de pilote porté par Tom Cruise dans Top Gun et la veste de moto en cuir d'Arnold Schwarzenegger, tirée de Terminator 2 : Judgment Day. La prochaine sortie cinématographique de Bond - qui serait le dernier film de l'actuel 007 Daniel Craig - a été reportée en raison de la pandémie de Covid-19.  No Time To Die est actuellement prévu pour une sortie en avril. Connery s'est fait une réputation mondiale et une adoration durable pour sa représentation lisse, aux accents écossais, de l'espion suave autorisé à tuer dans plusieurs films. Premier acteur à prononcer l'inoubliable "Bond, James Bond", Connery est considéré par de nombreux fans comme le portrait définitif de la création du romancier Ian Fleming. Sean Connery, le célèbre acteur de James Bond, meurt à l'âge de 90 ans Connery est mort le 31 octobre à l'âge de 90 ans, suscitant les hommages de fans du monde entier, y compris d'autres acteurs de Bond comme Daniel Craig. Martin Nolan, directeur exécutif de Julien's Auctions, a déclaré que la maison de ventes aux enchères était "profondément attristée" par la nouvelle de la mort de Connery. "La silhouette de 007 tenant ce pistolet allait passer pour l'image la plus emblématique de la franchise James Bond et l'une des références les plus reconnaissables de la culture pop de tous les temps", a-t-il déclaré dans la déclaration. "Nous sommes honorés d'inclure son pistolet Walther PP Pistol en tête de notre vente aux enchères, aux côtés de centaines d'autres souvenirs historiques des plus grands films et séries télévisées classiques d'Hollywood. » .
Miroir de Marie-Antoinette aux toilettes

Un miroir de Marie-Antoinette découvert dans des WC

Le miroir de la salle de bains familiale, qui appartenait autrefois à Marie-Antoinette, devrait être vendu aux enchères avec succès.

Une famille devrait gagner des milliers d'euros grâce à la vente d'un miroir antique transmis de génération en génération, après avoir appris que le miroir a appartenu à Marie-Antoinette.
Un membre de la famille anonyme avait gardé le petit miroir sur le mur de la salle de bain de près de leur propre "trône" de toilettes pendant près de 40 ans après avoir hérité l'objet de leur grand-mère, rapporte le South West News Service (SWNS).

UN CONSTRUCTEUR DÉCOUVRE UN SECRET VIEUX DE 30 ANS CACHÉ DERRIÈRE LES MURS DE LA MAISON LORS D'UNE RÉNOVATION

Le miroir mesure environ 19 pouces sur 15 pouces, est monté dans un cadre en noyer avec des feuilles et des fleurs, et est orné d'une plaque qui dit : "Ce verre a appartenu à Marie-Antoinette et a été acheté à la vente des effets de Napoléon".

Le miroir vaut vraisemblablement "une fortune", rapporte le SWNS, et a probablement été acheté par la femme de Napoléon III, Eugénie, qui était obsédée par la malheureuse reine française.
L'antiquité a été achetée dans les années 1950 par un ami de la famille du propriétaire actuel. Lorsque l'acheteur initial est décédé dans les années 80, le miroir a été donné à la grand-mère du propriétaire actuel.

Aujourd'hui, l'objet devrait rapporter des milliers d'euros lorsqu'il sera mis en vente par East Bristol Auctions à Bristol, en Angleterre, dans le courant de la semaine.
"Avec une telle chose, la provenance est primordiale", a déclaré le commissaire-priseur Andrew Stowe. Il y a une trace écrite merveilleuse - elle apparaît en fait dans un catalogue d'une vente aux enchères tenue en 1880 à Camden House dans le Kent, pour la succession de feu Napoléon III, dans lequel il est noté qu'il s'agit d'une "lunette de toilette dans un cadre en bois d'Inde".
Quand nous avons vu cela, cela a pratiquement scellé l'affaire", a déclaré Stowe.

Selon Stowe, le dernier propriétaire du miroir "n'a jamais vraiment pensé qu'il valait quoi que ce soit" et l'a considéré comme "plus intéressant que précieux".

 

Quand ils l'ont acheté pour la première fois, nous étions certainement désireux d'explorer son histoire, et puis une fois que nous avons découvert toutes ces preuves incroyables, il est vraiment devenu quelque chose de spécial", a expliqué le commissaire-priseur. Penser que l'un des personnages historiques les plus célèbres s'est regardé dans ce miroir est tout simplement envoûtant".
Le miroir de Marie sera mis aux enchères vendredi par la vente aux enchères spécialisée en beaux-arts et antiquités d'East Bristol, où il devrait être vendu pour au moins 10 000 dollars.

