Depuis 5 ans, Graffitizm, un festival de Graff est organisé à Mantes La Jolie. Pour faire écho à cet événement dédié au street art, l’étude de Mantes La Jolie, sous le marteau de Maître Hugues Taquet, organise pour la première fois une vente aux enchères d’Art Urbain le 26 novembre.

Les grands noms du Street Art côtoient des artistes internationaux moins connus sur la scène française, mais tout aussi qualitatifs.

Le street-art passera-t-il de la rue à la salle des ventes avec brio ?

À la tête de la maison de ventes depuis un an, le jeune commissaire-priseur entend bien par cette programmation, se différencier des autres études.

Des grands noms du Street-Art aux enchères

 

Parmi la sélection de 130 oeuvres d’une grande variété de styles qui composent la vacation, les enchérisseurs pourront acquérir de grands noms du street art : le pionnier du graffiti new-yorkais CRASH, mais également les Britanniques BANKSY et PURE EVIL (« JFK’s nightmare », esti­mation : 2000 – 3000€), ou encore des street-artistes français comme NASTY («Crashed spraycans », estimation : 1000 – 1500€).

pure evil aux enchères à mantes la jolie street art

PURE EVIL (Britannique, né en 1968) JFK’s nightmare, 2012 Acrylique et peinture aérosol sur toile Signée et titrée au dos 100 x 100 cm 2000 – 3000 €

Qui sont ces street-artistes pour la première fois dans un catalogue de vente ?

Hugues Taquet et Marie-Savine Senave, responsable de la vente, ont aussi fait, pour cette vente, le choix audacieux dans le catalogue, de mettre en vente des oeuvres d’artistes n’ayant jamais été, jusqu’à aujourd’hui, proposés aux enchères. 

Pour exemple la sérigraphie « An utopic landscape »  du duo italien ROBOCOOP qui reprend un collage réalisé Impasse de la Défense à Paris, avec l’architecture contemporaine de Ricardo Bofill, qu’il intègre avec brio à une huile sur toile d’Hubert Robert, peintre français du XVIIIe siècle (esti­mation: 400 – 600€).

ROBOCOOP (RomaBolognaCooperazione) (Italiens, nés en 1992) An utopic landscape (Les Arcades du Lac | Ricardo Bofill | 1981 – Paysage près de Paris | Robert Hubert | 1781), 2017 Sérigraphie en couleurs sur papier Signé en bas à gauche, daté en bas à droite, numéroté au dos « 3/5 » 50 x 70 cm 400 – 600 €

Quand le Street-art belge s’exporte en France

Anciennement domiciliée en Belgique, Marie-Savine Senave a côtoyé de près la scène artistique belge, une influence qui se traduit dans cette vente par le choix de street-artistes de cette nationalité.

Ainsi seront proposées aux enchères trois œuvres de A SQUID CALLED SEBAS­TIAN, résidant à Gand, auteur d’expositions personnelles et habitué d’Art Basel Miami.

« Les Belges sont très actifs dans le domaine du Street-Art. Il y a un vernissage au moins une fois par semaine à Bruxelles dans ce domaine. » nous explique la responsable de la vente. « Des fresques murales fleurissent un peu partout dans la capitale belge ».

a squid called sebastian enchères

A SQUID CALLED SEBASTIAN (Belgo-américain, né en 1981) Sans titre, 2014 Acrylique et peinture aérosol sur panneaux de bois assemblés 90 x 78 cm 1000 – 1500 €

 

 

Denis Meyers art urbain enchères

Denis MEYERS (Belge, né en 1979) Sans titre, 2016 Peinture aérosol et acrylique sur cache radiateur en métal Signé et daté au dos 127,5 x 64,5 cm 2500 – 3000 €

Le travail de Denis Meyer, autre artiste du street-art dont l’oeuvre « sans titre 2016 » composée de verbes à l’infinitif, est aussi proposé dans cette vente aux enchères. « Il est d’ailleurs vendu régulièrement par les maisons de ventes à Bruxelles. Son œuvre est déjà acheté par des Français » précise Marie-Savine Senave.

Les street-artistes belges creuseront-ils leur sillage dans le marché de l’art français ? Réponse le 26 novembre.

Vente le dimanche 26 novembre 2017 – 14h30

exposition publique à l’Hôtel des ventes de Mantes-la-Jolie:

jeudi 23 novembre – 10h à 19h

vendredi 24 novembre – 10h à 19h

samedi 25 novembre – 10h à 19h

Catalogue de vente : ICI