C’est près de 200 œuvres provenant de l’atelier de Jacques TRUPHEMUS (1927-2017), couvrant plus de 60 ans de création, qui seront dispersées par IVOIRE LYON le 22 septembre 2018. Considéré par Balthus comme l’ « un des plus grands peintres français » de son temps, cet artiste discret d’origine grenobloise, ayant cheminé à l’écart des modes parisiennes, s’est éteint en septembre 2017 à l’âge de 94 ans.

Les tableaux, dont la valeur est estimée entre 100 et 8000 euros, seront d’abord exposés les 15 et 16 septembre dans le cadre des Journées européennes du patrimoine puis du 20 au 22 septembre avant la vente aux enchères le 22 septembre à 14h30

Jacques TRUPHEMUS (1922-2017). "Colline de la Croix Rousse, 1972". Huile sur toile, signée et datée en bas à droite. 65 x 81 cm. Contresignée, titrée et datée au dos de la toile. Cachet Atelier Jacques Truphemus au dos de la toile. Reproduit page 124 du livre "Truphémus", Au Verseau Lausanne, La Bibliothèque des Arts, 1985. Estimations : 5000/8000€
Jacques TRUPHEMUS (1922-2017)
"Colline de la Croix Rousse, 1972". Huile sur toile, signée et datée en bas à droite. 
65 x 81 cm. Contresignée, titrée et datée au dos de la toile. 
Cachet Atelier Jacques Truphemus au dos de la toile. 
Estimation : 5000/8000€

Qui est Jacques TRUPHEMUS ?

Entré à l’école des Beaux-Arts de Lyon en 1940, le STO lui impose un séjour difficile en Allemagne et à son

retour, il crée avec ses amis peintres le groupe Sanziste dont un point commun est leur admiration pour Bonnard. Dès le début de sa carrière, il s’attache comme ce dernier à traduire la lumière par la couleur. Sa peinture évolue au gré de ses voyages dans le Midi, le Nord, l’Italie, puis le Japon. Après l’univers quasi-monochrome des compositions architecturées des années 1980, il explore à partir des années 1990 la force des couleurs violine, rouge, orange sur fond blanc. De plus en plus tourné vers l’introspection, la recherche du silence, il épure la forme tandis que sa peinture tend vers un geste plus libre.

Le peintre de l’intime

Tout au long de sa vie, il fut systématiquement comparé à l’illustre Pierre Bonnard avec lequel son œuvre a une certaine parenté (les cadrages, la palette claire dominée par les camaïeux de verts, de jaunes et de bleus). Jacques Truphémus peint l’intime. On retrouve dans son œuvre, peint avec délicatesse, des natures mortes, des portraits, des scènes de bistrots ainsi que de nombreux paysages lyonnais et d’ailleurs, mettant toujours en avant mille et une nuances révélées par la lumière.

Jacques TRUPHEMUS (1922-2017). "Intérieur de café, soir, circa 2010". 
Huile sur toile. 115 x 115 cm. 
Cachet Atelier Jacques Truphemus au dos de la toile.
Estimations : 4000/7000€

La place de Jacques Truphémus dans la peinture contemporaine est complexe. Il est associé au courant intimiste lié à Bonnard et Vuillard, mais il existe aussi un lien évident avec l’art de Matisse, Giacometti, Bacon, Freud, Rebeyrolle et Geneviève Asse.

Truphémus célébré dans les musées

En 1986, le Musée des Beaux-Arts de Lyon lui organise une grande rétrospective. La Galerie Claude Bernard signe alors un contrat d’exclusivité avec lui. Le musée Paul-Dini de Villefranche-Sur-Saône en 2004, puis le musée de l’abbaye de Saint-Claude en 2014 et le Conseil Général de Rhône-Alpes, organiseront des expositions de son travail. En 2017, la propriété Caillebotte, à Yerres, dans l’Essonne, lui consacrait une rétrospective retraçant sa riche et longue carrière.

Jacques TRUPHEMUS (1922-2017). 
"Aimée lisant sur le divan, circa 1999". 
Huile sur toile. 99 x 110 cm. 
Cachet Atelier Jacques Truphemus au dos de la toile. 
Estimation : 4000/7000€

Vente aux enchères 22 septembre 2018 à 14h30

Expositions les 15 et 16 septembre 10h/12h et 14h/18h (dans le cadre des JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE), les 20 et 21 septembre 10h/12h et 14h/18h, puis le 22 septembre de 10h/12h