Nichols Canyon phillips

Nichols Canyon de David Hockney aux enchères

Le tableau de David Hockney, d'une valeur de 27 millions de livres sterling (29 930 636 d'euros), est dévoilé avant la vente aux enchères aujourd'hui à Londres

La pièce de 1980, Nichols Canyon, dépeint une route sinueuse à travers les collines de Los Angeles, et marque le début de l'expédition de Hockney dans des paysages à couper le souffle.

Jeal-Paul Engelen, vice-président et co-directeur de l'art moderne et du XXe siècle à Phillips, a déclaré : "Nichols Canyon est, sans aucun doute, le paysage le plus important jamais mis aux enchères par Hockney".

Le tableau est programmé à la maison de vente aux enchères Phillips de Mayfair jusqu'à dimanche, avant d'être déplacé pour être exposé à New York et à Hong Kong avant sa vente.

En février, le célèbre tableau de Hockney de 1966, The Splash, a été vendu par Sotheby's London pour un montant de ₤ 23,1 millions (25 519 161 euros).

Le tableau qui accompagne l'œuvre, Mulholland Drive : The Road to the Studio, est conservée dans la collection permanente du Los Angeles County Museum of Art, a déclaré M. Phillips, tandis que Nichols Canyon est en fait restée dans une collection privée pendant près de 4 décennies.

Nichols Canyon sera à exposé à Londres jusqu'au 1er novembre et la vente aux enchères aura lieu le 7 décembre à New York.

L’univers de Christophe aux enchères avec Cornette de Saint-Cyr

« L’univers de Christophe » à la maison Cornette de Saint-Cyr

Mise à jour le 9/11/20

La vente a rapporté plus de 650 000 euros ( frais compris). Un vrai succès pour : un Jukebox vendu 24 000 euros ainsi qu'une guitare peinte par Enki Bilal pour 32000 euros frais compris. .

Un fan s'est battu pour acquérir un lot de lunettes à 11 000 euros.

Christophe laisse derrière lui des souvenirs qui rappellent le chanteur et musicien talentueux qu’il était. L’exposition « L’univers de Christophe », qui se tient du 31 octobre au 7 novembre 2020 à la maison Cornette de Saint-Cyr ouvre ses portes aux fans et aux connaisseurs.

 

L’univers de Christophe : une bibliothèque éclectique

 

L’interprète d’« Aline » réunissait dans sa bibliothèque des collections qui témoignent de son éclectisme. Des revues affichant les œuvres de Pierre Molinier qui immortalisait des Serge Gainsbourg, James Dean ou bien Brigitte Bardot, la peinture de Basquiat, pionnier de l’underground ; les dessins de l’illustrateur Brenot ; le surréalisme de Bellmer et de Delvaux, le pop art de Warhol, les ready-made de Duchamp. On y lit aussi des revues spécialisées dans le cinéma ou l’érotisme. Amateur de design, l’artiste s'intéressait à l'architecture moderne des urbanistes tels que Le Corbusier, Raymond Loewy. Les mordus de rok’n’roll et d’automobiles trouveront leur plaisir dans les séries de catalogues allant d’Elvis Presley aux Cadillac et Ferrari. Enfin, pour souligner la variété dans les rayons, découvrez la collection d’albums de Tintin  (Casterman, 1960), les publications des dessinateurs italiens Tanino Liberatore et Milo Manara, le livre « Argot du Bistrot » préfacé par Roland Topor aux éditions Marval, 1989, ou bien une série d’albums « Le Petit Nicolas » de Sempé, dédicacés par l’auteur.

 

L’univers de Christophe: des tableaux et des photos qui vous attendent

 

A la maison Cornette de Saint-Cyr, du 31 octobre au 7 novembre, plusieurs tableaux de la collection privée de Christophe vous attendent. Des huiles sur toile signées d’Esparles, Dovi, Feixas, Burgini, Mepo ; une acrylique sur toile représentant Alan Véga, du pochoiriste Jef Aérosol, une sérigraphie rarissime en carton imprimé par RCA, à l’occasion de la sortie de l’album Berlin de Lou Reed en 1973 ; des photos dédicacées de Cary Grant et Jane Wyman. Plusieurs autres œuvres de photographes et de peintres complètent cet ensemble, à découvrir à la maison Cornette de Saint-Cyr.

 

L’univers de Christophe : le musicien et sa musique

 

On ne peut parler de l’univers de Christophe, sans évoquer sa musique. La collection exposée à la maison Cornette dévoile ses instruments de prédilection : guitares électriques et acoustiques Gibson, Grestsch, Martin & Co, Teisco/Del Rey, Bernal ou bien Lowden, et en particulier une guitare électrique Fender réservée à Christophe avec son certificat, issue d’un tirage limité et illustrée par une photographie de Bevilacqua. A part les guitares, on a aussi divers instruments de percussion, des instruments traditionnels du Vietnam, de la Chine ou bien du Maroc et des instruments de studios : synthétiseurs, consoles de mixage, enceintes, boîtes à rythmes, et des lots de petits matériels. Les fans auront la joie d’acquérir ses nombreux disques d’or, ainsi que de superbes photographies de Christophe réalisées par sa fille Lucie. Enfin, des tenues de scènes figurent dans l’inventaire des objets à vendre aux enchères : blousons, bottines, lunettes, jeans. Le tout, visible à à la maison Cornette.

