Art Elysées, la Fiac au Grand Palais, la Fiac hors-les-murs de l’avenue Winston-Churchill jusqu’à la place Vendôme, Asia Now ou le polémique Domestikator devant le Centre Pompidou, Paris était en émoi la semaine dernière. Une effervescence animée par l’Art Contemporain omniprésent dans les rues et contre-allées de la capitale, jusque dans les salles de ventes parisiennes.

Proposant des ventes plus éclatantes les unes que les autres, les maisons de ventes semblent avoir tiré profit de cette semaine de folles enchères !

L’art contemporain : une locomotive pour le marché mondial des enchères

Un quart des Français envisagent d’acheter des œuvres contemporaines, selon une étude récente  sur « les Français et l’Art Contemporain » faite par l’institut de sondage Opinionway. La proportion augmente chez les individus favorisés, plus intéressés par cette pratique onéreuse: 25 % des cadres ou personnes occupant une profession intellectuelle supérieure, 28% des ménages de revenus supérieurs ou égaux à 3500 €/ mois.

Sondage achat art contemporain résultat FIAC 2017 enchères

Et le marché de l’art contemporain semble agir comme une locomotive pour le marché mondial des enchères. Le record historique à 110,5m $ pour une œuvre de Basquiat « Untitled » (1982) vendue à New York en mai 2017 illustre le potentiel financier de l’Art Contemporain. « L’essor de ce segment, véritable moteur du marché de l’Art aujourd’hui, repose sur un cercle vertueux qui le rend omniprésent dans le paysage culturel » trouve-t-on dans le rapport sur Le Marché mondial de l’Art Contemporain fait par Artprice.

L’oeuvre la plus chère vendue aux enchères en France en 2017

Pour la seconde édition, Christie’s organisait à Paris une semaine de ventes aux enchères durant la FIAC, qui célébraient l’art d’après-guerre et contemporain. Celles-ci se sont soldé pour un total de 88,5 millions d’euros. La semaine débute d’abord par la vente de la sculpture « La Grande Femme II » d’Alberto Giacometti, adjugée à 25 millions d’euros, soit le prix le plus haut pour une œuvre sculptée vendue en France en 2017. 

 

La vente de la collection des époux Prat achève cette semaine d’enchères, totalisant près de 40 millions d’euros. À noter le résultat remarquable de « Jim Crow » de Basquiat, vendu 15 millions d’euros, prix le plus haut atteint pour un tableau vendu en 2017. Notons également un record pour le tableau de Jean Dubuffet « Les Versatiles » adjugé 5,5 millions d’euros.

record collection prat enchères Jim Crow Basquiat

JEAN-MICHEL BASQUIAT’S PAINTING JIM CROW vendu chez Christie’s 15 Millions €

Non loin de chez Christie’s, la maison de ventes Sotheby’s mettait aussi à l’honneur l’art contemporain, en proposant trois ventes, totalisant 21.5 millions €.

Aurélie Vandevoorde, directrice du département Art Impressionniste et Moderne de Sotheby’s :

« Les trois ventes que nous avons organisées pendant la FIAC se caractérisaient par la fraîcheur sur le marché des œuvres proposées, dont beaucoup étaient présentées en vente pour la première fois, ce qui a suscité le plus vif intérêt des collectionneurs. Je suis tout particulièrement heureuse du prix exceptionnel obtenu pour le tableau historique de Magritte, Le Toit du Monde, majeur pour comprendre l’évolution de l’artiste ensuite. »

L’enchère la plus haute de cette semaine chez Sotheby’s a récompensé une œuvre de René Magritte, Le Toit du monde, de 1926, disputée par cinq enchérisseurs jusqu’à 2.688.750 €. Cette composition fait partie du premier cycle des tableaux surréalistes du peintre belge. Présentée pour la première fois aux enchères, cette peinture énigmatique, dépourvue de toute figure humaine, est le premier tableau du peintre à employer l’image du système sanguin humain, une figure stylistique qui marquera certaines de ses plus emblématiques compositions des années à venir.

René Magritte, Le Toit du Monde, 1926

René Magritte, Le Toit du Monde, 1926 vendu chez Sotheby’s 2,7 millions €

Des records du monde aux enchères pendant la FIAC

Une collection d’art contemporain a été dispersée avec succès par la maison Digard Auction le 21 octobre à Drouot, totalisant 2 131 974 € (frais inclus), et en établissant un nouveau record du monde pour l’artiste Gérard SCHLOSSER (né en 1931) : la toile de 1970 intitulée « Il n’y a pas beaucoup de monde aujourd’hui » ayant atteint 136 500 €.

FIAC design charlotte perriand bureau design encheres artcurial

Charlotte Perriand, Important bureau dit « en forme », 1943/1944, structure en pin massif sculpté, adjugé 703 400 € chez Artcurial

Gérard SCHLOSSER enchères FIAC

Gérard SCHLOSSER (né en 1931). 1970 intitulée « Il n’y a pas beaucoup de monde aujourd’hui » vendue chez Digard Auction 136 500 €

Comme à son habitude désormais, Artcurial proposait une vente Design exceptionnelle  à l’occasion de la FIAC. Pour cette vente Charlotte for ever, une centaine d’enchérisseurs s’étaient inscrits pour livrer bataille sur seulement 20 lots. Artcurial établit le nouveau record du monde pour une œuvre de Charlotte Perriand vendue aux enchères : l’ important bureau dit « en forme », 1943/1944 adjugé 703 400 €.

Que faut-il acheter en 2018 ?

Jungle, terra incognita…, pour beaucoup l’art contemporain est difficile a saisir. « Qu’on soit petit ou gros collectionneur, qu’il s’agisse d’un passe-temps ou d’une occupation à plein temps, il faut savoir comment et où acheter. » Pour s’y retrouver dans l’Art Contemporain, Roxana Azimi, une des plus grande spécialiste française du marché de l’art, vient de publier un « le guide Hazan de l’art contemporain ». Son objectif ? Orienter l’acheteur indécis dans le domaine de l’art contemporain international.

Guide Hazan de l'art contemporain 2018

Le guide Hazan de l’art contemporain par Roxana Azimi -octobre 2017

Avec une sélection de 100 artistes contemporains, et de 50 galeries d’art majeures internationales, on voyage dans 10 villes à travers le monde : Paris, New-York, Berlin, Dubaï, Sao Paulo, Hong Kong, Cape Town, Madrid, Bruxelles,…

Ni exhaustif, ni confidentiel, il revendique une liberté de ton, arbitre subjectif du goût. La valeur marchande des artistes n’a jamais été un critère de sélection, même si le lecteur pourra toujours se faire une idée de la fourchette de prix des artistes sélectionnés au moyen de pictogrammes clairs insérés dans le guide. L’auteur a choisi des artistes dont le travail ne se limite pas aux installations tentaculaires destinées aux musées, privés ou publics, mais dont l’oeuvre s’exprime aussi dans des plus petits formats. Les collectionneurs chevronnés, rompus à l’art de bien acheter, s’y retrouveront, car sont également proposés des créateurs singuliers qui n’occupent pas toujours le devant de la scène médiatique. Enfin l’inventaire des artistes s’accompagne d’une cartographie des grandes villes qui comptent, pour accompagner le voyage symbolique et réel des amateurs dans la planète de l’art contemporain. 

À chaque artiste une ou plusieurs illustrations, une idée de sa cote, des repères biographiques et professionnels et une notice donnant l’avis de l’auteur. À chaque galerie ou centre d’art, une photo, des indications pratiques et un commentaire de Roxana Azimi placé sous l’illustration.