 

Moderne et vintage: des objets du quotidien de Christophe

 

Comme tout admirateur de belles choses, le chanteur était propriétaire de divers objets qui ne manqueront d’éveiller nostalgie et souvenirs chez les amateurs: objets d’époques tels que des figurines, des pin up, des radios vintages, des juke box, des enseignes lumineuses. On a aussi des sculptures et mobiliers décoratifs, allant de la chaise de style industriel au classique commode en bois vernis. Tout pour plaire à votre bon goût de connaisseur et de fan. Rendez-vous du 31 octobre au 7 novembre à la maison Cornette de Saint-Cyr, pour l’exposition et la vente aux enchères . Nous vous communiquerons les modalités suite l'annonce du confinement en France.

Une vente aux enchères secrètes pour une sculpture de Giacometti

Avant 27 octobre,  Sotheby's recolte les enchères secrètes pour une œuvre de Giacometti " Grande femme I"

Giacometti a commencé à réaliser des moulages en bronze en 1960, dans la dernière décennie de sa vie. Pendant cette période, il a créé spécifiquement les figures émaciées et saisissantes pour lesquelles il a fini par être connu, après avoir été membre des surréalistes avec des artistes comme Salvador Dalí et Max Ernst.

Des enchères scéllées completement folles.

Sotheby's a besoin de propositions de prix minimums d'au moins 90 millions de dollars pour "Grande femme I", mais le prix catalogue sans doute restera une illusion.

Sotheby's a déclaré que son conseil examinera les offres avec un contrôleur externe le jour suivant la clôture des enchères. L'enchérisseur ayant fait l'offre la plus élevée réclamera la sculpture, bien que l'identité de l'acheteur et le dernier prix de liste ne soient pas dévoilés par la maison de vente aux enchères.

Bien qu'elle soit maintenant en vente directe, "Grande femme I" était initialement destinée à être une œuvre d'art publique que les passants pourraient voir de près. Elle a été commandée par le designer Gordon Bunshaft en 1956 dans le cadre d'un groupe de magnum opus destiné à habiter le Chase Manhattan Plaza dans le quartier financier de New York. Le sculpteur imaginait que l'espace serait occupé par un homme marchant, une femme debout et une tête sur un piédestal, formes qu'il répétait souvent dans son travail.

L'artiste suisse a réalisé le moulage en bronze en 1960, six ans avant sa mort. Elle faisait partie d'une série de sculptures plus importante, supposée former une installation publique importante à New York, bien que l'exposition en plein air n'ait jamais été reconnue. "Grande femme I" incarne le style de fin de carrière de Giacometti, qu'il a établi après la Seconde Guerre mondiale : des figures allongées et texturées qui semblent vulnérables, mais lourdes de repères psychologiques.

Avant que Giacometti n'abandonne le projet, il avait en fait déjà coulé la tête, deux variantes des types masculins et quatre des figures féminines debout - chacune d'entre elles étant vendue séparément. "Grande femme I" a été proposée pour la dernière fois en 1989 chez Christie's à New York (pour 4,9 millions de dollars, selon le journal The Art), tandis que "Grande femme II" a rapporté près de 24,9 millions d'euros (29,5 millions de dollars) chez Christie's en 2017.

" L'œuvre de Giacometti continue à trouver un écho auprès des collectionneurs et du public, et elle est régulièrement vendue à des prix aussi élevés sur le marché, parce que ses thèmes ... sont largement compris, et que son style créatif est unique et facilement identifiable", a déclaré M. Lampley. "Giacometti a introduit un langage visuel entièrement nouveau pour façonner le genre humain, qui a influencé à la fois ses contemporains et les générations d'artistes qui lui ont succédé".

" Le format hybride de cette vente offre la possibilité de promouvoir une œuvre d'art inhabituelle qui a un attrait mondial, tout en conservant la discrétion d'une vente personnelle, ce qui est particulièrement essentiel pour les clients lorsqu'ils achètent ce point de valeur", a déclaré Brooke Lampley, vice-présidente du département mondial des beaux-arts de Sotheby's, par courrier électronique.

 

Les ventes aux enchères secrètes sont assez rares sur le marché de l'art, bien que Sotheby's ait utilisé un format similaire pour offrir un choix d'œuvres d'art contemporain et de bijoux dans ce qui a été appelé une "vente aux enchères silencieuse" à Hong Kong en mai.

 

Une œuvre d'Alberto Giacometti, l'artiste à l'origine de quelques-unes des sculptures les plus chères de l'histoire, va être mise en vente, mais les enchères seront faites entièrement à la volée.

Jusqu'au 27 octobre, la maison de vente aux enchères Sotheby's acceptera des offres secrètes pour "Grande femme I", un bronze de 2 mètres de haut représentant une dame maigre. Et avec un coût initial de 90 millions de dollars, la vente dite "à enchères secrètes" pourrait rapporter parmi les plus gros montants jamais déboursés pour une sculpture.

La vente aux enchères : Jeanne Moreau

Artcurial consacrera l'une de ses ventes automnales à la célébrissime actrice française Jeanne Moreau, décédée en 2017. C'est l'occasion de dévoiler les multiples facettes de l'artiste qui fut actrice, comédienne, réalisatrice, mais aussi chanteuse, ainsi que son histoire avec la mode et les plus grands photographes de ces dernières décennies.
Pas moins de 300 lots liés à l'histoire et à la carrière de Jeanne Moreau seront dispersés par Artcurial, du 16 au 22 octobre, dans une vente aux enchères exclusivement en ligne en hommage à l'artiste. Pendant près d'une semaine, les amateurs, les passionnés et les simples curieux pourront tenter de se procurer des pièces uniques, parfois inédites, ayant appartenu ou ayant été associées à l'icône du cinéma français, véritable égérie des cinéastes bien sûr, mais aussi des créateurs de mode et de nombreux photographes.

Parmi les lots mis en vente, on trouve des pièces de créateurs, notamment de sa garde-robe constituée lors des cérémonies de remise de prix ou lors de tournages de films. Par exemple, la vente aux enchères proposera un ensemble en soie et guipure brodé de perles et de paillettes Chanel porté par l'actrice au Festival de Cannes en 2003, ainsi qu'une paire de mules en soie anisée brodée de perles signée Roger Vivier.

Une sélection de bijoux, d'affiches et une quarantaine de photographies, dont certaines inédites, complèteront cette vente. Les connaisseurs pourront découvrir Jeanne Moreau immortalisée par Helmut Newton, Peter Lindbergh, Cecil Beaton, Slim Aarons et Agnès Varda.

La vente aura lieu en même temps que l'exposition à Artcurial, et bénéficiera à la Fondation Jeanne Moreau, qui a pour but de protéger le travail artistique de l'artiste française, mais aussi d'agir pour la protection des enfants par l'accès aux activités du théâtre et du cinéma.

Hansons Auctioneers

La toute première édition d’Harry Potter aux enchères

La toute première édition de la publication Harry Potter, dont un père s'est servi pour éduquer ses enfants en anglais, a été vendue aux enchères à ₤ à 60 000 euros.

L'exemplaire peu courant d'Harry Potter et aussi le Rocher du théoricien avait été évalué à ₤ 30 000.

Le livre Guide, l'une des 500 premières éditions cartonnées imprimées, a été offert par un expatrié britannique retraité du Luxembourg.

Le vendeur Jim Spencer a expliqué que le prix du marteau, qui est monté à ₤ 75.000 avec la commission, était "étonnant".

Le roman a été vendu aux enchères avec la maison de ventes Hansons,  mardi 13 octobre 2020 .

Le vendeur, qui entendait rester confidentiel, a affirmé avoir obtenu un guide pour ses jeunes concernant 18 mois après sa première publication en juin 1997.

Il a déclaré qu'il était "absolument heureux" de la vente.

" Les publications de Harry Potter sont vraiment renommées - dans le domaine extrêmement important des œuvres littéraires pour les jeunes - et cette toute première version ne peut que gagner en valeur à l'avenir", a-t-il déclaré.

Le vendeur a ajouté qu'il prévoyait d'utiliser l'argent de la vente pour rembourser les prêts étudiants de sa petite fille.

Le livre a été déterminé comme une première édition, après avoir été envoyé aux commissaires-priseurs du Derbyshire dans un torchon, car il contient une réplique de l'expression "1 bâton" à la page 53 ainsi qu'une variété de "10 9 8 7 6 5 4 3 2 1".

Hansons" a déclaré que l’enchère finale provenait d'un acheteur international personnel qui avait fait une offre par téléphone.

M. Spencer, qui a géré la vente de quatre premières éditions de Harry Potter et aussi de l'Étoile du théoricien, a déclaré que c'était le plus important prix payé aux vendeurs pour un exemplaire.

" Je suis vraiment ravi que le livre ait réalisé un taux aussi exceptionnel pour notre vendeur", a-t-il déclaré.

" J'espérais qu'il ferait certainement ₤ 50.000, mais atteindre ₤ 60.000 était incroyable".

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